Chers amis musiciens, faites une page facebook, pas un profil !

Facebook

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Quand je rencontre un musicien intéressant et que je souhaite avoir une relation professionnelle (disons musicale) avec lui, souvent je me rends compte qu’il a créé un profil Facebook et pas de fan page.

C’est toujours une déception pour moi.

Je voudrais simplement m’abonner spécifiquement à son actualité de musicien sans être ami sur Facebook avec lui. Bien sûr, certaines personnes sont des amis et des relations professionnelles, et je m’empresse de les ajouter ET de m’abonner à leur page.

Avant toute chose, sachez qu’utiliser un profil pour une activité dont vous faites la promotion va à l’encontre des règles d’utilisation de Facebook.

Certes, il y a certains avantages à utiliser son profil : un contact plus humain pour commenter et interagir et la possibilité de faire grandir sa page en invitant des nouveaux amis via les amis que vous avez en commun. Mais, outre le fait que c’est contraire aux bonnes pratiques et au règlement de Facebook, les désavantages sont prégnants :

  • c’est perçu comme de l’amateurisme dans certains cercles
  • il n’y a pas de séparation nette entre votre personne et votre activité (Note : ouvrir plusieurs profils est également contraire aux règles de Facebook) – soit vous ne parlez que de votre activité, soit vous devez créer et gérer des listes pour diffuser au mieux vos contenus
  • vous devez devenir ami et accepter comme ami les personnes qui veulent vous suivre
  • vous devrez vous demander si vos fans vous aiment assez pour apprécier vos opinions politiques ou vos photos de vacances et de beuverie et les photos de classe
  • a contrario, vos amis n’apprécient pas forcément votre musique
  • Facebook est un merveilleux outil pour retrouver des amis et entretenir les relations amicales, pourquoi se priver de cet aspect, dès lors qu’il devient le canal dédié à votre activité
  • il y a de nombreux champs d’information complètement hors-sujet (que les gens remplissent souvent avec n’importe quoi, ce qui renforce l’idée de l’amateurisme).
  • il y a une limite de 5000 amis maximum

Les avantages des fan pages sont :

  • c’est la manière correcte et attendue de se présenter professionnellement sur Facebook
  • vous pouvez avoir plusieurs activités distinctes
  • vous allez pouvoir gérer les critiques envers votre personne et votre activité posément
  • accès aux possibilités de publicité payante
  • accès à des statistiques pour votre page
  • accès à des applications spécialisées pour les pros
  • possibilité de lier votre page Facebook avec votre site ou votre blog

Le principal désavantage étant qu’à cause des restrictions imposées par Facebook, il n’est pas possible d’interagir directement et naturellement avec les fans.

Notez qu’il est possible de transformer un profil en fan page (mais sans pouvoir y importer vos amis – Facebook veille) Mais s’il y a un progrès à attendre sur les outils de promotion de la part de Facebook, c’est de ce côté que ça se produira, et pas sur les profils personnels.

Une guitare (vintage) avec effets intégrés …

EasyTone switching for your guitar

Note: Je suis tombé sur ce monstre il y a quelques jours, j’ai sauvé l’image mais oublié de noter la source.

Pendant ce temps, au laboratoire de musique …

Je suis passé rendre visite à Olivier Poumay et Juan Campos. Ma caméra les a surpris en plein travail sur leur nouveau projet musical. J’ai eu l’impression de pénétrer dans un laboratoire … ou un atelier. Un endroit où la musique se façonne à la main, en taillant dans la matière sonore, en ponçant, en limant les aspérités, mais en gardant assez de rugosité dans le beau pour interroger nos sens.

De l’harmonica, des percussions, des effets … et une approche désinhibée de la musique qui les pousse à ouvrir toutes les portes qui se présentent. Derrière chacune de ces portes on trouve de tout, du classique, des airs populaires et de l’interaction avec des sons naturels.

Olivier partage régulièrement la scène avec moi pour notre projet de duo guitare-harmonica.

