Un spectacle Contes & Guitare, ça se passe comment, en deux mots

Contes & Guitare: Rumelin en plein service

Ce vendredi 19 octobre, c’est la reprise de Contes & Guitare à la Toccata.

Comment se déroule notre spectacle ?

Vous prenez place dans le cadre chaleureux et intime de la Toccata, au son de quelques morceaux de musique, en guise de mise en bouche.

Vous avez l’occasion de prendre un verre, ou de commander quelque chose à manger , pourquoi pas une soupe, ou quelques Tapas (selon la carte de  la Toccata).

Vous recevez un véritable menu qui présente nos contes et morceaux de guitare. Tout est classé en sucré, salé, épicé, très épicé ou … mignardises, selon le parfum. Le conteur prend la commande, et vous êtes servis immédiatement, parfois le conte sera servi à votre table, en fonction des places disponibles (pas possible si on est sold-out).

Parfois le conte et la musique s’entremêlent. Parfois le conteur ou le musicien vous offrent une improvisation, un choix hors-menu, le surprise du chef, la petite attention du garçon de salle.

Nous avons gardé l’essentiel de ce qui a fait le succès de la formule:

  • un spectacle alternant des contes et de la guitare instrumentale
  • des contes et des morceaux choisis dans l’ordre établi par le public
  • une spectable dont le déroulement toujours inattendu
  • une proximité complice avec le public

Nous avons adapté un peu l’espace scénique et renouvelé les contes et les morceaux de musique.

Bon, ça fait plus que deux mots … mais au moins vous avez une idée 🙂

 

Changement de thème wordpress (… ou pas)

Les plus observateurs d’entre vous auront remarqué le changement de look du site … les moins observateurs aussi, vu que c’était tout de même assez flagrant.

le thème de test

Il s’agissait d’un test pour évaluer des pistes d’évolution du site, vers un design plus percutant. Pour recueillir des réactions, j’ai opté provisoirement pour un design qui serait en quelque sorte le négatif du design actuel:

  • sombre > clair,
  • sobre et classique > rock et punchy,
  • titres plus marqués

J’ai également ajouté des témoignages et des avis à propos de ma musique en colonne de gauche.

Sur base des commentaires, j’ai constaté que la couleur et un visuel plus dynamique sont des ajouts bienvenus. Les témoignages sont une bonne idée. Les titres plus marqués plaisent, mais le rendu globalement plus sombre est perçu comme moins plaisant et moins lisible, surtout en menu de droite, même si certains aiment le côté plus contrasté et rock’n’roll de l’ensemble.

Je vais revenir à l’ancien design (que j’avais pris la peine de traduire en français) et je vais essayer d’y appliquer par petites touches ce que cette expérience m’a enseigné. Mais adapter un template wordpress est une affaire délicate, cela prendra du temps. La première étape sera sans doute de rénover le bandeau en haut de la page pour quelque chose de moins classique.

Merci à tous ceux qui m’ont fait des commentaires (ici, ailleurs ou IRL).

 

Ce soir, je reprends les cours … avec des objectifs clairs …

Cours

Apprendre …

Cette année, pour les cours au centre culturel de Dison, je recentre les cours sur mes centres de gravité habituels.

J’ai une quinzaine d’élèves, répartis de manière pyramidale entre les niveaux, une dizaine de débutants, une poignée d’intermédiaires et quelques avancés.

> Pour les débutants:

  • mettre en place des fondations technique solides pour la main droite et la gauche
  • mettre en place une compréhension de la technique du picking (ou de l’accompagnement) et de ses spécificités
  • parcourir un éventail de styles des styles fondateurs (ragtime blues) aux plus contemporains (fingerstyle)
  • parcourir quelques notions pour comprendre l’articulation des accords sur la guitare et le lien avec une interprétation fluide et sans effort

>  Pour les cours intermédiaire et avancés, l’intention avec laquelle je définis ce cours est:

  • aborder des pièces dont la longueur et la qualité permettent de …
  • soulever la question de l’interprétation et de l’intention musicale.
  • aborder un peu de théorie sur base des exemples concrets présents dans les morceaux pour redéfinir et comprendre quelques fondamentaux de la pratique de l’instrument.
  • apprendre à créer, contrôler et projeter le son de l’instrument pour soutenir l’intention musicale et créer une dynamique.
  • appréhender la technique, non comme une fin en soi, mais comme unmoyen de parvenir aux objectifs mentionnés ci-dessus.

Pourquoi les organisateurs deviennent loueurs ?

Parlons en …

Reçu cet après-midi en réponse à mes démarches pour obtenir des concerts:

merci de l’intérêt que vous portez à notre structure mais la saison est plus que complète. Le conte en musique est une belle idée.
Pour 2013-14 nous ne proposerons plus que des locations, faute d’aide et de temps. Nous mettrons à disposition la salle avec un super équipement et un ingé son, mais les artistes s’occuperont de leur communication et de leurs réservations. Voici les tarifs à titre informatif.

 C’est loin d’être le premier organisateur à jeter l’éponge pour s’orienter vers la location. Indéniablement, nous assistons à une crise de l’offre et de la demande. Beaucoup de musiciens, peu de salles, et un public versatile qui dépensera des centaines d’euros pour un grand groupe et rechignera à payer 5 € pour les gars du coin (ou peut-être ce sont des gens différents, je serais curieux d’en lire plus sur les profils de public.

Les tarifs, tournant habituellement autour de 150 € modifient fondamentalement le paysage musical:

  • Sans les choix artistiques opérés par les salles, et en l’absence de concurrence, il n’est pas sur que la scène musicale globale soit tirée vers le haut en termes de qualité des concerts proposés. La concurrence ne porte plus que sur la volonté et la capacité de payer la location
  • il n’est plus question de jouer gratuitement ou pas, il s’agit de rentrer dans ses frais de location, c’est aussi une manière de responsabiliser les artistes par rapport à leur offre et leur promotion
  • Il reste des scènes ouvertes, mais elles sont prises d’assaut par des habitués ou transformées en JAM session ou il faut entrer dans un répertoire commun sans espace pour les compositions et le jeu en solo.

Des pistes de solution:

  • partager les frais et les risques entre organisateur et musicien
  • inventer un acteur tiers qui joue le rôle de courroie de transmission d’investissement entre le lieu et les artistes
  • créer des collectifs de musicien pour se partager des affiches et profiter de structures communes pour la promo
  • soulager des frais de Sabam notamment pour les créations originales (pour booster un peu la création face aux covers ?)
  • reconnaître et soutenir le rôle de création de tissu social (et économique) que jouent les salles dans la vie des quartiers ou des villes plutôt que de se focaliser sur les nuisances

Des avis ?