Village de Noël 2011: premier concert (compte-rendu)

Liège, cité de Noël

Cette année, c’est le 25ème anniversaire du village de Noël et, pour moi, c’est déjà la seconde année de présence sur le podium (à Liège prononcez « Peau-djum »). Un chouette (petit) concert, concentré juste comme il faut, avec des échos positifs. 

Ma Lovely roadie n’a pas pu m’accompagner cette fois-ci. Quand me femme n’est pas là, je prends le diable ! Il n’y a pas de parking prévu pour les musiciens, alors je me gare dans le parking payant, histoire de ne pas tourner pendant 20 minutes avant de trouver une place douteuse. Je n’ai pas envie de marcher trop, d’autant plus qu’il tombe un vilain crachin. Parking inclus, au final ces showcases me coûtent plus qu’ils ne me rapportent, mais j’aime Liège et cette ambiance festive si particulière, et il s’agit également d’un travail de notoriété autour de ma musique et de la guitare instrumentale.

J’arrive au petit chalet devant la scène pour déposer mon matériel. Sur scène, un monsieur scande avec entrain des chants folkloriques en s’accompagnant de son accordéon. On me propose de reprendre directement après lui, mais le saut culturel risque d’être un peu raide et brutal. Et surtout si je commence avant l’heure prévue, je vais déforcer mon set et je risque de rater le rendez-vous avec ceux qui ont promis de venir jeter un oeil ou une oreille.

L’année passée, nous avions galéré pour trouver une (une !) prise de courant sur scène. Et bien cette année, … c’est pareil … rebelote ! Avec les lampes, les guirlandes et autres loupiotes, pas une prise de libre pour brancher l’ampli. Le stagiaire-responsable de la sono finit par tirer un des spots en avant-scène et on tire une prise depuis le plafond technique. Heureusement qu’on a un peu de temps devant nous ! La balance son est vite faite. Je me réaccorde quelque fois le temps que la guitare prenne la température. Nous patientons en papotant avec le sympathique stagiaire.

Je débute malgré tout avec quelques minutes d’avance et j’en profite pour annoncer ou désannoncer mes morceaux un peu plus longuement. J’avais prévu initialement d’enchaîner rapidement, mais j’aime bien raconter l’histoire des mes morceaux.

Je démarre avec « Lovely Roadie« , une composition que j’aime avoir en début de concert. Elle a une bonne dynamique un peu rock. Ensuite, un second morceau dynamique, Wicked weasel. Puis une balade, « Entre chien et loup ». Le son est bon, parfois un peu à la limite du Larsen, car en raison de nos problèmes de rallonges électriques, l’ampli est à ma gauche et mon corps ne fait pas écran. Je regrette un peu de n’avoir ni photos, ni vidéos, mais en solo, je ne m’encombre pas de trop de matériel.

Pendant tout le concert, la foule s’agglutine, puis se disperse comme un évier qu’on débonde, indépendamment du morceau que je joue. Je suis un peu troublé, cherchant le lien entre la musique et ce public qui se gonfle et se dégonfle, mais je comprends finalement que c’est une foule en shopping, qu’un coup de vent ou de pluie disperse et que la réussite est qu’ils s’arrêtent un instant, qu’ils écoutent la fin d’un morceau, le suivant et s’en aillent.

Le crachin froid cesse puis reprend, puis recesse encore pendant mon set … de loin en loin, je vois des têtes connues, d’anciens guindailleurs, des amis du train et d’ailleurs, mes anciens voisins, la sémillante Nathalie. C’est dans ces moments là que je sens à quel point j’aime Liège, la ville où on sait qu’on croisera forcément des gens qu’on connait, qu’on a connu dans d’autres vies, ou qu’on voudrait connaitre.

Je termine pile à l’heure avec Caravansérail. Je démonte rapidement, récolte quelques compliments et direction les chalets pour un crapu-w-leux vin chaud à l’alcool de miel au stand d’un camarade.

L'obligatoire vin chaud au village de Noël ...

Rendez-vous dimanche 11 décembre 2011 … 15h30, même endroit.

