Première écoute : The Way To Go – un nouvel album pour Jacques Stotzem et ses ballades mélodiques inspirées

Quinze petites secondes : six notes, une respiration, une déclaration. Jacques Stotzem va à l’essentiel. Il plante le décor musical de son album « The Way To Go » en une seule phrase. Avec calme et détermination, en quinze secondes, il referme en douceur la porte sur le tryptique d’albums Catch the Spirt I, Catch the Spirit II et Acoustic Tribute to Rory Gallagher

The Way to Go : une balade en ballades 

The Way to Go - Jacques Stotzem

The Way to Go – Jacques Stotzem

Dès les premières mesures, on sent que ce sera le genre d’album de ballades qu’on écoute autour d’un bon verre. Même la photo qui illustre la pochette du CD est une balade. Jacques fait ce qu’il a toujours fait : être sur la route, en solo avec sa guitare. Pour celui qui lit entre les lignes, la pochette ne raconte rien d’autre. Au dos de la couverture, face au CD, il s’arrête un instant au bord du chemin pour laisser une trace dans nos cœurs. Puis il poursuit son chemin et repart comme il est venu, quand la dernière plage de l’album est tournée.

The Way to Go - Jacques Stotzem

The Way to Go – Jacques Stotzem

Le son de l’album est vraiment magnifique. J’ai pris une claque dès la première écoute. J’ai interrogé Jacques sur son « secret ». Il m’a avoué modestement qu’il essayait simplement de faire de son mieux chaque fois.

En tant que fan de longue date, je retrouve de-ci de-là des souvenirs d’ambiance d’anciens albums que l’écoute de l’album compilation 25 Acoustic Music Years a récemment ravivé. Je pense que The Way to Go est un album qui devrait plaire aux vieux fans et aux adeptes du « c’était mieux avant ». Mais au travers de l’intense travail d’arrangements des albums Catch the Spirit et To Rory on sent que la ligne mélodique est plus libérée. 

Pour moi, c’était sans doute plus facile de vous parler des albums d’arrangement. Le titre original et la raison de la reprise étaient déjà une histoire en soi. Heureusement, tout comme la couverture semble pouvoir se lire, l’enchainement des plages de l’album est une histoire en soi.

Promenade sur les plages 

Notre époque est troublée. Avec Dreaming of a better World Jacques Stotzem, guitare à la main, rêve d’un monde meilleur, apaisé. Ce monde apaisé est peut-être celui où nous emmène l’envoûtant Deep Sea dont la basse profonde nous invite à la méditation.

Contrairement à la pesanteur qu’on attendrait sur un album de ballades, la plage titulaire de l’album The Way To Go est libérée et enjouée. D’autant que d’autres morceaux lui font écho, A Ride on 59 (enregistré sur la Martin OMCJS Jacques Stotzem Signature numéro 59). Ou encore l’étourdissante Musette pour Edith (Piaf) qui répond en vis-à-vis à la valse lente Plage d’Automne.

D’autres morceaux gardent leur part de mystère. Something to Remember, It’s Gone Forever, ces titres m’évoquent ces moments qu’on vit et dont on se dit qu’il faudra se souvenir. C’est aussi le constat de l’impermanence des choses. Mais cette impermanence est également le moteur du progrès.

Avec A Break in The Clouds, c’est une trouée dans les nuages qui accompagne la fin de la promenade. Elle se termine à pas feutrés le long d’une rivière avec Along The River.

La dernière plage de l’album tournée, Jacques reprend la route, celle qu’il sait qu’il doit suivre. Demain est déjà une autre aventure.

N’oubliez pas le guide

Cet album à l’étoffe pour devenir un classique favori de la discographie de Jacques Stotzem, comme Sur Vesdre l’a été. Pendant ses concerts, Jacques continue à explorer l’énergie de ses arrangements de morceaux de rock acoustique à couper le souffle. Mais dorénavant ils seront également accompagnés des respirations de The Way To Go.

L’album est en vente lors des concerts de Jacques. L’album se trouve chez les meilleurs disquaires, on pourra le commander d’ici quelques jours sur le label Acoustic Music Records ou l’acheter directement sur iTunes.

Bonne écoute !

Road-IZ, le porte médiator en cuir

J’aime bien recevoir des cadeaux. J’ai une vraie passion pour les gadgets. Du coup j’adore quand on m’offre des gadgets en cadeau. Les gens de chez Road-IZ m’ont envoyé leur porte-médiator en cuir pour que je vous en parle. Le porte-médiator est une petite poche en cuir suspendue par un cordon avec un fermoir sur chaînette. J’en ai reçu deux. Allez, on fait les présentations !

