Les diables rouges en guitare … diablo rojo :)

Formation SMART sur les réseaux sociaux

Dans la continuité de ma première formation sur le réseautage professionnel, je me suis inscrit à une formation SMART sur les réseaux sociaux.

Certains contacts m’ont demandé pourquoi je voulais participer à une telle formation alors que je suis un utilisateur intensif des réseaux sociaux. Être un utilisateur intensif ne signifie pas utiliser les réseaux sociaux de manière professionnelle. Il me semble utile de faire un petit 360° des fondamentaux, passer en revue des check-lists de pertinence et d’adéquation de formats et de supports de diffusion. Reparler du rôle de chaque réseau social et de l’articulation entre les différentes plateformes et remettre le site web (ou le blog) – qui ne sont pas morts – et les mailing-lists et Newsletter – qui ne sont pas inutiles – à leur place dans l’équation. C’est aussi l’occasion d’échanger des pratiques et des expériences avec le formateur et les autres participants. Il faut avoir l’humilité de mettre chaque matin sa ceinture blanche et se rendre disponible pour apprendre des choses.

Nous sommes donc une petite douzaine de créateurs rassemblés dans le petit local de formation chez SMART. Présentation rapide en tour de table et nous débutons par une remise en contexte de l’interactivité et des principes de base de la communication via les réseaux sociaux.

Comme pour le réseautage « traditionnel », les notions de projet, d’objectifs et de planning sont centrales. Comme pour la communication traditionnelle, le public cible est à identifier et à caractériser.

L’après-midi sera consacrée à l’analyse plus détaillée des réseaux sociaux les plus intéressants, ou les plus pertinents selon l’usage. C’est l’occasion de collecter pas mal de conseils pratiques sur des points précis de l’utilisation de chaque canal.

Le souci d’une telle formation est le même que celui que je rencontre dans mes cours de guitare. Débutants, intermédiaires et avancés ont des problèmes nécessitant des approches différentes. Plus le niveau de compréhension est élevé, plus les solutions devraient être traitées de manière individuelles, ce qui n’est pas l’objet d’un tel cours, comme l’a justement signalé le formateur, Julien Mourlon, en début de journée.

Pour prendre l’exemple de Twitter, sur lequel on pourrait passer une journée entière. 

C’est quoi Twitter ? A quoi peut me servir Twitter ? Pourquoi me servir de Twitter ? Comment me servir de Twitter ? Comment configurer Twitter ? Comment rendre mon utilisation de Twitter plus efficace ? Comment évaluer mon utilisation de Twitter, dans le cadre des objectifs définis ?

Pour tirer le meilleur d’une telle formation, je recommanderais au parfait débutant de se focaliser d’abord sur les informations générales, en mettant de côté l’envie de comprendre l’outil et son paramétrage, sans se laisser noyer par le jargon et les expériences des utilisateurs déjà familiarisés à une certaine utilisation. Ensuite, quand les objectifs sont plus clairs, il est toujours temps de faire appel à un ami pour un coup de pouce pour se mettre le pied à l’étrier. Comprendre, créer, configurer et faire ses premiers pas avec des objectifs en tête.

Pour l’utilisateur intermédiaire (dont je suis), les informations les plus utiles sont liées à la spécialisation des contenus pour chaque réseau social, la planification de la publication et de la veille de contenu, la curation du réseau de contact (suivi ou suivant) et la veille de contenu. Configurer pour mieux utiliser, consommer du contenu et produire du contenu pertinent, planifier.

Un utilisateur avancé retiendra sans doute les informations liées à l’analyse des résultats obtenus. Il serait sans doute intéressant pour un tel utilisateur de s’offrir, après une formation de ce genre, un coaching individuel pour gratter les derniers carats. Analyser, optimiser, investir dans la visibilité, intégrer les réseaux les uns avec les autres de manière intelligente.

Personnellement, je ressors de la formation avec quelques points d’actions pour organiser ma consommation de contenu, structurer mieux mes réseaux de contacts et gérer le planning de mes publications.

Une formation recommandée dans tous les cas.

La musique narrative.

Mon avis ...

Mon avis …

Quand je compose, je cherche en général à rendre, par des notes, un moment, une ambiance et des sentiments par l’énergie ou la douceur.

Souvent il s’agit d’un instantané de ma vie que je raconte en notes pour le partager et le projeter en creux sur l’imaginaire de mes auditeurs. Certains auteurs parlent de musique narrative pour une musique évoquant un événement ayant une certaine durée ou de musique impressionniste s’il s’agit d’un instant ou d’un paysage.

On croit la musique intrinsèquement narrative, car elle est constituée d’objets sonores et sa construction linéaire et rythmée et ses mélodies présentent des analogies avec le langage. Le langage présente lui-même des éléments musicaux comme les intonations mélodiques, les accents, les rythmes et les syncopes.

Mais la musique ne devient réellement narrative que par le récit qui l’encadre, ou son titre.

Privée de tout accompagnement, de titre, d’annotations, ou d’une sollicitation expérimentale préalable ou contextuelle, une œuvre musicale, par elle-même, ne peut pas nous raconter d’histoire. C’est l’auteur qui consciemment fait précéder son œuvre de récits, de titres et de programmes. Sans leur titre, les 4 saisons de Vivaldi ne feraient pas la pluie et le beau temps sur les lignes d’attentes des centraux téléphoniques.

La tendance naturelle qu’ont les auditeurs (sensibilisés ou non à la musique) de décrire leur propre expérience auditive, et leur perception de la musique, par un récit construit s’appuyant sur des éléments de la réalité, renforce l’idée que cette forme permet au compositeur de créer une accroche dans l’imaginaire de l’auditeur.

Le récit peut être souligné par la présence de « Topoï » des unités sonores répétées dont le sens est défini par consensus culturel et qui évoquent des sentiments, des lieux, des objets, des mouvements ou des phénomènes naturels. Ils inscrivent le « discours » musical dans le temps. Le discours musical se nourrit de répétitions, de rappels, de préparations, d’attentes, de coups de théâtres et de résolutions qui sont des éléments culturellement définis.

Un autre élément dans la boîte à outils du narrateur instrumentiste est le figuralisme, qui cherche à rendre littéralement des éléments sonores comme le vent, les battements d’un cœur ou la respiration, un chant d’oiseau ou des intonations de la voix (ex: accents toniques dans la paire question-réponse, interjections).

Le compositeur déploie une conduite auditive, une main-courante qui permet l’accordage de deux imaginaires. Cette approche permet de combiner l’intention narrative de l’auteur avec la liberté de l’auditeur.

Une fois le décor planté, le discours musical aura pour objectif de répondre à la question centrale de tout récit « que se passe-t-il ensuite ? » et « comment ça finit ? ».

Prochain concert: Kulturkapelle Krewinkel (B)

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