Excellente question que pose Olivier Pöumay, l’harmoniciste avec lequel j’ai joué en duo.
Ma réponse:
Excellente question que pose Olivier Pöumay, l’harmoniciste avec lequel j’ai joué en duo.
Ma réponse:
Elles arrivent les montres intelligentes ! Ils sont là les téléphones qui font tout sauf le café. Je lisais tout à l’heure un article sur les montres intelligentes qui permettent de consulter ses messages, téléphoner « en main libre » (en ayant sans doute l’air un peu ridicule et en étant souvent très grossier avec un entourage qui n’a pas besoin d’entendre nos conversations). Soit, soyons modernes …
Mais au milieu de l’article, j’ai tiqué sur la phrase:
L’écran de contrôle multimédia permet d’écouter la musique stockée sur le téléphone via un petit haut-parleur.
Chers fabricants de montres ou de téléphones, j’ai un mot à vous dire ! ! C’est une insulte grossière pour la musique ayant nécessité des centaines d’heure de travail dans cet environnement:
… que de passer sur ceci (et encore ceci est un très très grand modèle):
… un haut-parleur sans doute calibré pour faciliter la compréhension de la voix et manquant de basses, avec un spectre aigu tronqué et déformé. Ce genre de haut-parleur peut dépanner pour écouter une vidéo didactique sur un sujet, mais ne devrait jamais constituer un argument de vente pour écouter de la musique.
Pourquoi pousser les anciens multipistes à K7 au rebut, obliger le moindre musicien un peu sérieux à s’échiner à investir dans du matériel pour enregistrer, mixer, masteriser avec un niveau de qualité élevé (et malgré tout jugé à peine suffisant par le métier), pour ensuite en faire de la bouillie sonore.
C’est un peu comme se faire cuire un steack parfait, des frites dorées, une belle salade délicatement assaisonnée pour les passer au mixer et boire le tout à la paille.
Alors qu’on vante une éventuelle écoute au (bon) casque, passe encore, mais l’écoute de musique sur un haut parleur gadget miniaturisé, intégré dans un gadget miniaturisé … cessons l’imposture. Quel que soit le soin apporté à la fabrication du machin, le son est un mouvement de l’air qui nécessite de l’énergie pour se produire. Et vos trucs auront toujours de trop petit bras pour faire le boulot.
Arrêtons de casser nos oreilles (et accessoirement celle de nos voisins de transpire en commun).
Ne dites plus « de la musique », mais « ma musique ». Ne dites plus « entendre de la musique », mais « écouter ma musique ». Et écouter la musique qu’on aime, c’est aussi donner de l’amour à la musique qu’on écoute.
Réapprenons à écouter !
J’ai replongé avec plaisir dans la méthode à Dadi et la première méthode de guitare à Dadi. Si je devais recommander une méthode à des débutants, ils en feraient sans aucun doute partie.
Ces livres ne doivent pas leur succès au hasard mais au talent et à l’opiniâtreté de Marcel Dadi. Bien documentés et illustrés, les tablatures sont très complètes. Sont-ils incontournables ?
Débutant en guitare
Si quelqu’un souhaite débuter à la guitare avec la finalité de faire du picking, « ma première méthode de guitare » me semble parfait, car il distille dés les bases les bons éléments techniques nécessaire à la mise en place des fondements du picking en travaillant les arpèges et les accompagnements proposés.
Quelqu’un stagnant depuis longtemps sur les accords de première position sans arriver à décoller son jeu du fond de la poêle pourrait bénéficier aussi d’un coup de pouce à condition de remettre ses habitudes en jeu.
Les élèves modernes que nous sommes déplorerons l’absence de support audio ou vidéo.
Pour quelqu’un possédant une bonne base de jeu à la guitare et souhaitant se lancer dans le picking, la « méthode de guitare à Dadi » connue sous le nom de « méthode à Dadi » reste un choix très pertinent. Malgré certains recouvrements avec le livre précédant sur les aspects théoriques notamment, on plonge plus avant dans la technique spécifique du picking. Le bonus est que les tablatures sont qualitatives et très bien annotées, tant au niveau du rythme que des doigtés, ce qui est essentiel pour les premiers pas en autodidacte. Les éditions modernes devraient en prendre de la graine pour les tablatures. Bien sur je ne suis pas à même de juger de la qualité de la notation présentée, mais elle est également annotée et accompagnée … d’une tablature :).
Ici aussi, pas de CD, mais il est possible de trouver des vidéos ou d’anciens enregistrements des morceaux proposés.
Débutant ambitieux et niveau intermédiaire en picking
J’ai commandé également un livre qui m’était inconnu, la guitare acoustique et électroacoustique de Marcel Dadi chez Paul Beuscher. Après l’introduction technique et théorique et l’explication des conventions et notations utilisées, on plonge dans une série de morceau de répertoire parfaitement annotés qui permettront de mettre en place un solide répertoire de jeu, entre intermédiaire et avancé. Bien sur, c’est du picking en basse alternée, traditionnel et de bonnes factures. Ce livre s’inscrit dans la logique d’apprendre à marcher avant de courir, car celui qui maîtrise les morceaux proposés aura les outils pour aborder les œuvres modernes. Il sera d’autant plus à l’aise que la propreté des annotations lui aura permis d’acquérir une expérience du déchiffrage bien utile pour affronter les publications récentes parfois moins soignées.
Bonus non négligeable, il est accompagné d’un CD qui permet de travailler les morceaux proposés, là où les autres livres feront appel à d’anciens enregistrement ou à des vidéos à dénicher soi-même sur le net.
Un autre livre que je conseillerais plus volontiers « à rebours », est le Acoustic Guitar Bible de Eric Roche, « à rebours » c’est à dire pour un guitariste intermédiaire souhaitant revoir ses bases (et son anglais).
Bien sur, de l’eau a coulé sous les ponts, il doit exister des tas de chouettes méthodes là dehors qui n’attendent que vous – si vous en connaissez des recommandables, les commentaires sont là pour en parler. Mais se replonger dans les bases avec les pères fondateurs a du sens dans la démarche d’un musicien.
Pickez bien !