Des stages de lutherie pour musiciens : au choix, des réglages au refrettage jusqu’au vernis et la sculpture d’une tête de guitare !

LutherieAnne-Valerie Lahaye (luthière) m’informe qu’elle organise une série de stages de lutherie pour les musiciens. Cela se passera à l’Ifapme de Limal qui propose un large éventail d’activités.

Ça m’a l’air très intéressant car pour une fois, la matière des stages est intelligemment subdivisée pour former des guitaristes ou bassistes qui ne souhaitent pas se lancer dans la fabrication d’instruments, mais veulent pouvoir intervenir sur les réglages et le frettage d’un instrument.

Il est possible de s’inscrire en ligne sur le site de l’Ifapme.

Les infos pratiques et les modalités se trouvent ci-dessous.

 

 

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Concert review: Dave Goodman, Jacques Stotzem and Huang Chia-Wei in Verviers (B)

When in the queue at the entrance I heard a lady say, « Merse! » with a heavy accent instead of the french-sounding « Merci! », I told myself, no doubt … I’m in Verviers. And if I am here, it is because it’s the acoustic guitar evening of the Guitar Festival in Verviers. A festival that Jacques Stotzem initiated some years ago with Francis Geron, the charismatic boss of the legendary Spirit of 66. 

The schedule of the evening is well-known. Modelled on the « all star guitar nights » made in US, it brings together guitarists, with different musical worlds. The concept is incredibly simple: the musicians share a stage on which they spend the evening, alternating solos, duets, or trios.

Tonight, the artists on stage are (from left to right):

Dave Goodman – an American-German singer and guitar player with his atmospheres of bluegrass-blues tunes mixed in Celtic influences, and a powerful groove.

Jacques Stotzem –  the European, born in Verviers with his powerful yet melodic rock fingerpicking.

Huang Chia-Wei – native of Indonesia, living in China and flagship of the classy Asian melodic elegance.

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

Jacques Stotzem who has toured Europe, the US and Asia, is the link between the other two guitarists. He met them on tour, and invited them to play in Belgium.

After the short introduction speech of the director of the cultural centre, which stumbled on the pronunciation of Huang Chia-Wei’s name (I hope he’ll never have to comment on a football match between let’s say Serbia and Albania), Jacques Stotzem begins the evening by his tribute song to the radio station Classic21 and Marc Ysaye. With the support of this radio, his albums Catch the Spirit I and II, were able to embrace a well deserved success in Belgium.

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

Then comes Dave Goodman, playing and singing, cap jauntily on the head. Beautiful stage presence with a powerful groove and devilishly quick bluegrass-sounding solos. At times he reminds me of the groove of Leo Kottke.

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

Jacques then introduces his friend Huang Chia-Wei, the organizer of his concert tours in Asia, CEO of a factory guitars (Naga guitars) and incidentaly able to summon two spare tires for a car deep in the Chinese mountains with a simple phone call.

Tireless, unable to stay at the same place between appointments, he is the author of the impatient interjection « move-move » made ​​famous since it has inspired a tune to Jacques. Yet musically, Chia-Wei Huang is smooth, with a delicate touch and a succession of perfect notes, with falsely simple melodies.

The pleasure of playing and the complicity of these three musicians is a delight to see and hear.

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

Alternating between three musical continents the evening goes on. Playing a little guitar myself, I see how the playing techniques and amplification equipment used by every musician vary, always at the service of what suits everyone’s sound and style. Further proof that there is no universal truth for the guitar, everyone carries his own truth in terms of playing technique and equipment.

I grant myself a beer during the intermission, saluting Jacques, his wife Gaby, and other familiar faces: guitar students, masterclass attendants or guitarists. I bought the CD of Huang Chia-Wei, who will probably not often come back in the region. I am to broke to also buy the live CD of Dave Goodman. Too bad, next time maybe. Since he lives in Germany, it will be easier to buy it later on.

The second part of the evening is dedicated to duos born from the meeting of these great musicians. These are among my favourite musical moments.

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

I love how everyone’s style blends into a common harmony and how ideas are poured into each solo.

I deliberately took only small video clips of each moment, because these are musical moments to see (… and it hurts my arms to hold my smartphone like that). The shaky video taken at arm’s length with a smartphone don’t do justice to the emotion of the moment. There are too many of these videos on the Internet and not enough people at concerts. If I share, guilty myself, it’s in hope that it will encourage you to go to concerts yourself. Hey, it happened next door!

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

Festival de la guitare de Verviers (photo : G. Stotzem)

Come see live music, get out of your couch, turn off the TV! Come to see master craftsmen carve the note out of wood and strings right before your eyes!

