Premier passage au Village de Noël: un rendez vous presque manqué ?

Pour une fois, il fait sec et pas trop froid. Cette année je joue deux fois au Village de Noël. Comme les enfants ont leurs activités du samedi après-midi, ce sera un parachutage en solo sur la zone de concert. De toute façon, le stationnement est impossible et les parkings payants sont saturés. Je prends donc le minimum avec moi: 2 jacks, 2 câbles XLR et le long cordon électrique de l’ampli, l’ampli et ma guitare sur le dos.

Je décharge la voiture roulant au pas dans l’embouteillage qui longe le village de Noël et me faufile difficilement dans la foule compacte avec mon matos.

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Arrivé sur place, j’assiste au concert d’un groupe vocal (Raise your voice) qui reprend les grands tubes à voix comme Céline Dion et Starmania. C’est bien fichu et le public est présent. Mon oeil est attiré par le câble du micro chant qui traverse l’esplanade en gravier pour entrer dans le chalet où se trouve la table de mix. Étrange.

Je monte sur scène … et comme chaque année, il n’y a pas de prise de courant (malgré la fiche technique du podium qui prévoit un boitier 15A, systématiquement monopolisé par sapins, guirlandes et projecteurs). Malgré la longueur de mon cordon électrique, il faut une allonge supplémentaire pour aller chercher du courant plus loin derrière dans un autre chalet. On finit par brancher l’ampli. Un problème de réglé.

Ce câble de micro tiré en travers de l’avant scène m’avait mis la puce à l’oreille, et mes craintes se confirment, le multicâble qui va de la scène à la sono est HS. Ce sera ampli seul sur scène, sans la façade. J’aime bien aller au village de Noël pour confronter ma musique avec un maximum de monde. Cette fois, ce sera limité aux personnes se trouvant ou passant devant le podium. Je suis un peu contrarié, j’avoue … je devrais traîner ma rallonge électrique et mon multicâble XLR partout (ce truc pèse 6 kilos) … pour un concert de 30 minutes, sérieusement ? J’en demande pas trop quand même. Une prise de courant, une ligne vers la sono avec un son prémixé via mon ampli, c’est le minimum syndical. Il vient un moment où il faut se résoudre: on joue comme ça, la situation ne s’améliorera pas.

Pendant le premier morceau, je me rends compte que, compte tenu des circonstances, le plaisir n’est pas au rendez-vous. Et ça me désole encore davantage. Mais je joue et je soigne mon jeu … quelles que soient les conditions, on y va à fond, rien de tout ça n’est de la faute du public. Il m’importe qu’on ne puisse rien reprocher à ma prestation (même si je n’oblige personne à aimer).

Et peu à peu des gens s’arrêtent, sourient. Je vois des enfants danser en rythme. Les applaudissements ponctuent la fin des morceaux et je me détends peu à peu pour entrer en musique. Et le plaisir de jouer revient … parce que le son est bon, même si il ne porte pas aussi loin que je le voudrais, parce que ma guitare va bien, parce que malgré le froid, ça reste jouable et que je ne fais pas de grosses gaffes.

Quand j’entends au loin une fanfare arriver avec cornets et tambours, je me dis que c’est le coup de grâce, mais ils s’arrêtent de jouer avant d’être trop près.

Je termine par « Smoke on The Water » puis « Caravansérail » avant de replier mon matos pendant que le conseil du Village de Noël investit la scène pour un chapitre (remise de décorations honorifiques).

Les commentaires en sortie de scène me rassurent, ce fut sans douleur pour le public qui ne s’est pas rendu compte des problèmes … peut-être que j’exagère un peu aussi, après tout, si ça marche comme ça, pourquoi s’en faire.

Ensuite, l’essentiel, une bonne bière en compagnie d’un ami … (oui, je suis sous un projo LED bleu, euh non, rouge, euh non, rose, non rouge …).

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Je rejoue samedi prochain, j’espère que les soucis techniques seront résolus …

Showcase au Village de Noël – 14/12/13 – Village de Noël – Liège – Belgique

Faites du bruit, je me charge de la musique !

