Un câble smartphone avec télécommande pour mes in-ears Shure SE215 ?

Finalement, je ne me sers pas exclusivement de mes in-ears Shure SE215 pour la scène. Pour m’habituer au son et au confort, je les ai d’abord emmené aussi dans les transports ou au bureau. Et j’ai fini par les adopter occasionnellement en raison de leur encombrement réduit. Si mes écouteurs Plantronics Backbeat Pro sont plus confortables de manière générale, je les préfère aussi pour une autre raison. J’aime laisser mon téléphone dans ma poche pour téléphoner et pouvoir commander lecture, arrêt et volume depuis mon casque. Et si je pouvais équiper mes in-ear Shure d’une télécommande sur le câble ?

Shure RMCE (Remote + Mic accessory cable)

Shure RMCE (Remote + Mic accessory câble)

Shure RMCE (Remote + Mic accessory câble)

L’accessoire n’est pas donné, mais j’ai toujours un « ancien » iPhone 6s et l’ancien modèle avec un minijack est en promotion actuellement. Le nouveau modèle Shure RMCE-LTG avec un port lightning coûte environ le double et le Shure RMCE-BT1 en Bluetooth est au même prix (sans les écouteurs). On trouve évidemment des « knock-offs », le nom poli pour des copies de sous-marques à des tarifs plus avantageux. Difficile de les recommander tant la qualité peut varier sur ce genre de produits.

Si vous ne possédez pas encore d’écouteurs Shure, dans tous les cas, la meilleure option d’un point de vue financier sera sans doute d’acheter un kit complet avec les oreillettes.

Prise en main 

Le changement de câble s’opère sans anesthésie et sans souci. Chaque oreillette s’attache au câble grâce un petit connecteur doré qui se désolidarise par une petite traction. Le nouveau connecteur se met en place avec un click audible.

Shure RMCE (Remote + Mic accessory câble)

Shure RMCE (Remote + Mic accessory câble)

Le câble fait bonne impression, il n’est pas trop rigide sans donner l’impression d’être fragile. Il est noir et me semble un peu plus court que le câble transparent que j’avais d’origine sur mes écouteurs. La longueur de 127 cm est suffisante pour glisser le téléphone dans la poche avant de pantalon, mais si j’étais un peu plus grand et si je voulais glisser le téléphone dans une poche latérale de pantalon cargo, ce serait sans doute un peu juste.

Comme pour le câble d’origine, les premiers centimètres des câbles au niveau des oreillettes sont rigides.  Ils peuvent être formés pour épouser le contour de l’oreille. J’ai commencé par placer les oreillettes comme d’habitude, avec le câble qui descend derrière mon dos. Je me suis rendu compte très vite qu’avoir une télécommande posée dans le dos, entre ma nuque et mes omoplates n’allait pas être pratique au quotidien 🙂 Que ce petit moment de solitude reste entre nous ! Après ce constat de ma popre étourderie, j’ai fait le tour de mes pavillons d’oreille pour faire revenir le câble devant, voi-là, c’est mieux.

Les contrôles sur la télécommande

Les contrôles ne se limitent à la lecture, ou l’arrêt. Un double click permet de passer au morceau suivant, un triple click (pas toujours facile à réussir) permet d’aller au morceau précédant. Un appui long permet de démarrer l’assistant vocal Siri. Le son n’a pas l’air affecté par le câble. J’ai passé quelques appels. Mes interlocuteurs m’entendaient haut et clair. La sensation d’oreille bouchée est un peu déroutante pour parler. Mais je ne suis pas un obsédé du téléphone en déplacement, je préfère généralement « clavarder ». 

Pour conclure

Pouvoir transformer mes in-ears en une solution nomade complète, ça vaut bien 8 piments.

Sinon, si vous préférez un casque circumaural en Bluetooth avec réduction de bruit, il y a toujours l’excellent Plantronics Backbeat Pro, qui en est à sa seconde édition, avec un look plus classe. Ce casque survole les tests et en plus maintenant il est beau ! 

Trépied vidéo Viltrox VX-18M – pour prendre de la hauteur en souplesse

Pour les musiciens en DIY, enregistrement et vidéo sont des sujets récurrents. Le plan est de s’équiper un minimum sans se ruiner. Ma femme voulait me faire un cadeau pour mon anniversaire, j’ai hésité un moment avant de me décider finalement pour un trépied vidéo. J’ai déjà deux trépieds pour la photo, et franchement, un trépied vidéo ça change tout.

Mais t’as déjà un trépied ?

Les avantages d’un trépied vidéo comme le Viltrox VX-18M que j’ai choisi sont les suivants : 

  • une facilité à cadrer grâce à un déplacement fluide et contrôlé de la caméra
  • des mouvements latéraux (pan) et verticaux (tilt) fluides qui permettent de suivre un sujet ou d’animer un plan
  • une plus grande stabilité grâce à une base et des pieds plus larges
  • une grande hauteur (~1.90 m)
Trépied Viltrox VX-18M

Trépied Viltrox VX-18M

Trépied Viltrox VX-18M

Pieds larges : Trépied Viltrox VX-18M

Trépied Viltrox VX-18M

Hauteur maximum de 1,90 – Trépied Viltrox VX-18M

Trépied Viltrox VX-18M

Trépied Viltrox VX-18M

Évidemment, on fait mieux, mais c’est plus cher. Forcément, j’aimerais pouvoir me payer le vrai trépied dont celui-ci est une copie. Mais il faut savoir conserver un investissement à la hauteur de ses modestes ambitions.