Une groupie déçue (vidéo)

 

Le porte-médiator Road-IZ

Je me suis retrouvé un nombre incalculable de fois « sommé » de jouer de la guitare à l’improviste. Quand mon jeans sort de la lessive, mes poches sont vides, et je n’ai pas toujours un médiator sur moi. Ce serait sympa de pouvoir en accrocher un pile à l’endroit où j’en ai besoin. 

L’objet est sympa, bien fini. Il sent bon le cuir (j’adore cette odeur, pas vous ?). Il arrive dans un packaging en plastique pour présentoir.

Comme j’ai bien mangé mes tartines quand j’étais petit, le cordon du Road-IZ est un peu court pour mon cou de taureau. Du coup je me retrouve avec un ras-de-cou plutôt qu’un sautoir. Mais qu’importe, quand on a de l’imagination on s’adapte, on s’arrange, on détourne. Sans effort d’imagination aucun, j’ai rapidement trouvé des endroits où je pourrais le suspendre pour garder mon médiator sous la main : pied de micro, case de guitare, guitare, lutrin, et j’en passe.

Road-IZ : porte-médiator en cuir

Road-IZ : porte-médiator … au pied de micro …

Road-IZ : porte-médiator en cuir

… à la poignée du case …

Road-IZ : porte-médiator en cuir

… ou pendu à la guitare.

Mon avis

Bien sûr il existe des petites boites à ressort à coller sur sa guitare (quelle horreur), ou des rails à fixer à son pied de micro (mais je n’emporte pas toujours mon pied de micro avec moi, surtout pendu à mon cou. D’autres porte médiator ont un rabat avec un bouton pression qui les rend plus imposants à porter autrement qu’en porte-cléfs.

Chaque porte-médiator coute 12 €, ce qui peut sembler cher pour un petit gadget à première vue. Mais compte-tenu des matériaux durables utilisés et vu le soin apporté à la fabrication ça me semble raisonnable. C’est aussi un objet fait-main en Europe, ça change des machins faits dans une cave par des enfants qui ont le choix entre un salaire de misère ou la misère tout court. A mon avis le bon plan c’est de les acheter sur les salons, dans un magasin ou dans des festivals pour s’épargner les frais de port. Je vois sur la page de Road-IZ qu’ils sont déjà présents dans certains magasins et festivals, je ne peux que leur recommander de développer cette présence, parce qu’on est plus facilement convaincu de la qualité quand on tient leur porte-médiator en main.

Conclusion

Je pense que c’est une bonne idée cadeau pour votre guitariste domestique ou votre apprenti guitariste. A mon avis, c’est une bonne idée de goodie à distribuer à des élèves méritants. Pour le côté sympatoche, la finition et la super idée de cadeau … je donne un 8/10 sur l’échelle de piments ! 

N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de ma vidéo, je continue à me familiariser avec mon nouveau matos vidéo. Et si vous avez envie que je parle d’un truc ou que je teste un truc, laissez moi un commentaire !

La boutique Road-IZ sur Etsy : https://www.etsy.com/fr/shop/RoadIz 
La page Facebook de Road-IZ : https://www.facebook.com/RoadIzmusic/ 

Les microphones : Rode Videomicro / Boya BY-M1/ Zoom H5

Dans cette nouvelle vidéo, je prends la main sur ce qui sera mon environnement de travail vidéo pour les deux prochaines années au minimum. Après l’achat de ma caméra Panasonic Lumix FZ300, d’éclairages et de microphones tout est prêt pour un flux de travail amélioré. Le moment est venu de choisir mes armes en ce qui concerne les microphones. 

Attention, il y a microphones et microphones

Évidemment, je compare des pommes et des poires dans cette vidéo avec un micro monté sur la griffe porte-flash, un micro-cravate et un enregistreur numérique. Ce sont des microphones différents pour des utilisations différentes. Ils se situent également dans des gammes de prix très différentes allant de moins de 20 euros à plus d’une centaine d’euros. Chacun a des avantages et des inconvénients.

Je n’ai pas mis d’effet sur le son, j’ai simplement ajusté les niveaux.

Si vous n’avez pas envie de regarder la vidéo, le spoiler de mes conclusions est en dessous.

