La présence web et les agendas des organisateurs

davanloQuand on entre le nom d’un artiste dans un moteur de recherche, les résultats pour les sites webs, mais aussi ceux pour les images et les vidéos devraient donner une idée de ce que il fait, d’un seul coup d’œil.

Il en va de même sur les réseaux sociaux. Un travail d’image et de notoriété porté par les artistes, mais aussi par ceux qui les engagent.

Si vous tapez « Jacques Stotzem » dans Google, vous verrez son site officiel dans les premiers résultats, et des images de lui, guitare à la main. En cliquant sur « images », vous constaterez qu’il donne de nombreux concerts un peu partout et qu’il a quelques CD à son actif. Les résultats pour les vidéos sont aussi parlant.

Si on vous trouve, on doit comprendre ce que vous êtes et ce que vous faites. Idéalement, on doit également pouvoir vous trouver dans les premiers résultats des moteurs de recherche en recherchant par des mots clefs relatifs à votre activité. Attention au clash entre votre personne et votre projet artistique si vous n’avez pas de nom de scène, et surtout si vous en avez un.

Il doit également être possible de trouver dans un seul endroit centralisé des infos sur ce que vous faites (biographie), comment vous le faites (extraits audio et vidéo) et surtout quand (agenda). Vos profils de réseaux sociaux servent de relais vers cet endroit. Aucun ne remplace l’autre, et l’existence d’un site statique (non, ce n’est pas old-school) garantit une certaine masse critique à votre présence passée et future. Certains outils conviennent bien à l’interaction informelle quotidienne, d’autres servent à la construction de votre présence et de votre image sur le web. Vos archives de photos, de vidéos, votre agenda et votre biographie ne sont pas servies au mieux par Facebook, ou Twitter, par exemple. Une certaine forme de redondance et d’ubiquité sont un plus, même si il est indispensable d’adapter la forme de la communication à son média.

Tout ceci est connu et bien exploité par les artistes en général.

Pour un organisateur, faire la promotion d’un événement et d’un artiste, c’est très certainement mettre une affiche chez une amie pharmacienne, dans l’entrée du centre culturel et du hall omnisport, mais pourquoi avoir fait un site internet moderne et accessible, si c’est pour en négliger l’agenda ? 

Je suis étonné parfois d’être contacté par le public pour des événement auxquels j’ai participé, juste pour savoir si l’édition de cette année aura lieu ou pour avoir des informations pratiques. Je m’énerve parfois de voir les organisateurs omettre de tenir leurs pages et leurs agendas à jour pour des événement auxquels je contribue sur scène, ou dans la salle.

Il est essentiel non seulement de mettre l’événement dans les divers agendas culturels comme quefaire.be (je m’en charge, en général), mais aussi sur les sites officiels liés aux organisateurs.

Souvent ce sont les organisateurs institutionnels qui négligent ce point. Un exemple frappant est que la plupart des communes ont un site en « .be » dont l’agenda culturel ne reprend que le strict minimum des grands événements. Peut-être que certains craignent que trop d’événements « mineurs » nuiraient à la visibilité des grandes dates (sans doute parce que les gens vont oublier la date de la procession traditionnelle annuelle ou de la messe de minuit ?). Parfois les connaissances techniques manquent pour la mise à jour. Parfois il s’agit d’un désintérêt pour la chose, parce qu’il y a peu de visiteurs sur le site et peu de retours par rapport à ces publications.

Au-delà de la problématique de l’absence des informations pratiques: horaire, adresse, contact pour les réservations, il existe un processus bénéfique pour tous mais méconnu : la présence de l’annonce d’un événement sur un site avec un lien vers le site de l’artiste augmente à la fois la visibilité de l’agenda en question et celle de l’artiste. Durablement, au-delà du simple événement mentionné. Pas à pas, date par date, la visibilité et la crédibilité de l’un et l’autre se construisent. Je vous épargne la métaphore sur les grains de sables ou les rivières qui font les océans.