Déballage et montage commenté

Première impression

Pour ceux qui n’ont pas le courage de regarder la vidéo, voici déjà le résumé de mes premières impressions. Comme souvent avec les produits chinois, si on a été un peu été attentif au moment du choix la première impression est plutôt bonne. 

Je n’ai pas constaté de gros défaut de fabrication ou de finition visibles. Mais on en a forcément pour son argent, malgré que les pièces soient en métal (aluminium), on sent qu’il ne faudra pas être trop exigant sur la durabilité et la résistance sur le terrain. Ce n’est pas très grave, car ce trépied me servira surtout à la maison. 

Les fonctions attendues sont bien au rendez-vous : les mouvements de la caméra sont fluides et tous les règlages ont l’air de faire leur office de manière précise. La taille d’1,90 m me semblait tout d’abord excessive, mais en voyant ma caméra ainsi perchée, je me suis rendu compte que ça serait parfait pour filmer par dessus un public assis, voire debout, à condition d’avoir la place au sol pour mettre le trépied.

Un bon 8/10 su rmon échelle de piments :

Scale cards : 52 cartes d’atout ou gadget pour les gammes ?

Un jour je suivrai le précepte de « Ce n’est pas parce que ça ne coûte pas très cher qu’il faut l’acheter ! ». En attendant j’ai (encore) acheté pour quelques euros des petites cartes en couleur pour réviser des gammes. Je dis « des gammes » pas « les gammes » parce qu’en dehors de tout contexte théorique, l’exercice restera forcément un peu superficiel. Je n’ai pas la chance d’avoir ce fameux bagage théorique, alors je me contente d’en faire des échauffements et des idées de bouts d’impro ou une base pour des variations mélodiques. Un jour qui sait, le déclic viendra ?

SCALE CARDS « Essential scales for all guitarists »

SCALE CARDS "Essential scales for all guitarists" - antisèche pour gammes

SCALE CARDS « Essential scales for all guitarists » – antisèche pour gammes

La finition est vraiment bonne, la boite est solide et les cartes sont plastifiées. L’ensemble a l’air de pouvoir encaisser une utilisation réelle sans se dégrader trop vite. Avec 52 cartes, Scale cards couvre les gammes et arpeggios dont la fondamentale se trouve soit sur la corde de Mi grave, soit sur la corde de La. Dans la logique du système CAGED, connaître les notes des deux cordes les plus basses de la guitare permet de replacer de nombreux accords et leurs renversements.  Ce choix fait sens.

D’un côté de la carte on trouve le schéma de la gamme avec le doigté de la main gauche, de l’autre une tablature. Une description théorique sur l’usage de la gamme (en anglais), et une liste d’accords suggérés. Un peu comme l’accord mets-vin sur une bouteille ça reste succinct mais inspirant.

Les cartes mesurent 12 cm de long pour 5,5 cm de large. Il faudra soit faire un gros effort de lecture, soit un petit effort de mémoire, ce qui serait plutôt une bonne chose. De toute façon, je vois ce genre d’outils comme un pense-bête ou un copion (belg. pour « antisèche »).

SCALE CARDS "Essential scales for all guitarists"

SCALE CARDS « Essential scales for all guitarists »

Alors ces gammes, utile ou pas ?

Amusant, ou ludique comme on dit maintenant. Les cartes ne remplaceront pas une approche sérieuse de la théorie qui se cache derrière la musique. Mais pour faire joujou, s’échauffer et s’inspirer, elles feront très bien l’affaire. La finition impeccable et solide promet de longues heures de travail. Le format réduit, qu’on pourrait regretter, permet de les emmener partout. Je suis plutôt enthousiaste.

Allez, ça vaut bien un 7/10 sur mon échelle de piments.

Il existe de nombreuses variantes : accords, riffs de blues, riffs de jazz … Je les mets sur ma wish-list et j’en profite pour vous donner les liens et tester le programme partenaire d’Amazon … (je ne pense pas que je vais gagner ma vie avec ça. Mais ça m’intrigue de touher du bout des doigts ce pacte avec « le diable »).

 

Pro Tools 12, la course en avant, formule abonnement

Microsoft Office, Adobe Photoshop et maintenant Pro Tools ont basculé vers des formules d’abonnement qui deviennent incontournables. Si vous étiez du genre à sauter sur chaque nouvelle version, rien ne change. Vous allez peut-être même payer un peu moins. Mais pour des petits utilisateurs de ce genre de logiciels, c’était confortable d’acheter une licence puis de la traîner 5 à 7 ans sur une bonne vieille machine où elle tourne bien. C’était l’option financièrement intéressante. Mais ce temps semble révolu.

