Saturation à bandes, Waves J37

La chaleur que tout le monde recherche dans sa quête de la quintessence du son vient en partie de la saturation des enregistreurs à bandes. Cette saturation à bandes revient à la mode, tant chez les pros que chez les amateurs. Tout le monde est à la recherche d’une authenticité empreinte de nostalgie pour approcher le son des plus grands.

Qu’est que la saturation à bandes ?

Enregistreur à Bandes J37 - Abbey Road

Enregistreur à Bandes J37 – Abbey Road

A l’époque des enregistreurs à bandes, chaque instrument est enregistré sur une bande. Ensuite la piste est mixée à travers différents effets analogiques avant d’être réenregistré sur une bande. Pour le mix final, chaque son est passé par plusieurs étapes d’enregistrement, de bande à bande. A chaque passage, des petits défauts s’accumulent. Ces défauts résultent d’une vitesse de bande irrégulière, de l’accumulation de poussière et de l’usure des mécanismes.

Des minuscules changements de fréquences apparaissent. Ces défauts sont catalogués: à moins de 0.1 Hz défini comme Drift, de 0,1 Hz à 10 Hz appelé Wow, 10 Hz à 100 Hz connu sous le nom de Flutter et 1 kHz à 5 kHz baptisé Scrape Flutter.

Les ingénieurs ont lutté contre ces défauts qui sont devenus quasi imperceptibles dans les années 80. Néanmoins, à cause de la succession de cycles d’enregistrement des pistes, en touches successives, ces défauts apposaient une subtile empreinte sur les mix finaux.

Certaines comparent cette empreinte avec une vitre placée devant un téléviseur. Vous ne la voyez pas, mais la lumière qui atteint vos yeux est légèrement différente. Si quelqu’un retire la vitre, vous ne saurez pas ce qui a changé, mais vous préférerez la vision d’avant parce que vous y êtes habitué. Voilà ce qu’est la saturation à bandes. D’autres la comparent avec le grain agréable des négatifs photos argentiques.

Que cette saturation à bandes soit désirable ou non reste une question de goût. Selon votre style de musique et les générations d’auditeurs, cet effet sera apprécié ou non. Les amateurs d’enregistrements des années 60-80 en seront friands, tandis que les jeunes générations écoutant de la musique électro au son clair et net pourraient ne pas l’apprécier.

Simuler la saturation à bandes

De nos jours, il es possible de réaliser un enregistrement quasi parfait. Tellement parfait qu’il peut sembler froid et synthétique. La distortion harmonique, à peine perceptible, ajoute de la profondeur et une élégante sophistication à la musique.

Le matériel analogique permettant d’obtenir « naturellement » ce désirable défaut étant tout à la fois hors de prix, introuvable, couteux à entretenir, encombrant, peu fiable et peu pratique à utiliser, les développeurs de plugins ont crée des algorithmes qui simulent cet effet. En pratique, ces effets ajoutent une dose contrôlée de distortion sur les harmoniques.

La saturation à bandes chez Waves : le plugin Waves J37

Saturation à bandes : J37 Tape Saturation Plugin | Waves

Saturation à bandes : J37 Tape Saturation Plugin | Waves

Chez Waves, on ne pouvait manquer de fournir un plugin promettant de retrouver la patine des enregistrements des plus grands. Il existe un plugin plus ancien, le Kramer Master tape et le J37 Tape saturation plugin. Des versions d’essais sont proposées, n’hésitez pas à les comparer.

Waves a décidé d’user de son partenariat avec les mythiques studio Abbey Road pour modéliser le plugin J37. Il est modélisé d’après un enregistreur à bandes ayant servi notamment pour le célèbre Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles, pour lequel Georges Martin a usé et abusé des cycles successifs d’enregistrements, donnant un grain très reconnaissable au son de cet album.

La première chose qui frappe avec ce plugin, c’est la beauté de l’interface. Mais on peut regretter que la partie supérieure, avec sa superbe animation de bande qui tourne ne serve à rien, tandis que les contrôles sont un peu « entassés » en bas de l’écran avec des boutons minuscules.

Les paramètres et les contrôles.

Les 3 premiers boutons sont consacrés au choix de la bande simulée. Comme à la grande époque des cassettes audio, la formule du composant ferromagnétique déposés sur la bande influence la signature fréquentielle de l’enregistrement. En caricaturant un peu, on est face à une machine à remonter dans le temps. La formule de bande 888 dans les années 60, la formule 811 dans les années 60 à 70 et la 815, la plus claire, dans les années 70. La 888 aura plus de grain, la 811 aura un meilleur rendu des hautes fréquences que la 888 et la 815 sera la plus fidèle dans les hautes fréquences.