La grande claque et la grande classe: Jacques Stotzem aux Francos 2014

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Après avoir assisté vendredi aux concerts de M, Julien Doré et Hooverphonic sur la grande scène Pierre Rapsat, me voilà en route pour Spa pour un autre concert : Jacques Stotzem en concert au théâtre des découvertes ce lundi 21, jour de la fête nationale.

Il pleut des cordes. En traversant la ville, je croise d’étranges créatures errantes ou assises de-ci de-là, réfugiées à deux ou trois sous des ponchos en plastique. Ces grands sacs à proximité des guinguettes parfois désertées me donnent vaguement l’impression que le ramassage des poubelles n’a pas encore eu lieu.

Il y a une indéniable ambiance de fin de festival… les gens ont l’air fatigués sous la drache. Je suis donc un peu surpris de voir autant de monde massé à l’entrée du théâtre de Spa pour l’un des derniers concerts de la dernière soirée du festival. Autre sujet d’étonnement, je ne connais personne. J’ai connu (attention : voici la minute du vieux fan) l’époque où je connaissais le prénom des deux tiers des personnes venues assister à un concert de Jacques. C’était le bon temps ? Non, c’était l’époque où ce grand maître de la guitare n’avait pas le succès qu’il méritait et ne touchait qu’un public étroit de guitaristes belges avertis. Le comble est qu’avec mes lunettes embuées et le contre-jour en entrant dans la salle, je manque ne pas reconnaître la seule connaissance qui me salue !

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Après avoir patienté dans l’entrée pendant la rapide balance son, en regrettant qu’il n’y ait pas de bar pour une petite bière, direction le premier rang de la salle. J’aime bien voir et entendre l’élégant jeu de Jacques.

Dès les premiers mots, le ton enjoué de la voix ne trompe pas. Jacques est ravi d’être là, ce qu’il confirme avec les premières notes de guitare. Malgré une balance rapide, le son est bon, équilibré et pas trop fort. Les moindres nuances sont présentes, on l’entendrait presque respirer cette Martin OMC JS Signature. Quelle claque ! Quelle classe !

Le son est tellement magique que je regrette, pendant l’une ou l’autre balade, que mon voisin interrompe ma rêverie avec les bips-bips de son autofocus et les *SHLAFF* de son déclencheur. Ça fait un moment que je n’avais pas entendu un déclencheur aussi bruyant. Pourtant si j’en crois le nombre de prises de vues par minute, ça doit être du numérique. Les deux photographes qui officient sur le devant de la scène sont bien plus discrets.

Personnellement, je n’ai pris que mon smartphone pour prendre quelques images souvenir, et tant pis pour les absents.

Le programme de la soirée oscille entre les compositions qui ne quittent plus le répertoire de Jacques et des extraits des albums Catch the Spirit I et II. Catch the Spirit – capter l’âme – c’est exactement ce que Jacques parvient à faire avec son jeu à la fois diaboliquement efficace et divinement subtil. Le public est charmé et enthousiaste, et chaque morceau est salué d’une salve d’applaudissements mérités.

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Assis dans la salle, je me dis que cet homme seul avec une guitare a enfin le succès qu’il mérite dans son pays d’origine. En restant lui-même, jusque dans la moindre note des morceaux de rock classique qu’il affectionne et s’approprie. Son plaisir et son envie de jouer sont palpables. Débordé de travail, entre la promotion, les tournées de concert et la composition, Jacques est debout sur une scène, devant un public enthousiaste. Il est content, heureux, presque ému et on sent que la vie qu’il aime est là, contenue dans cet instant précis.

Le concert se termine bien trop vite. Le public a encore faim … 3 rappels, 3 standing ovations méritées. Il nous offre même une nouvelle composition, une balade magique où chaque variation amène une nouvelle couleur, un nouveau ravissement.

Infatigable, Jacques replie son matos, puis court (littéralement) donner une interview à Classic21 pour y jouer encore, un morceau en direct … et une version bluesy de la Brabançonne, fête nationale oblige.