L’abonnement, une bonne affaire … pour le développeur

Du point de vue des développeurs, avoir un programme dans la nature et devoir en assurer le support quleques années sans gagner de l’argent après l’achat initial posait des problèmes. Dans le creux avant une nouvelle version, les finances pouvaient venir à manquer. Les nouveaux logiciels en développement coûtent en ressources et le support ne rapporte rien. Évidemment, c’est le prix de la réputation et de la fidélité. Les abonnements garantissent un flot d’argent plus régulier pour le développeur. 

L’argument vendeur est de bénéficier d’un programme de mise à jour constant. Pour les utilisateurs qui aimaient attendre que les nouvelles versions de Pro Tools terminent leurs maladies de jeunesse, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle. Et passer quelques versions avant de mettre à jour se verra frapper d’une « sanction financière » avec le rachat d’un plan de mise à jour.

Reste à voir si le support et l’apport de contenu frais justifieront la formule.

Partir c’est mourir un peu

Il y a bien sur d’autres logiciels très ressemblants et tout aussi puissants. Je me suis (un peu) habitué à Pro Tools. Réapprendre le peu que je sais me rebute un peu. J’aime bien les Eq et les compresseurs fournis de base et je commence à me sentir à l’aise avec le channel strip. Pour mes modestes besoins en pistes, il m’a toujours donné satisfaction, à part l’un ou l’autre moment où les erreurs DAE fleurissaient. Je me suis même habitué a ses défauts les plus énervants. Et je connais quelques personnes qui s’en servent à qui j’oserais poser des questions idiotes, si nécessaire.

Je serais bien resté avec mon Pro Tools 10 et ma Mbox 2 encore un moment. Mais je me sentais poussé dans le dos au niveau des plugins. Les dernières mises à jour et acquisitions ne fonctionnaient plus dans Pro Tools 10. Alors avant de franchir le pas, je m’offre un mois de test, puisqu’on peut s’abonner pour un mois seulement. J’avais des doutes sur la compatibilité de mon PC, de ma vieille carte son mbox 2 et de son sidekick de preampli et de mon Faderport de Presonus.

Installation

L’installation et la configuration sont … horribles. Heureusement je suis patient. Il a fallu traquer les moindres scories de mon ancienne version de Pro Tools jusque dans la base de registre pour que le 12 accepte de s’installer. Et dire que certains se plaignent de l’installateur de Waves ou d’IK multimedia ! Au démarrage, l’écran d’accueil ‘dashboard’ a  un nouveau look qui se cherche un peu, esthétiquement. Par contre le processus de démarrage m’a semblé plus fluide et plus rapide.

Avec mes modestes besoins, mon PC, ma vieille carte son mbox 2 et mon preampli ainsi que  de mon Faderport fonctionnent. Même plutôt bien, voire mieux qu’avant.

Premières impressions sur Pro Tools 12

Je suis encore en train de parcourir les nouveautés, mais j’ai déjà vu des petites choses qui me plaisent. Les indicateurs de niveaux ont enfin été retravaillés et sont plus paramétrables. Bonheur. Ce ne sont pas que des petits plus cosmétiques. C’est une véritable aide à la décision.

Lorsque de la compression est appliquée sur une piste, l’indicateur de niveau indique aussi la compression. La réduction de gain s’affiche avec une petite barre orange. Cette fonction existait déjà dans la version 11, je pense, mais je découvre. Il est possible également d’afficher la courbe d’égalisation dans la tranche de console virtuelle .Seulement avec plugins pour lesquels cette fonction est implémentée. C’est un bon moyen de se souvenir de ce qu’on a déjà appliqué comme correction.Tant l’affichage de la compression que de l’éq fait la somme des effets appliqués dans le rappel visuel. J’aime bien, ça me permet de voir où j’en suis tout en entendant ce qui ne va pas.

J’ai fait un peu joujou avec n’importe quoi pour vous montrer à quoi ça ressemble.

Pro Tools 12 : indicateurs de niveau améliorés

Pro Tools 12 : indicateurs de niveau améliorés

Il est possible maintenant de faire des presets de pistes, inserts et effets inclus. De quoi gagner beaucoup de temps. Pro Tools 2018 est fourni avec 630 presets d’origine … un preset « guitare acoustique » par exemple m’a ouvert une piste mono étiquetée, avec un channel strip préconfiguré. Impressionnant !

A suivre …

Pour que mon bonheur soit complet, j’aimerais que l’affichage de la courbe d’eq fonctionne avec tous les plugins. Avid a amélioré la concaténation de fragments d’enregistrement et Pro Tools 2018 permet de collaborer en ligne. Deux fonctions que j’ai hâte de découvrir, bien que je me demande avec qui je pourrais bien collaborer.

Cette nouvelle version m’a l’air plus fluide et plus légere sur le matériel que mon Pro Tools 10. Mais je me méfie de mes impressions, l’effet placebo existe aussi avec les achats de matériel de musique.

Avant de franchir le pas, je vais me livrer à quelques vrais tests avec un enregistrement complet. Mais je pense que je vais craquer ensuite définitivement et passer à Pro Tools 2018. 

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