La simulation de vitesse de la bande offre les réglages 7.5 ips et 15 ips. Le premier conviendra aux sons riches en basse fréquences (guitare basse, grosse caisse, guitares électriques), tandis que le second sera préféré pour les instruments se situant dans un registre aigu (voix, guitares acoustiques, cordes).

Tout se passe au niveau du gain !

Ensuite vient le réglage le plus important, le gain. C’est le contrôle du gain qui vous permettra de doser l’effet de saturation. Le niveau de sortie peut être lié au niveau d’entrée pour conserver à tout moment un niveau de sortie constant. Waves insiste sur le niveau du signal venant de votre chaine sonore qui doit être compris entre -3 et 0 VU pour un meilleur résultat.

Le réglage suivant, le BIAS permet de simuler l’excitation électrique appliquée aux composants ferromagnétiques de la bande. Ce réglage influencera le profil fréquentiel de l’enregistrement en simulant la sensibilité spécifique de la bande en fonction du courant appliqué. Vous n’avez rien compris ? Appuyez sur les boutons et utilisez vos oreilles.

La dernière section envoie le son dans un Delay à bande qui est vraiment très sympa musicalement

A l’étage en dessous, vous aurez la possibilité de choisir si vous émulez les défauts spécifiques des différentes pistes de l’enregistreur 4 pistes original. Le mode 2+3 simule la diaphonie (repisse) entre les pistes ce qui élargit légèrement le son.

Ensuite vous pourrez jouer des défauts de l’enregistreur, en allant du son clair à des effets destructifs et psychédéliques. C’est le petit coin destiné à votre créativité sonore. Si la distortion vous semble trop légère, il est possible d’en ajouter.

Une section VU mètres vous permet de garder les niveaux in et out sous contrôle

Le Delay à bandes

Le Dealy propose 3 modes Slap, Feedback ou Ping-pong. Étrangement, le niveau et le temps de Delay sont réglables à l’étage supérieur tandis que le type de Delay se sélectionne à l’étage inférieur.

Juste derrière vous pouvez sélectionner le type de Delay et la place du plugin de delay dans le mix, en insert ou en send/return. Un filtre passe-haut et un filtre passe-bas complètent le tableau de commande du Delay.

Ma conclusion

Je l’ai testé sur quelques prises sonores et je trouve le rendu plaisant et crédible, tant qu’on reste raisonnable. Avec un plugin de saturation à bandes, il est possible de faire un peu de bien au son, mais aussi beaucoup de mal. Le bien sera difficile à doser, le mal sera à portée de preset.

L’interface est jolie, mais une fois passé le moment du « Oooooh ! » admiratif, on regrettera les boutons minuscules et l’animation qui ne sert à rien. D’autres éditeurs sont bien plus sobres dans leur design d’interface.

On peut l’utiliser sur chaque piste ou sur la sortie bus uniquement selon qu’on cherche à émuler le traitement analogique dans son entièreté ou juste donner un peu de colle et de vie à un mix. Il pourra aussi être utilisé comme un effet créatif sur une piste unique dans un mix.

De manière générale, ce genre de plugins est à utiliser soit prudemment, en mode « quand on l’entend, on le diminue encore un peu », soit « à fond les ballons » pour explorer la distortion et le delay à bandes comme un effet. Certains ne jurent que par ce son, d’autre trouvent cette course au son vintage un peu vaine.

Dans tous les cas, comme pour tous les plugins Waves, ne payez jamais le prix plein, profitez des promos.

Les jeunes guitares, un challenge à l’IFAPME

Pour la seconde fois, un concert clôt l’année de la section lutherie de l’IFAPME de Limal (Wavre). Les instruments sont jugés sur les aspects techniques, et le savoir-faire des élèves est évalué par un jury. Mais l’étape ultime est de mettre ces jeunes guitares dans les mains de musiciens expérimentés. Un instrument ne prend vie que lorsqu’il est animé de notes. Même si cette étape n’est pas notée, sans ce baptême où on les baigne dans la musique, les guitares ne seraient que des meubles étranges.

