Ce soir, je reprends les cours … avec des objectifs clairs …

Cours

Apprendre …

Cette année, pour les cours au centre culturel de Dison, je recentre les cours sur mes centres de gravité habituels.

J’ai une quinzaine d’élèves, répartis de manière pyramidale entre les niveaux, une dizaine de débutants, une poignée d’intermédiaires et quelques avancés.

> Pour les débutants:

  • mettre en place des fondations technique solides pour la main droite et la gauche
  • mettre en place une compréhension de la technique du picking (ou de l’accompagnement) et de ses spécificités
  • parcourir un éventail de styles des styles fondateurs (ragtime blues) aux plus contemporains (fingerstyle)
  • parcourir quelques notions pour comprendre l’articulation des accords sur la guitare et le lien avec une interprétation fluide et sans effort

>  Pour les cours intermédiaire et avancés, l’intention avec laquelle je définis ce cours est:

  • aborder des pièces dont la longueur et la qualité permettent de …
  • soulever la question de l’interprétation et de l’intention musicale.
  • aborder un peu de théorie sur base des exemples concrets présents dans les morceaux pour redéfinir et comprendre quelques fondamentaux de la pratique de l’instrument.
  • apprendre à créer, contrôler et projeter le son de l’instrument pour soutenir l’intention musicale et créer une dynamique.
  • appréhender la technique, non comme une fin en soi, mais comme unmoyen de parvenir aux objectifs mentionnés ci-dessus.

Pourquoi les organisateurs deviennent loueurs ?

Parlons en …

Reçu cet après-midi en réponse à mes démarches pour obtenir des concerts:

merci de l’intérêt que vous portez à notre structure mais la saison est plus que complète. Le conte en musique est une belle idée.
Pour 2013-14 nous ne proposerons plus que des locations, faute d’aide et de temps. Nous mettrons à disposition la salle avec un super équipement et un ingé son, mais les artistes s’occuperont de leur communication et de leurs réservations. Voici les tarifs à titre informatif.

 C’est loin d’être le premier organisateur à jeter l’éponge pour s’orienter vers la location. Indéniablement, nous assistons à une crise de l’offre et de la demande. Beaucoup de musiciens, peu de salles, et un public versatile qui dépensera des centaines d’euros pour un grand groupe et rechignera à payer 5 € pour les gars du coin (ou peut-être ce sont des gens différents, je serais curieux d’en lire plus sur les profils de public.

Les tarifs, tournant habituellement autour de 150 € modifient fondamentalement le paysage musical:

  • Sans les choix artistiques opérés par les salles, et en l’absence de concurrence, il n’est pas sur que la scène musicale globale soit tirée vers le haut en termes de qualité des concerts proposés. La concurrence ne porte plus que sur la volonté et la capacité de payer la location
  • il n’est plus question de jouer gratuitement ou pas, il s’agit de rentrer dans ses frais de location, c’est aussi une manière de responsabiliser les artistes par rapport à leur offre et leur promotion
  • Il reste des scènes ouvertes, mais elles sont prises d’assaut par des habitués ou transformées en JAM session ou il faut entrer dans un répertoire commun sans espace pour les compositions et le jeu en solo.

Des pistes de solution:

  • partager les frais et les risques entre organisateur et musicien
  • inventer un acteur tiers qui joue le rôle de courroie de transmission d’investissement entre le lieu et les artistes
  • créer des collectifs de musicien pour se partager des affiches et profiter de structures communes pour la promo
  • soulager des frais de Sabam notamment pour les créations originales (pour booster un peu la création face aux covers ?)
  • reconnaître et soutenir le rôle de création de tissu social (et économique) que jouent les salles dans la vie des quartiers ou des villes plutôt que de se focaliser sur les nuisances

Des avis ?

Mon actu …

Prêt …

La première date pour Contes & Guitare s’approche doucement, les flyers et affiches sont en cours d’impression, les menus suivront quand la liste des comptes et des morceaux sera finalisée.

Le concert du 16/11 à « La Légia » se prépare aussi, c’est dans plus longtemps, mais comme le concert sera enregistré (et sans doute filmé) je veux une setlist aux petits oignons.

Les mailings sont prêts à partir, les agendas culturels en ligne sont contactés.

Ma participation à la compil CD du forum allemand www.fingerpicker.de est finalisée et transmise. J’ai appris à mon grand regret que, pour des raisons pratiques, les adresses des sites des participants ne figureront pas sur la pochette, mais comme mon nom est bien référencé, ce n’est pas trop grave.

 

Le crime ne paie pas, la musique est-elle un crime ?

Vivre de sa musique, en dehors de la scène c’est mort en 2012. A part pour la scène, et encore, car la notion de cachet semble se dissiper en même temps que la valeur de la musique. Lisez l’excellent article complet sur Toc-Arts et écoutez/achetez la musique de Uniform motion. Je compte continuer, parce que la passion ne s’arrête pas aux contingences financières et que pour ma part c’est une sorte d’artisanat autosubventionné qui me convient.

Combien gagne un musicien DIY sur ses ventes en ligne

Si vous acheter la musique ou utilisez un des services « légaux » de streaming, voici un aperçu de là où va l’argent.

      Spotify

Les paiements de Spotify ont augmentés de 56% en 2011 comparé à 2010. Le paiement par stream etait en moyenne 0,003€ en 2010. En 2011 la moyenne est monté à 0,0047€ par lecture.

Donc si vous écoutez un album en entier, l’artiste obtient 0,042€
Si vous écoutez l’album 10 fois sur Spotify, ils obtient 0,42€
Si vous écoutez l’album 100 fois, ils obtiennent 4,23€
Si vous écoutez l’album 1000 fois (une fois par jour pendant 3 ans!), ils obtiendront 42,30€

Si vous utilisez la version gratuite de Spotify, cela ne vous coûtera rien. Spotify gagnera de l’argent avec les publicités. Si vous utilisez une des versions payantes, nous ne savons pas du tout comment ils calculent le partage de revenus. Ils livrent seulement cette informations aux majors.

    iTunes

L’album vous coutera 8.91€ si vous l’achetez chez Apple. Il y a un partage 70/30 la aussi, ils gardent donc 6.28€ par album. Cela dit, cela coûte aussi 35€/an de garder un album sur iTunes, Spotify et Amazon (105€/an pour 3 albums). ILs ne gagnent donc pas d’argent tant que 24 personnes n’ont pas acheté une version digitale de l’album sur iTunes ou 150 chansons, ou si nous obtenons pas des dizaines de milliers d’écoute sur Spotify !

En fait, dans la plupart des cas, ce n’est pas du tout viable économiquement de vendre sa musique [Note du traducteur, c’est un des argument de Ian Roger dans sa stratégie pour vendre sa musique comme une rockstar]

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