David van Lochem – 27/11/11 – Village de Noël – Liège – Belgique

Citation: Si je ne répète pas …

Citation

Si je ne répète pas un jour, je l’entends !

Si je ne répète pas deux jours, ma femme l’entend !

Si je ne répète pas trois jours, le public l’entend !

Yehudi Menuhin 

Guitare en main, un oeil sur le conteur (*)

Veillée de contes

Des contes, une lampe de poche qui s’éteint brutalement, des petits diables qui chahutent un peu et des petits anges qui s’endorment, pouce en bouche, en écoutant Caravansérail. Bref, j’ai accompagné un conteur.

(* conteur, c’est un peu comme les boutiques de coiffure, c’est incroyable le nombre de jeux de mots foireux que ça permet)

Avec mon ami Rumelin, conteur, nous devions initialement nous voir pour Halloween. Nous voulions tenter l’association conte et guitare. Finalement, l’évenement était tombé à l’eau. Ce n’était que partie remise heureusement. Pour être raccord avec l’ambiance médiévale, j’ai commandé sur Internet une chemise lacée au cou qui au déballage s’est révélée (très) près du corps. J’y ai ajouté avec un pantalon en coton noir simplement lacé à la taille et des bottes en cuir qui ont connu des jours meilleurs. En regardant dans le miroir, je me suis dit que jouer avec un conteur n’avait pas que des avantages.

Note: J’ai partagé mes réflexions à propos de ma tenue sur Twitter, et qqun m’a répondu que lui avait déjà joué en costume de clown, comme quoi, tout est relatif.

Nous avons rendez-vous à la gare de Liège et Rumelin est ponctuel, c’est toujours un plaisir. Nous partons dans les hauteurs de Liège prendre une harpiste et sa harpe qui rentre tout juste dans ma Yaris.  En route, Rumelin me fait un petit topo. Deux veillées contées dans les environs du chateau de Logne. Le public est constitué d’enfants en classe verte. Deux veillées, deux conteurs, deux musiciens.

Trajet sans histoire, si ce n’est un épais brouillard. Nous arrivons sur place. Le premier groupe est déposé près de la Ferme de Palogne, Rumelin et moi irons dans un autre gîte.  Rumelin complète mon costume avec une grande faluche en velours moka. Petit souci d’éclairage: c’est néons plein pot ou rien. Pour créer un peu d’ambiance, nous optons pour un éclairage d’appoint sur mes tablatures sous forme d’une lampe de poche.

Les enfants finissent leur repas et viennent s’asseoir en cercle devant nous. Je joue « Greensleeves » en guise de musique d’attente. Genre, pendant 6 minutes ! Très bon échauffement, ça tombe bien, j’avais les mains un peu froides. Suit un premier conte, pendant lequel j’accorde mon ukulele (en 430Hz), avant d’entamer un petit duo impro(bable ?) Ukulele vs flute baroque. Les deux sonorités des instruments s’allient fort bien, un peu à l’italienne. Les enfants sont pendus aux lèvres de Rumelin. Moi aussi, je garde un oeil sur le conteur. L’air de rien, tenir un public aussi jeune n’est pas chose aisée, et rien n’est figé. Sur la trame de l’histoire, il faut rébondir avec le jeune public. Conter c’est du boulot, l’air de rien. Et en fin du conte, applaudissements.

Je débute le thème de « Pirates des Caraïbes » … que je ne le connais pas par coeur. Tout se passe bien, jusqu’au moment où la lampe de poche décide de s’éteindre. Plus de tablature, plus de notes, le bateau pirate est sécoué, une voile s’éffondre sur le pont et il chavire un peu sur la fin. Note pour plus tard: acheter cet éclairage pour pupitre que je zieute de temps à autre.

Nous enchaînons contes et musique, mais l’attention du très jeune public se dissipe un peu. Le « Bransle de l’ours » un morceau un peu plus dansant les défoule un peu, ils tapent dans les mains. Je finis en jouant « Caravansérail » pendant que les enfants ferment les yeux, certains s’installent et s’endorment un peu en suçant leur pouce … un chouette moment.

A refaire …