Ce samedi je joue sur le podium du Village de Noël. Ce showcase du mois de décembre est un ovni dans mon agenda. Pourquoi sortir dans le froid, en échange de quelques vins chauds, pour jouer de la guitare sur un podium devant des chalands indifférents et enivrés par le grand air (et quelques verres) ?

Tout simplement parce que j’aime ma ville et que j’aime aller à sa rencontre par le biais de ces événements populaires et que c’est ma façon à moi de participer à l’ambiance des fêtes de fin d’année en allant me produire et boire un verre.

Je ne joue PAS d’airs traditionnels de Noël, raison pour laquelle les commerçants aux oreilles usées par les cantiques fm-isés devraient plutôt m’être reconnaissants, et n’en déplaise à l’un ou l’autre grincheux qui croit que les gens ne veulent entendre que ça du 1er décembre au 1er janvier.

Voici une affiche à télécharger, elle est optimisée pour consommer le moins d’encre possible lors de l’impression (c’est moins joli que sur fond noir, je n’en disconviens pas).

Imprimez-là via le lien ci-dessus (click-droit), affichez-là dans votre auto, au bureau, à la cantine … ou parlez-en autour de vous.

Passez boire un verre avec des amis, entre deux courses, dites aux gens de passer sur mon site … faites du bruit, je me charge de la musique !

Je joue également samedi 21, même heure, même endroit …

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En duo avec Marilyn, pour la soirée de gala de la chorale royale echo de Renastène

Le programme de ce soir: une première partie en solo/duo avec Marilyn Henkinet, ensuite quelques morceaux pour accompagner la chorale. La soirée se termine par le « Gospel Action Team« . Après le compte-rendu de l’incroyable concert de Jacques Stotzem au Spirit of 66, faire le compte-rendu de mon concert me donne l’impression de commenter un match de division provinciale, du point de vue guitaristique 🙂 

Concert Anniversaire chorale de Renastière

Concert Anniversaire chorale de Renastière

Départ vers 17h pour être à l’heure pour le montage et le soundcheck. Je préfère arriver tôt, d’autant que les câbles pour me relier à la sono passent derrière les estrades destinées aux chorales. Lors de la répétition de jeudi, il est apparu que la salle manque de câbles XLR de bonne longueur, la stage box de connection est côté cour et nous sommes côté jardin, j’en embarque l’un ou l’autre pour faire raccord.

La salle est magnifique, l’accueil est sympathique, comme à chaque répet. A boire, à manger (des « belegte Brötchen » – petits pains ronds au fromage ou au jambon avec du bon beurre de l’Eiffel/Ardennes qui me replongent dans mon enfance).

Certains visages sont tendus par le trac: ici un mal de ventre, là un raccord maquillage, un ourlet de pantalon, une écharpe qui ne tient pas en place. La routine du backstage. Je suis un peu plus tendu que d’habitude également. Pour un loup fingerpicker solitaire, jouer en duo est toujours un défi supplémentaire, et j’avoue la confiance en l’autre n’est pas naturelle chez moi. Je trouve également les premières parties plus compliquées car, on a moins la gestion de l’espace-temps que pour un concert solo complet.

Nous montons sur scène, rideau fermé. C’est agréable de pouvoir se placer et se brancher sans devoir réfléchir à la manière de parvenir au centre de la scène. Après les discours d’introduction protocolaires, c’est parti. Je joue debout, Marilyn joue assise. J’ai un micro pour les annonces et je lance Marilyn pour son Mississipi Blues, c’est sa première scène depuis 20 ans. Le trac est palpable, mais elle rejoint la rive du Mississipi saine et sauve.

Nous restons dans une ambiance blues avec l’arrangement de Come Together de Jacques Stotzem dans une version duo. A posteriori, je me dis que j’aurais du mettre un morceau solo avant le premier duo pour pouvoir me plonger dans le bain. Le duo fonctionne bien … nos répets du lundi soir payent.

Ensuite vient mon 404 Rag, un ragtime décoiffant … Marilyn suit avec une composition dédiée au monde des claquettes: Walking Step. Ensuite un standard avec « Sweet Georgia Brown » où je cale bien mon solo, pour une fois.

