Conte & Guitare à Lierneux: Alors raconte … ?

Retour à un ancien amour, un trop rare « Conte & Guitare » avec mon ami Rumelin. Ce soir le thème sera les 7 péchés capitaux: Envie, Luxure, Gourmandise, Orgueil, Avarice, Paresse, Colère.

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Les 7 péchés capitaux

Ma Lovely Roadie est partie vers d’autres aventures, ce soir je serai « en solo » pour ce duo. Arrivée de notre sémillante babysitter, passage de relais, puis chargement de la voiture: guitare, ukulélé, mallette de câbles, pieds de micros, mallette média avec les cameras, rallonge électrique et mon kit d’éclairage led. Mon chariot de transport sera donc du voyage pour compacter le tout.

Pendant le trajet nous dissertons avec Rumelin sur la vie en général et le statut des artistes et les tours pendables de l’administration qui change constamment les règles du jeu.

Le bâtiment de la bibliothèque est flambant neuf, les trottoirs sont lisses comme des billards, le public entrera par l’entrée principale, mais nous avons un accès direct à l’espace scénique, le tout est accessible aux PMR – personnes à mobilité réduite et aux MQMPR – musiciens à quantité de matériel pas réduite. Dans une aile du bâtiment qui est l’ancienne école du village, les rayonnages de livres se sont poussés un peu sur les côtés pour libérer une grande place déjà garnie de chaises. De quoi accueillir une trentaine de personnes. Je branche les amplis et les lumières, tandis que Rumelin met en place le matériel promotionnel et toutes sortes de petites lampes et bougies. Nos hôtes sont attentifs et attentionnés, le petit verre de jus de pomme pour un petit boost d’énergie pendant le montage est le bienvenu, et une petite bouteille d’eau pour le spectacle est prévue à mes pieds.

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David van Lochem & Rumelin

Les bibliothèques font des bonnes salles de concert, entre les rayonnages de livres les réflexions du son sont absorbées, le son est bien défini tout en restant chaleureux. Ce soir je pousse un peu la chansonnette avec mon ukulélé, pour souligner d’un trait musical les contes de Rumelin, un second sound-check s’impose donc avec voix et ukulélé. Je chipote un peu pour doser la reverb, il m’en faut un peu plus pour chanter que pour parler. Le soundcheck terminé, un petit espace entre les rayonnages de livres servira de remise pour cacher flight case, sacs et mallettes. J’installe également les caméras, mais ce soir, je n’ai pas de photographe sous la main.

Quelques personnes arrivent en goutte-à-goutte, puis la salle se remplit. Je commence par quelques morceaux extraits de mon répertoire habituel. Dehors, le jour tire sa révérence et je joue Entre chien et loup, puis quelques autres instrumentaux. Il y aura pas mal de reprises au ukulélé plus tard dans le spectacle, raison pour laquelle je mets la guitare à l’honneur dans l’introduction, histoire de présenter mes propres compositions.

Comme pour la plupart de nos spectacles Conte et Guitare, c’est le public qui est aux commandes. Chaque péché est inscrit sur un petit carton, à piocher au hasard d’une main innocente ou à choisir. Le public peut choisir de dédicacer son péché à quelqu’un et également de débuter par le Conte ou la Musique. Cette manière de faire crée un spectacle dont les contours sont dessinés, mais dont la forme varie à chaque fois, ce qui permet d’être interactif avec le public et d’avoir un spectacle sans cesse réinventé par nous. J’aime jouer avec Rumelin, car bien que nous pratiquions des arts différents (où est-ce à cause de cela ?), le spectacle est très équilibré et chacun porte entièrement sa part de l’instant scénique.

Le premier conte sera consacré à la paresse. Au délit de bonne gueule et à la tête du client, Rumelin re-baptise les protagonistes de ses histoires, Tony sera le paresseux d’un conte. Émeline sera la princesse d’un soir. Suivra la chanson « Je n’ai que deux pieds » de Thomas Ferssen. Je suis content de débuter par celle-là, c’est ma préférée dans les chansons de ce jour. Le public est très attentif, c’est un plaisir de jouer. Le conte crée l’atmosphère propice à l’écoute de la musique, la musique crée l’ambiance autour du conte et les passages de l’un à l’autre assurent une bonne interaction entre nous et le public. Pour la suite, certains contes seront suivis de chansons, d’autres d’instrumentaux à la guitare, selon le thème de chaque conte. Pour le conte sur la colère, paroles et musique se mêlent avec le chant des roches. Un conte oriental sera suivi logiquement de mon morceau Caravansérail. A propos de logique, j’avais prévu de jouer Smoke on the Water après un conte consacré à la fumée, mais ce conte a été raconté à un autre moment. Peu importe, on raccroche les wagons dans la bonne humeur et ma reprise de ce classique du rock remporte un joli succès.

Le spectacle se termine par un dernier rappel en musique. J’avoue je serais encore bien resté jouer un moment, je m’amusais bien. Un tirage au sort de chèques livres clôture le spectacle et nous tirons au sort les heureux gagnants.

Tout naturellement, Rumelin se tourne vers le public pour la promotion et le service après-vente, tandis que je remballe le matériel. Direction la cuisine pour manger un bout: salade, baguette, fromages et un verre de rouge (ou deux ?), puis quelques fraises, en compagnie de nos charmants hôtes d’un soir.