Concert à l'IFAPME de Limal

Concert à l’IFAPME de Limal – édition 2016

Jeunes guitares deviendront grandes

Concert IFAPME (LIMAL) 24/06/2016

Concert IFAPME (LIMAL) 24/06/2016

Le futur idéal de ces élèves sera de concevoir des guitares que d’autres porteront sur scène et qu’ils signeront de leur nom. Hors du monde des collectionneurs il est peu probable que des guitares construites à la main, au budget conséquent (et justifié) ne trouvent acquéreur chez des amateurs. Les attentes en termes de qualité et de maniabilité sont élevées chez les pros. La prise en main du résultat de leur travail est également un indicateur de leur talent à réparer et régler un instrument, une activité qui constituera un pan important de leur future activité.

 

Le défi du musicien

IFAPME Limal : les jeunes guitares

Concert à l’IFAPME de Limal : les jeunes guitares

Quatre musiciens ont relevé le défi de mettre de la musique sur ces jeunes guitares : Nicolas Gaul, Paolo Loveri, Guy Raiff et moi-même, survivant de la session précédente. Les jeunes guitares nous ont été présentées lors d’une visite la semaine précédant le concert. Il faut évaluer du regard, tester les instruments et choisir celle qui nous emmènera sur scène pour quelques morceaux. Ces jeunes guitares qui sentent encore le bois brut et le vernis sont un challenge. La guitare est un instrument exigeant, tant pour sa fabrication que son maniement, le choix se joue sur des détails.

Pour un musicien qui a pris ses habitudes de travail sur un instrument, changer d’outil ne se fait pas simplement. Il y a des choix que nous n’aurions pas faits (question de goût, de style ou d’habitude). Il y a des petites ou grandes erreurs de jeunesse, des réglages à discuter. Certains de ces réglages peuvent être adaptés, d’autres sont inscrits dans les choix de conception de l’instrument et ne pourront plus être modifiés ou prendraient trop de temps.

L’exercice est enrichissant pour moi, car il me confronte à mes choix en termes d’instruments. Je me suis reposé sur les choix d’un « certain » Jacques Stotzem pour définir l’instrument qui conviendrait à mon style de jeu. Sortir des sentiers battus me permet d’infirmer ou de confirmer mes convictions en matière de guitares.

Soundcheck

En arrivant sur place, le soundcheck est déjà bien avancé. Paolo Loveri est aux commandes, l’expérience parle et tout me semble prendre une tournure satisfaisante. Guy Raiff prend la suite avec une archtop acoustique, puis une amplifiée.

Concert à l'IFAPME de Limal : le soundcheck

Concert à l’IFAPME de Limal : le soundcheck

Concert à l'IFAPME de Limal

Concert à l’IFAPME de Limal

Pour ma part, je teste la hauteur des différents tabourets. C’est peut-être un détail pour vous, mais je joue de la guitare debout. Je redécouvre la guitare sur laquelle j’ai choisi de jouer. Elle s’est encore améliorée. Des cordes neuves, d’un tirant qui me plait, et des ajustements font que le miracle attendu s’est produit.

 

Manuel Wilmot finalise le programme de la soirée qui se compose de passages solos entrecoupés de duos. Il faut bien noter le va-et-vient des musiciens et des instruments pour que la soirée soit fluide. Dans l’espace réservé aux musiciens une assiette d’hors-d’oeuvres nous attend et le bar nous est ouvert.

Le concert

Le concert démarre sur une histoire de famille, Guy Raiff démarre sur une archtop bâtie… par son neveu. Il est rejoint par Paolo Loveri pour une session d’impro à quatre mains.

Concert à l'IFAPME de Limal

Concert à l’IFAPME de Limal

Je ne joue que dans le second set, ce qui me laisse le loisir d’écouter mes collègues. Leur aisance dans l’improvisation sur des standards de Jazz m’impressionne. J’en profite pour prendre des photos en prévision de mon traditionnel compte-rendu. Dommage que ma Lovely Roadie ne soit pas là, je devrai attendre qu’on m’envoie des photos de mon passage pour pouvoir publier mon billet.

J’hésite encore sur ce que je vais jouer. Je suis tiraillé entre l’envie de faire groover un morceau un peu plus technique et rapide, ou essayer de tirer un maximum de musicalité d’une de ces jeunes guitares avec une balade. Les deux exercices exigent de la précision, mais dans une ballade minimaliste l’erreur gâche durablement le moment d’apesanteur.

Ensuite Paolo joue en solo, avant d’être rejoint par Nicolas Gaul pour un dernier duo avant la pause.