 

Le Rode Videomicro (~45 €)

Comparatif de microphones : Rode Videomicro

Comparatif de microphones : Rode Videomicro

Le Rode Videomicro continue à m’impressionner. Il reste mon préféré pour l’instant. Il est vraiment facile à utiliser pour un très bon résultat. Pas de long fil, pas de pile, c’est vraiment la solution sans souci. Sa conception est solide et extrêmement bien pensée. Je devrais sans doute le tester dans un environnement bruyant et venteux, mais d’autre part ce ne sera sans doute jamais mon environnement de travail habituel. Sur la chaine Youtube Nowtech ils suggèrent de le mettre sur une perche faite-maison, il faudra que je teste cette configuration.

Je lui donne un bon 9/10 sur mon échelle de piments, pour son rapport qualité-prix et une mise en oeuvre facile dans la plupart de mes conditions de prise de son.

 

Le micro cravate Boya BY-M1 (~19 €)

Je sens un très gros potentiel. Mais je manque de maîtrise. Avant de rejeter la faute sur la qualité du microphone,  il il va me falloir un peu de temps et d’exercices. Tout se joue sur la position et le niveau d’entrée. J’ai réduit le gain d’entrée de -3 dB pour la fin de la vidéo, le résultat est déjà nettement meilleur que lors de la première prise, je pense que je pourrais encore le réduire un peu. Je ferai un autre test plus tard avec -6dB. Par contre la gestion des plosives et des sifflantes me semble bonne (logique pour un mlcro qui n’est pas dans l’axe du souffle) et la voix est très intelligible. Les bruits de frottement que je craignais sont inexistants. J’apprécie la sensation de liberté venant du fait que je ne dois viser le microphone pour parler.

Comparatif de microphones : Boya BY-M1

Comparatif de microphones : Boya BY-M1

Je lui donne un 6/10, mais il s’agit d’une note provisoire. Le câble de 6 m est pratique quand on s’en sert, et très ennuyeux quand on ne s’en sert pas. La présence d’une pile permet un gain important, mais est un facteur de pannes potentiel. Je pense qu’il pourra remonter vers 8/10 quand j’aurai appris à la maîtriser. 

 

Le Zoom H5 (~300 €)

C’est sans doute la solution des rois. La prise de son se fait de manière indépendante, avec un contrôle bien plus fin que sur la caméra. Avec la stéréo, avec des meilleurs micros, avec la possibilité de placer plusieurs microphones. J’ai même l’option d’un micro canon. Mais avec un inconvénient majeur qui est un travail plus complexe en pré- et en postproduction. Pendant le tournage, ce sont des paramètres supplémentaires à contrôler et à maîtriser. En post-production, il faut importer la prise de son et la resynchroniser. Ce sera une solution à réserver aux environnements complexes et aux prises de son d’instruments. Cette solution peut toujours venir en secours d’une des autres possibilités. L’entrée microphone de la caméra reste libre, à moins que j’y connecte la sortie du Zoom H5.

C’est la meilleure solution. Il mériterait un 9/10. Si j’étais sérieux et appliqué je me forcerais à l’utiliser chaque fois, pour avoir une prise B. Mais je donne un 8/10 parce que ça génère plus de paramètres à contrôler, plus de fichiers, plus de travail en postproduction.

Conclusion

Si je devais désigner un gagnant, ce serait le Rode Videomicro.

Comparatif de microphones : Rode Videomicro

Comparatif de microphones : Rode Videomicro

Mais je pense qu’il n’y a pas vraiment à choisir entre ces 3 solutions.

D’après moi, chacune convient à des intentions spécifiques. Selon que l’accent est mis sur la qualité, la facilité d’utilisation, la rapidité de mise en oeuvre et de traitement, le choix des microphones pourra être différent. La discrétion pourra également être un facteur. Parfois une combinaison de plusieurs microphones pourrait se révéler intéressante. Par exemple, le Rode Videomicro combiné au Boya connecté à mon smartphone dans la poche. D’autre part, je pourrais aussi me servir de Lavalier pour la parole et du Zoom H5 pour l’instrument.

Prochainement, je vais recevoir d’autres gadgets à tester et je me réjouis de mettre tout ce matériel à contribution pour vous les faire découvrir.