A table, nous continuons de disserter sur les contes, les légendes et les incroyables histoires un peu vraies de ce coin de Belgique que nous connaissons bien, Rumelin et moi, car nous avons usé nos jeans dans une école de cette même principauté. J’abrège les débats à contre-cœur, mais j’avais promis à la babysitter de ne pas rentrer trop tard et il est temps de partir. Trajet de retour sans histoire, je dépose Rumelin, puis je rentre à la maison décharger la voiture de son matériel, puis la babysitter de sa garde.

Je remets vite tout le matériel en place tant qu’il me reste du courage, histoire d’être prêt pour la prochaine fois, en espérant que ce sera pour un autre conte et guitare. Je vérifie rapidement ce que les caméras ont filmé, il y aura sans doute des vidéos dans les prochains jours.

Mais maintenant au lit, demain, j’ai piscine !

02/05/14 – Bibliothèque communale de Lierneux – 7 pêchés capiteux – Lierneux – Belgique

La présence web et les agendas des organisateurs

davanloQuand on entre le nom d’un artiste dans un moteur de recherche, les résultats pour les sites webs, mais aussi ceux pour les images et les vidéos devraient donner une idée de ce que il fait, d’un seul coup d’œil.

Il en va de même sur les réseaux sociaux. Un travail d’image et de notoriété porté par les artistes, mais aussi par ceux qui les engagent.

Si vous tapez « Jacques Stotzem » dans Google, vous verrez son site officiel dans les premiers résultats, et des images de lui, guitare à la main. En cliquant sur « images », vous constaterez qu’il donne de nombreux concerts un peu partout et qu’il a quelques CD à son actif. Les résultats pour les vidéos sont aussi parlant.

Si on vous trouve, on doit comprendre ce que vous êtes et ce que vous faites. Idéalement, on doit également pouvoir vous trouver dans les premiers résultats des moteurs de recherche en recherchant par des mots clefs relatifs à votre activité. Attention au clash entre votre personne et votre projet artistique si vous n’avez pas de nom de scène, et surtout si vous en avez un.

Il doit également être possible de trouver dans un seul endroit centralisé des infos sur ce que vous faites (biographie), comment vous le faites (extraits audio et vidéo) et surtout quand (agenda). Vos profils de réseaux sociaux servent de relais vers cet endroit. Aucun ne remplace l’autre, et l’existence d’un site statique (non, ce n’est pas old-school) garantit une certaine masse critique à votre présence passée et future. Certains outils conviennent bien à l’interaction informelle quotidienne, d’autres servent à la construction de votre présence et de votre image sur le web. Vos archives de photos, de vidéos, votre agenda et votre biographie ne sont pas servies au mieux par Facebook, ou Twitter, par exemple. Une certaine forme de redondance et d’ubiquité sont un plus, même si il est indispensable d’adapter la forme de la communication à son média.

Tout ceci est connu et bien exploité par les artistes en général.

Pour un organisateur, faire la promotion d’un événement et d’un artiste, c’est très certainement mettre une affiche chez une amie pharmacienne, dans l’entrée du centre culturel et du hall omnisport, mais pourquoi avoir fait un site internet moderne et accessible, si c’est pour en négliger l’agenda ? 

Je suis étonné parfois d’être contacté par le public pour des événement auxquels j’ai participé, juste pour savoir si l’édition de cette année aura lieu ou pour avoir des informations pratiques. Je m’énerve parfois de voir les organisateurs omettre de tenir leurs pages et leurs agendas à jour pour des événement auxquels je contribue sur scène, ou dans la salle.

Il est essentiel non seulement de mettre l’événement dans les divers agendas culturels comme quefaire.be (je m’en charge, en général), mais aussi sur les sites officiels liés aux organisateurs.

Souvent ce sont les organisateurs institutionnels qui négligent ce point. Un exemple frappant est que la plupart des communes ont un site en « .be » dont l’agenda culturel ne reprend que le strict minimum des grands événements. Peut-être que certains craignent que trop d’événements « mineurs » nuiraient à la visibilité des grandes dates (sans doute parce que les gens vont oublier la date de la procession traditionnelle annuelle ou de la messe de minuit ?). Parfois les connaissances techniques manquent pour la mise à jour. Parfois il s’agit d’un désintérêt pour la chose, parce qu’il y a peu de visiteurs sur le site et peu de retours par rapport à ces publications.

Au-delà de la problématique de l’absence des informations pratiques: horaire, adresse, contact pour les réservations, il existe un processus bénéfique pour tous mais méconnu : la présence de l’annonce d’un événement sur un site avec un lien vers le site de l’artiste augmente à la fois la visibilité de l’agenda en question et celle de l’artiste. Durablement, au-delà du simple événement mentionné. Pas à pas, date par date, la visibilité et la crédibilité de l’un et l’autre se construisent. Je vous épargne la métaphore sur les grains de sables ou les rivières qui font les océans.

En résumé: la dynamique et la masse critique d’un agenda bien rempli garantissent l’attention du public et la réussite des événements sur le court terme, mais aussi sur le long terme, à la fois pour l’organisateur et pour l’artiste. 

Contes et guitare: rendez-vous exceptionnel ce vendredi à Lierneux

Pieter_Bruegel_the_Elder-_The_Seven_Deadly_Sins_or_the_Seven_Vices_-_PrideCe vendredi, j’ai la joie de retrouver mon ami le conteur Rumelin pour une trop rare occasion. Un Conte et guitare autour des sept péchés capitaux.

Ce sera même plus qu’un contes et guitare, puisque mon ukulélé sera du voyage.Chaque péché sera illustré en conte et en musique.

 

Rendez-vous à la librairie communale de Lierneux vers 19h30.