Concert à l'IFAPME de Limal : Paolo Loveri et Nicolas Gaul

Concert à l’IFAPME de Limal : Paolo Loveri et Nicolas Gaul

Second set, mon passage sur scène

Nicolas reprend en solo au début du second set avec une belle archtop au son profond et chaud.

Concert à l'IFAPME de Limal : Nicolas Gaul

Concert à l’IFAPME de Limal : Nicolas Gaul

Je le rejoins pour jouer deux duos. Manuel Wilmots me présente comme « le Mac Gyver » de la guitare, je suis étonné, sans doute parce que j’aime les gadgets, mais aussi parce que l’année passée j’étais passé sans sourciller du ukulélé fabriqué par un élève à la guitare d’un autre dans le même set. C’est qu’il faut adapter son jeu rapidement à ces jeunes guitares, surtout si on en change en cours de concert.

Notre duo débute par un arrangement made in Jacques Stotzem de « Saint James Infarmery » sur lequel Nicolas pose une seconde guitare, suivi de « Come together ». Carré, efficace comme j’aime, malgré une unique répétition la veille. Dans la fièvre de l’instant, j’en oublie de reprendre une fois un thème, mais Nicolas en a vu d’autres.
Après deux rugueux blues en duo, la tentation de la ballade en solo l’emporte. Après tout, c’est ce que je préfère. Ces moments impressionnistes sont ma signature.

Concert IFAPME (LIMAL) 24/06/2016

Concert IFAPME (LIMAL) 24/06/2016

Nous terminons tous ensemble sur scène pour « All of Me ». Avec mon trop maigre répertoire de grilles standard, c’est un peu le seul choix possible pour moi. Malgré mon inexpérience dans cet exercice, je passe un bon moment.

Concert IFAPME (LIMAL) 24/06/2016

Concert IFAPME (LIMAL) 24/06/2016

Le public semble apprécier également et demande un rappel… qui se fera à trois. Ce n’est qu’une fois le concert terminé que je me dis que nous aurions pu jouer « Sweet Georgia Brown ». Trop tard.

Concert à l'IFAPME de Limal

Concert à l’IFAPME de Limal

L’après-concert.

Visiblement ma ballade a marqué l’une ou l’autre personne dans le public, ça fait plaisir. L’égo est un moteur nécessaire qu’il convient de nourrir, et de garder sous contrôle. Mais je garde toujours à l’esprit que ceux qui n’ont pas aimé ne viendront pas me le dire.

Je profite de la suite de la soirée pour voir ce que deviennent certains élèves de l’an passé. Une petite exposition leur est consacrée en face du bar. Patiemment ils tracent leur route en direction du but ultime : avoir leur propre atelier de lutherie.

Concert à l'IFAPME de Limal

Concert à l’IFAPME de Limal

Je savoure deux bières, puis il est temps de reprendre la route vers la maison. Sur le trajet je me dis que les collaborations sont toujours positives et m’aident à grandir. Je suis persuadé qu’il y a des registres musicaux qu’il me faudrait aborder pour évoluer et élargir mes horizons.

Il ne me reste plus qu’à attendre les éventuelles photos de ma prestation qui feraient surface pour les ajouter à mes albums souvenirs de concert.

Comme toujours en musique, le meilleur est toujours entre le présent et les moments à venir. Je m’en vais bosser sur les éventuelles collaborations futures, et doper mon répertoire de duos potentiels et mon vocabulaire de duettiste.

Visite à la section lutherie de l’IFAPME

On ne peut pas vraiment parler d’habitude puisque c’est seulement ma seconde visite à la section lutherie de l’IFAPME (Limal – Wavre), mais on y est tellement bien accueilli qu’on se sent rapidement chez soi.

Visite à l'IFAPME (9)Retour sur la « scène du crime »

L’année passée, j’avais rendu visite à la toute première promotion d’élèves diplômés de la section lutherie (lire mon compte-rendu ici).

Il y avait des Ukulélés à découvrir et des guitares. Cette année, les élèves de la seconde promo ont fait leur classe en construisant des guitares folk petit format. Quelques archtops, une classique et une guitare romantique. Si il m’était donné de choisir une guitare à construire, c’est évidemment vers une folk petit format que je me tournerais spontanément.

Le but de ma visite est évidemment de découvrir le travail des élèves, la salle où se tiendra le concert de vendredi, mais aussi et surtout de choisir l’instrument sur lequel je vais jouer pour ce concert.

Le choix des instruments

Sur place, je retrouve Nicolas Gaul, Guy Raiff, Paolo Loveri qui seront sur scène ce vendredi.