Nouveau matos vidéo : Panasonic Lumix DMC-FZ-300, Rode Videomic

Hier j’ai tourné une vidéo très (trop ?) longue à propos d’une nouvelle acquisition. Cette vidéo me sert essentiellement de test interne. J’ai commandé récemment un appareil photo bridge Panasonic Lumix DMC-FZ300 (lire un test sur Les Numérique). Je voulais partager avec vous le fruit de la réflexion qui m’a progressivement guidé vers cet achat . Après une petite étude de marché qui prend en compte mon budget et de mes ambitions, j’ai renoncé aux sirènes des appareils haut de gamme à objectifs interchangeables. J’ai constaté que me rééquiper en appareil photo reflex revenait trop cher pour mon usage actuel. Les compacts haut de gamme ne sont pas particulièrement moins chers et leur petite taille impose des limitations. 

Panasonic Lumix DMC-FZ300

Panasonic Lumix DMC-FZ300 avec le Rode VideoMicro

Le but de ma vidéo encore bien imparfaite est de me mettre en situation réelle pour voir si mon choix tient la route, où si la caméra reprend la route du vendeur dans son carton d’origine.

La course à l’armement ne connaît pas de trêve

Mes vidéos réalisées les deux dernières années, à l’aide de caméras GoPro, mes tests de matos et les vidéos réalisées pour Jacques Stotzem m’ont donné une envie d’encore, mais en mieux. 

Évidemment, il y a toujours mieux, mais c’est plus cher ! J’aurais volontiers craqué pour un de ces jolis bridges à objectif interchangeable avec lesquels on peut tourner des véritables fictions. Mais avec un bon objectif par ci, un stabilisateur trois axes par là, un enregistreur externe 4K, le budget explose littéralement. Ce n’est pas un problème si la vidéo est votre passion ou mieux,  votre métier, mais de mon côté il s’agit d’une activité secondaire au service de la musique. 

Je voulais donc un saut qualitatif pas trop ruineux basé sur des critères objectifs. Le Panasonic Lumix DMC-FZ300 m’a semblé un bon candidat pour monter d’une marche en direction de la vérité sans me brûler les ailes aux sirènes de l’achat de matériel.

Pour et contre le Lumix FZ300

Ce qui m’a plu au premier abord :

  • avoir un appareil « tout en un » sans prise de tête d’objectifs ou d’accessoires pour la vidéo
  • un objectif qui ne déforme pas les sujets contrairement à mes GoPro et ma Zoom Q8
  • un bridge qui fait de la vidéo correcte et de la photo décente
  • le fait que le boîtier soit tropicalisé, ce qui peut m’être utile sur le terrain
  • le zoom de 600 mm en ouverture f2.8 constante
  • la possibilité de connecter un microphone externe
  • pouvoir enregistrer en 4k et en FullHD
  • avoir le choix de filmer avec des rendus neutres pour faciliter la post-production 
  • la dynamique du capteur qui me donne plus de marge de travail
  • l’écran tactile orientable qui me permet de filmer en vérifiant le cadrage
  • la possibilité de piloter le boîtier en Wifi

Ce qui m’a déplu à la prise en main : 

  • le fait de sortir à contrecoeur de l’univers des focales fixes pour un super-zoom
  • une limitation un peu cachée est la petite taille du capteur 
  • la limite de 30 minutes imposée par une législation/taxe européenne
  • l »accès aux menus parfois un peu galère
  • une petite latence au déclenchement
  • la sortie HDMI qui se désactive à l’enregistrement, annihilant mes rêves de monitoring sur un écran externe

Fais pas le son

Je me suis également procuré un micro à monter sur la griffe flash. On le voit sur la photo en entrée de ce billet. C’est une amélioration notable par rapport au micro intégré qui est un peu court pour la prise de son. Comme dit dans la vidéo plus-haut, j’ai d’autres options avec le Zoom H5 pour prendre le son séparément.

Rode Videomicro

Rode Videomicro

Évidemment, si je conserve la caméra il faudra que j’adapte mes habitudes et mon workflow. Finalement, en deux jours je n’ai fait qu’effleurer la surface de ses possibilités. En réalisant ma première vidéo j’ai commis des erreurs qu’il me faudra corriger pour la prochaine fois. Je dois également trouver les meilleurs réglages de post-production et d’exportation pour en tirer le maximum. Ca reste l’étape mystérieuse et délicate dans la réalisation des vidéos.

Je n’ai pas encore pris ma décision sur le fait de conserver cette caméra. D’autre part, mon budget est limité et le restera sans doute. Je ne sais pas combien de temps il me faudra pour pouvoir investir plus, ni si c’est pertinent.

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