En résumé: la dynamique et la masse critique d’un agenda bien rempli garantissent l’attention du public et la réussite des événements sur le court terme, mais aussi sur le long terme, à la fois pour l’organisateur et pour l’artiste. 

Contes et guitare: rendez-vous exceptionnel ce vendredi à Lierneux

Pieter_Bruegel_the_Elder-_The_Seven_Deadly_Sins_or_the_Seven_Vices_-_PrideCe vendredi, j’ai la joie de retrouver mon ami le conteur Rumelin pour une trop rare occasion. Un Conte et guitare autour des sept péchés capitaux.

Ce sera même plus qu’un contes et guitare, puisque mon ukulélé sera du voyage.Chaque péché sera illustré en conte et en musique.

 

Rendez-vous à la librairie communale de Lierneux vers 19h30.

 

Lundi c’est la journée internationale de la marinière …

Ok, je l’admets, tous les prétextes sont bons pour ressortir mes vidéos de Ukulele. Mais lundi sortez votre marinière et postez vos photos avec le hashtag #MariniereDay.

Améliorer son processus d’apprentissage de la guitare

Jouer toujours plus ...

Jouer toujours plus …

Nous passons beaucoup de temps à essayer d’améliorer notre jeu de guitare, et pas assez de temps à améliorer notre technique d’apprentissage.

Régulièrement, la question du nombre de morceaux à voir dans les cours se pose. Faut-il voir un seul morceau et le polir jusqu’à la nausée, ou panacher le répertoire pour donner du corps, du choix et de la diversité ?

Pour moi, panacher les morceaux est indispensable.

Un des mythes les plus fréquents sur l’apprentissage est basé sur trois idées fausses selon lesquelles:

  1. il faut se focaliser sur une seule tâche à la fois,
  2. le plus longtemps possible,
  3. la répéter sans interruption.

Ces idées reposent sur la manière dont nous percevons le rapport entre nos efforts et nos progrès.

Un gros effort « doit » être payant, et en pratiquant un seul morceau ou une difficulté technique en boucle, longtemps, nous sentons littéralement la progression.

Malheureusement, ce type d’apprentissage qui semble rapidement payant se repose sur la mémoire à court terme et est sans effet sur le long-terme. Le fait de se focaliser sur une seule difficulté ne développe pas des compétences transposables à d’autres contextes. Car apprendre c’est aussi pouvoir utiliser les compétences nouvellement acquises dans le futur (le contrôle), et dans de nouveaux contextes (la maîtrise).

Mais comme la gratification différée sur le long-terme est une chose difficile à concevoir pour l’être humain, tout le monde aura tendance naturellement à privilégier un système d’apprentissage plus intuitivement gratifiant.

Comment opter pour des progrès plus lents, mais plus durables ?

– Espacer les séances de travail

Jouer une demi-heure tous les deux jours sera plus profitable que de jouer trois heures un seul jour par semaine. A chaque nouvelle séance, vous consolidez le passage entre l’apprentissage à court terme et le long terme. De quoi donner plus de contrôle.

– Alterner le contenu des séances de travail

Lorsqu’on alterne le contenu des séances de travail, on ressent une progression plus lente que lors des efforts monolithiques soutenus. Pourtant, là aussi, vous consolidez votre apprentissage dans un processus de mémorisation à long-terme qui favorise le contrôle et la maîtrise.

– Varier le contexte d’un même problème lors des séances de travail

Pour améliorer la pratique dans l’ensemble, vous devez travailler la même difficulté technique dans des contextes différents. Cela permet d’appréhender au mieux tous les paramètres qui constituent cette difficulté. Travailler la rythmique ou les doigtes de plusieurs passages de morceaux différents qui présentent des difficultés semblables. Cela vous donne la véritable maîtrise, qui sera transposable dans d’autres contextes.

Alors, au(x) boulot(s) !