Les élèves sont encore en examen et les guitares arrivent au compte-gouttes. Les instruments sont encore tout frais, sentent la colle et le bois et il reste des petits ajustements à faire de ci de là, mais l’essentiel est en place.

la section lutherie de l'IFAPME

la section lutherie de l’IFAPME

Les amateurs de Jazz testent les archtops, Nicolas Gaul qui joue également du classique s’approprie une élégante guitare romantique.

section lutherie de l'IFAPME

section lutherie de l’IFAPME

Le fingerpicker solitaire que je suis se sent toujours un peu incomplet dans les assemblées de guitaristes. Dans ma pratique d’ermite, je n’ai guère développé l’impro sur les standards avec lesquels les autres jonglent avec tant d’aisance. Je devrais définitivement consacrer plus de temps à cet aspect de la musique

 la section lutherie de l'IFAPME

la section lutherie de l’IFAPME

Reste à discuter de détails pas du tout anodins comme le choix des cordes. Parfois il faut faire un compromis puisque nous serons plusieurs à jouer sur la même guitare.

Le projet Music Fund soutenu par la section lutherie de l’IFAPME

J’en profite pour faire un tour dans l’atelier. Dans le coin des instruments attendant leur réparation. L’IFAPME participe aux projet Music Fund, qui répare et reconditionne des instruments de musique pour les envoyer dans les zones en conflit ou en développement pour permettre le maintien et le développement d’activités musicales.

A vendredi.

la section lutherie de l'IFAPME

le concert consacré aux instruments de la section lutherie de l’IFAPME

 

 

 

 

Fête de la musique: beer(s) and friends

Retour au « Senõr Duck Napo Estaminet » pour un concert qui inaugure la fête de la musique en Neuvice, un petit quartier sympa situé à un jet de bière de l’hôtel de ville de Liège.

Le Senõr Duck, ou « chez Napo » pour ceux qui connaissent c’est une ambiance qui invite à pousser la porte pour boire une bière en heureuse compagnie. De – bonnes – bières puisqu’il y a toujours l’une ou l’autre gourmandise houblonnée au fut. Mon concert est d’ailleurs placé sous le signe de la Caulier saison. Mes connaissances en zythologie sont limitées mais en général ces bières amères et riches en goût me charment la papille. Malheureusement, je dois attendre la fin du concert, l’alcool ne m’ayant jamais aidé à mieux jouer, bien au contraire.

Après avoir hésité un peu, j’ai osé un « Je suis … » pour la promotion du concert.

Fête de la musique : j'ai osé le "je suis ..."

Fête de la musique : j’ai osé le « je suis … »

Il sera également question de bière dés le premier morceau avec mon morceau « Have a beer ». Quoi de plus normal, après tout, j’ai joué ce morceau pour la toute première fois sur la scène du Senõr Duck. Je joue là pour la cinquième fois, si ma mémoire est bonne.

Ce soir, je joue un set mélangeant guitare instrumentale et chant accompagné au ukulélé. Pour l’amplification, sans ma Lovely Roadie qui garde les enfants, j’ai pris mon courage à deux mains pour transporter ma sono Yamaha Stagepass. Après tout, je l’ai achetée pour ce genre de configuration.

Fête de la musique : la schleppe, du verbe schleppen (all.) qui signifie tirer, traîner).

Fête de la musique : la schleppe, du verbe schleppen (all.) qui signifie tirer, traîner.

En scène pour la fête de la musique

Deux boîtiers de direct, une ligne pour le micro et un soundcheck minute pour les niveaux, avec pour seul souci un petit larsen sur le micro en début de concert. La scène n’est pas bien grande, et j’ai suspendu ma guitare et mon ukulélé directement à mon pied de micro pour gagner de la place

Fête de la musique : mon espace de travail du jour

Fête de la musique : mon espace de travail du jour

Dans la salle, au début d concert, le public est peu nombreux mais attentif. Quelques vieux amis ont fait le déplacement pour venir m’écouter, ça me fait plaisir. J’en oublie de féliciter mon camarade pour son tout récent mariage, honte sur moi, il se reconnaîtra. En cours de soirée, le public s’étoffe peu à peu.

Fête de la musique : le bar

Fête de la musique : savoir prendre de la hauteur à la fin du soundcheck

C’est agréable de jouer ce soir. Certains morceaux me coulent littéralement entre les doigts. Je trouve ma setlist agréablement équilibrée. Je regrette que ma Roadie ne soit pas là pour les photos.