Ensuite je termine le set par mon morceau Sorrow. Une ambiance nostalgique, silence dans la salle, une belle qualité d’écoute qui me donne le contrôle total de l’interprétation, et je m’envole avec mes notes.

Pour ne pas abandonner le public avec un morceau aussi mélancolique, j’ai décidé de jouer le contraste maximum avec ma reprise de Smoke on the Water. Je repense à l’énergie de Stotzem sur la scène du Spirit et je décide de tout balancer sur ce morceau. Option payante, applaudissements nourris et enthousiasme du public … et un rappel.

Faute d’un répertoire commun très étoffé, on a décidé d’improviser une version acoustique du Little Wing de Jimi Hendrix. Cette grille d’accords est magnifique … je l’ai déjà joué avec Jean-Paul Kuypers, avec Jonathan de Cesare, avec Marilyn, chaque fois différent … je pense que ça va devenir mon plan de duo impro pour tous les concerts.

Nouvelle salve applaudissements. Ensuite, nous retournons dans les coulisses pendant que la chorale s’installe. Ce soir, elle célèbre 140 ans d’existence … je reste en coulisse avec ma guitare, je mets mon capodastre et je m’accorde en profitant du moment de calme. Marilyn en profite pour aller s’en griller une dehors..

Nous remontons sur scène pour un premier chant avec la chorale: « Toi mon église aux chaises vides » une chanson chrétienne de Giannadda avec un bel accompagnement en picking. Ensuite « Tous les rêves » de Pierre Rapsat. Je pense que notre son est toujours sur le réglage de la partie solo, je n’entends que les guitares dans le retour, et à peine les claviers de la dirigeante de chorale et encore moins les chanteurs. Je ne m’inquiète pas pour le son façade, sur lequel le sonorisateur a une prise directe, mais dès la seconde mesure, je me cale visuellement sur les mouvements de la dirigeante, c’est la seule option. En me tournant pour voir le centre de la scène, tout en essayant de ne pas assommer une des chanteuses de la chorale, je manque de pousser Marilyn bas de sa chaise qui m’incendie d’un regard noir (mais noir).

La chorale a un rappel, nous les accompagnons sur Soleil de Grégoire, une grille simple que nous n’avons pas répétée .. la petite surprise est qu’il manque le tout dernier accord de la partition, mangé par la photocopieuse, petite hésitation entre la résolution sur le mineur ou le majeur 🙂

Nous sommes récompensés par la chorale d’un bouquet de fleurs et de bouteilles de vin (… je reviens quand vous voulez !).

Ensuite une cérémonie de remise de décorations aux membres les plus anciens de la chorale me donne le temps de déposer une partie du matériel en coulisse, câbles en vrac à replier plus tard. Il faut libérer la scène pour le Gospel Action Team qui vient avec 6 musiciens et une dizaine de chanteurs qui se massent en coulisse. Je récupère tout mon matos, à l’exception des câbles passés sous les structures. J’attends que le backstage se vide un peu pour faire le ménage, plier et ranger proprement, pendant que Marilyn va saluer les gens venus de Liège pour la voir. J’en profite pour transférer le plus gros du matos dans l’auto, à l’exception des guitares, que je déteste laisser à vue sur une banquette arrière de la voiture … petit village des Ardennes comme centre-ville, ne soumettons pas à la tentation.

J’ai enfin le temps d’aller saluer mes parents, venus me voir. Je m’assieds dans la salle pour profiter du ma-gni-fi-que concert du Gospel Action Team. Moi qui suis fan de chant, de gospel (et de Sister Act, j’assume), je savoure l’énergie positive de ce set qui termine cette magnifique soirée. Je récupère mes câbles, impeccablement roulés (merci Michel !) et je finis de charger l’auto en chantonnant « Oh happy Day », en me disant qu’un jour je reviendrais volontiers pour un concert solo dans une si belle salle (reste à la remplir de monde, ce qui est une autre histoire).

Je bois un dernier verre (d’eau) et nos reprenons la route en mode débriefing et projets d’avenir pour le duo Fingerpicking – David & Marilyn. 

Je vais essayer de mettre la main sur l’une ou l’autre photo/vidéo …