Sangle de guitare: le match Martin vs Planet Waves

J’ai eu la bonne idée de foutre en l’air une sangle en voulant élargir le trou de la partie qui s’enfile coté micro. L’occasion (rare) d’en racheter une, et même deux puisqu’entre temps j’ai deux guitares.

Pour ce qui est de l’esthétique, j’ai tendance à privilégier le coté naturel qui est assorti à l’aspect naturel des bois d’une guitare acoustique. Comme par hasard, une sangle nature est un oiseau rare. Je ne comprends pas pourquoi le marché est inondé de nylon, de noir à clous ou à têtes de mort, à croire que tout le monde a cassé ses oreilles en même temps que ses yeux (pas taaaper, ss’pour rire !).

Autre aspect important, je n’aime pas les sangles en plastique rembourrées comme un accoudoir de fauteuil de dentiste.

J’ai trouvé deux candidates à mon goût, une en cuir lisse et l’autre en daim, je vous en détaille les + et les – ci-dessous.

Martin vs Planet Waves

Martin brown « ball glove » leather guitar strap 

+ le cuir « glove » souple et luxueux au toucher, le logo Martin pour la frime, cette odeur de bonne sellerie, un appui large, souple et antidérapant

– plus chère, un peu épaisse, plus dure pour passer sur le endpin jack coté caisse, le cuir un peu gras, un peu large aux extrémités, pas d’aération

 

Planet waves 25PRF05 – un effort pour le nom serait pas mal 🙂

+ daim souple et fin, sobre, aérée, les positions de règlages un peu plus nombreuses que sur la Martin, antidérapante, plus souple, elle passe facilement sur les boutons

– tendance à perdre des petits « poils » (une maladie de jeunesse sans doute)

Verdict:

Ma préférence pratique va à la sangle Planet waves, pour la facilité et la souplesse et la sobriété. Ma préférence esthétique va à la sangle Martin qui est somptueuse et qui en jette au toucher, à la vue et à l’odorat. La Martin est certes plus dure à passer sur les boutons, mais c’est peut-être un atout et elle finira par se prêter au jeu. Toutes les deux donnent le sentiment de vouloir se patiner joliment au fil du temps. Je ne compte plus jouer du cutter pour élargir le trou.

Et vous, vous préférez laquelle ?

 

Nouvelle saison au CEC Dison !

A partir de cette année, je prends en charge le cursus complet de fingerpicking, du débutant (en picking*) aux avancés ! Du boulot, du plaisir et des rencontres en perspective … 

Le centre culturel de Dison et ses ateliers c’est:

  • une organisation sans failles malgré le nombre de locaux, d’élèves et de profs à gérer
  • des profs d’ateliers motivés et sympas – à part le prof de picking qui est hyper-motivé et super-sympa 🙂
  • des cabarets pour tâter de la scène dans des conditions professionnelles

Le nouveau livret est arrivé ! Plus d’info et inscriptions sur www.ccdison.be ! Vous pouvez également le télécharger.

Les ateliers du Centre culturel de Dison 2012-2013

Les ateliers du Centre culturel de Dison 2012-2013

* le cours de picking ou fingerpicking est un cours avancé, qui suppose de maitriser un minimum l’instrument, il ne s’agit donc pas de débutants purs. Mais les débutants purs sont les bienvenus à d’autres ateliers qui leurs sont spécifiquement dédiés.

Un peu de shopping estival …

Contrairement à ce que mon article sur le G.A.S. pouvait laisser penser, j’ai été raisonnable, pour une fois. J’attends de voir la rentrée avant de m’acheter un chariot pour transporter le matos.

  • un boitier made in Thomann pour déporter un peu mes connexions pour m’enregistrer … je tombe un peu court avec ma configuration actuelle, et les multiples câbles tendus depuis ma carte son au travers de la pièce, c’est un peu la merde pour s’organiser … avec 10m de câble, le boitier pourra me servir pour m’enregistrer dans des tas de configurations. J’ai acheté quelques adaptateurs pour pouvoir également router mon casque en retour. Ainsi je peux piloter l’enregistrement depuis mon Ipad, et avoir du champ pour me poser avec des câbles plus courts.

Boitier de scène

  • j’ai commandé un set de pin en bois Planet Waves pour remplacer les pins en plastique d’origine que je trouve un peu « cheap » sur ma guitare

bridge pin

  • une nouvelle sangle pour ma guitare, j’ai eu le tort d’élargir le trou à un point qui a irrémédiablement affaibli l’ancienne, j’ai assorti la marque à l’instrument, une Martin, soyons fous

Sangle Martin

Et vous, comment avez-vous débuté dans la musique ?

Je suis persuadé qu’on ne débute pas la musique par hasard. Il faut une rencontre, un passeur et des complices. Un peu comme ces coureurs qui se passent la flamme olympique. Il faut une envie, une joie, un désir, ou un manque et une douleur, une porte d’entrée vers notre coeur pour que la musique puisse prendre racine en nous.

Comme je suis à la recherche de dates, je parcourais mes infos pour voir si il fallait modifier ou mettre à jour des choses et je suis retombé sur cette question dans une ancienne interview.

Comment avez-vous débuté dans la musique ?

Je me souviens de ces dimanches matin au son des variations Goldberg, version Gould sur des vinyls pesants comme des assiettes. Il y a toujours eu des instruments et de la musique à la maison. Je voulais jouer d’un instrument. Mon père joue du piano, de la cornemuse, de la flûte, et d’autres choses, ma mère a joué de la guitare. Pourquoi la guitare ? Peut-être un des seuls instruments que mon père ne touchait pas, sans doute la peur d’être en concurrence avec lui. L’envie d’apprendre seul, et peut être déjà, de jouer seul.

J’ai pris des cours de guitare d’accompagnement, en même temps que mon frère,  chez un voisin de mes parents. Au bout d’un moment, j’ai cherché des cours plus avancés, mais partout on nous disait qu’on en savait assez « pour jouer toutes les chansons ». Mais je sentais qu’on pouvait faire plus avec une guitare.

Le jour où j’ai acheté ma guitare chez un luthier à Liège, j’ai rencontré un guitariste qui donnait des cours et « filait un coup de main » dans le magasin. Il a pris ma future guitare (une « Takeharu ») a joué des choses qui m’ont ébloui et touché. C’était Jacques Stotzem ! J’ai pris des cours particuliers avec lui, puis des stages, quelques masterclass. Jacques Stotzem a été ma première rencontre avec le fingerpicking.

Et vous, qui était votre passeur ?