J’ai oublié mon smartphone dans ma poche avec l’application officielle de l’Euro 2016 ouverte. A chaque but, je reçois une notification et ma poche vibre, c’est un peu troublant et je m’emmêle les pinceaux dans la finale d’un morceau que je place un demi ton trop bas, ce n’est pas très heureux.

Un duo improvisé

SenorDuck_FetedelaMusique2016 (9)Le public m’accompagne sur le refrain de Don’t worry, be happy » de Bobby Mc Ferrin et je serai rejoint au débotté, par « Jess », une chanteuse du public pour le titre « Mercedes Benz » de Janis Joplin. Son enthousiasme à l’annonce de la chanson ne m’a pas échappé, et je l’invite à venir chanter. Elle chante vraiment bien et juste, mais dans un registre qui ne me permet pas de l’accompagner de la voix. Ses mains en tremblent encore au moment de rejoindre sa place au bar.

La setlist du jour

Un set léger, divertissant, entre compositions, reprises et chants au ukulélé, je m’amuse bien. Je vous livre pour une fois ma setlist du soir, qui était accroché sur la grosse barrique qui me tenait compagnie dans l’espace scénique.

Partie 1
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1. Have A Beer (D. van Lochem)
2. 404 Rag (D. van Lochem)
3. Boys don’t Cry (The Cure – arrgt. D. van Lochem)
4. Bermuda Triangle Exit  (Stefan Grossman)
5. Cullodens Harvest (A. Mc Donald)
6. Fly Me To The Moon (Ukulele – Bart Howard)
7. Side By Side (Ukulele – Gus Kahn, Harry Woods)
8. Coquelicot (Ukulele – D.van Lochem)
9. Don.t Worry Be Happy (B. Mc Ferrin)
10. Come Together (Beatles)
11. Wood And Wire (D.van Lochem)
12. Caravanserail

Partie 2
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13. Medley – 14. Ain’t She Sweet, 15. Muppet Show Theme, 16. Sweet Georgia Brown, 17. Lady Madonna
18. Finger Stomp (J Stotzem)
19. Entre Chien Et Loup  (D.van Lochem)
20. Nobody Knows You (Ukulélé – Jimmy Cox)
21. Je N’ai Que Deux Pieds (Ukulélé – Thomas Ferssen)
22. Mercedes-Benz (Ukulele – Janis Joplin
23. Guaranteed (Ukulele – E.Vedder)
24. Last Steam Engine Train (Leo Köttke)
25. Lovely Roadie (D. van Lochem)
26. Our Song (D. van Lochem)
27. Saint James Infarmery (arrgt J Stotzem)
28. Sorrow (D. van Lochem)
29. Wicked Weasel (D. van Lochem)
30. Smoke On The Water (Deep Purple, arrgt. D. van Lochem)

L’after concert

Le concert se termine et j’entame le démontage alors que les restaurants de la ville recrachent leurs noctambules nourris mais assoiffés … pas mal d’amis parmi les nouveaux arrivants, tout bien réfléchi, j’aurais dû attendre minuit pour jouer. La fête de la musique prend une tournure bien agréable. J’en profite pour déguster la Caulier saison. Juste parfaitement désaltérante.

Je croise un ami entrepreneur dans le « ou-eurld-ou-aïde-ou-eb ». Nous discutons, bière en main, de mon album qui viendra (un jour !), des lacunes de ma présence sur le web, des défauts de mes vidéos, de la diversité musicale et de la niche musicale que j’occupe sans la remplir suffisamment. Il faudra réfléchir à tout ça avec les idées plus claires.

Baptisé à la bière

Ma Lovely Roadie est en route pour me récupérer. Je prépare mon départ vers la « zone d’extraction », qui reste à définir, le quartier est certes sympa, mais il est difficile de s’y garer et la police omniprésente. En essayant de traverser le bistrot bondé, pour sortir le matos, je réussis l’exploit de me foutre ma propre bière dans l’œil en ouvrant une porte récalcitrante, avant de renverser la moitié de la bière d’un quidam sur mon ampli. Heureusement le trolley de l’ampli est bien conçu et la bière glisse sur le tissu sans faire de dégâts.

Je charge l’auto et je débriefe ma fête de la musique avec ma Roadie.

De la musique, de la bière, des amis et une fin de soirée avec ma Roadie. Si c’est pas le bonheur, ça y ressemble vachement.

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