While some musicians give you the urge to listen to music, others achieve to give you the desire to play. These three are among those rare gems!

Note: this article is a translation and repost of the concert review I wrote in french and published earlier. Special thanks to BriBri for proofreading my bad english.

Combien de paires de fesses pour rentrer dans les frais d’un petit concert ? (fiction)

Depuis le côté de la scène je compte les chaises dans la salle. Chaque paire de fesses (accompagnée je l’espère d’une paire d’oreilles) est invitée à participer aux frais de ce concert que je voudrais magique.

le public

On joue à 5 € le billet d’entrée. On hésite à demander plus, sans être connu, dans une petite salle qui a connu des jours meilleurs, un samedi soir où l’offre est forte. Et sans jouer, comment se faire connaître ?

Nous avons 3 sponsors invités, qui ne paient pas leur place. La soirée n’est pas subsidiée.

Les deux premiers rangs, plus deux trois places environ, paient la Sabam, soit 83 euros au tarif 210, pour cette salle d’une jauge d’une trentaine de personnes. Officiellement le tarif est de 54 €, mais la Sabam considère qu’il y a majoration du prix du billet pour le calcul forfaitaire car les boissons sont plus chères que le ridicule « 1,25 € sous peine de majoration » de leur tarif. Et ça fait un bon moment que nulle part les boissons ne sont sous ce montant. Une petite partie de cette somme reviendra aux compositeurs des œuvres jouées (moi, pour l’essentiel). Je dois admettre que des gros efforts ont été consentis pour améliorer le suivi de l’exécution des œuvres.

Quelques sièges du rang derrière paient (assez mal) la soirée de la barmaid, qui n’étant pas artiste ne peut se contenter de travailler pour l’air du temps. On pourrait sans doute trouver un bénévole pour ce poste et lui offrir quelques verres.

Je pense qu’on pourrait encore déduire quelques sièges pour frais d’infrastructure et les taxes pour la salle, mais n’étant pas propriétaire, les montants m’échappent.

Il faut compter une dizaine d’euros de frais pour le trajet, ainsi qu’une dizaine d’euros pour le parking, quand il n’y a pas de places gratuites à disposition. Les frais d’entretien des instruments, des cordes neuves. Une belle chemise à amortir sur quelques concerts.

Une quinzaine d’euros pour l’impression des affiches et de quelques cartes promotionnelles.

Les 30 premiers billets vendus rembourseraient les frais fixes de la soirée.

Si ce soir-là, il y a 30 personnes dans la salle. La soirée sera un succès, mais un échec financier. Demander 10 euros la place ne résout pas le problème, car c’est un autre forfait majoré qui serait d’application, soit 135 € pour la soirée, soit 13,5 billets. À 15 € l’entrée, on est déjà à 184 €, pour 20 € le billet on est à 209 € soit 10 billets. On constate que le tarif est dégressif pour les grosses structures, c’est un comble !

On me dira que les règles sont les mêmes pour tous, mais à titre de comparaison, une grande salle où j’ai assisté à un magnifique concert à 12 € la place, a une capacité de 260 places. Évidemment, je sais qu’on ne joue pas dans la même division, je suis certain qu’ils travaillent au forfait, et j’admets que les frais et les montants des cachets sont d’un tout autre ordre de grandeur. Mais la Sabam seule prend 280 € environ au tarif 2010, soit une vingtaine de sièges, environ 8 % des places disponibles.

Dans notre salle d’une trentaine de places avec des places à 5 €, la Sabam se goinfre 60 % des billets vendus. Pas question pour les artistes de gagner quoi que ce soit sur une soirée pareille.

Ne pas s’affilier, à condition de ne jouer aucune reprise et de ne jamais s’associer avec un artiste affilié ? Mentir sur les déclarations ? Y aller de ma poche, puisque même jouer gratuitement ne change rien à l’équation ?

Le concert ayant été annulé, ceci est devenu une fiction … trop proche de ma réalité.

Note : ceci est valable pour la musique légère, pour de la musique « sérieuse », le tarif minimum serait compris entre 15 € (3 billets) pour notre petite salle et 25 € pour une salle à 300 places (2 billets).

Ou, en une image, le tout mis à plat, dans la face :

Salle

 

Le retour du Fishman SoloAmp SA220

Fishman Soloamp SA 220

Fishman Soloamp SA 220

Un petit « nouveau » vient de rejoindre l’écurie de mon matériel pour le live.

Il y a quelques années, j’avais testé un Fishman Soloamp (aka SA 220). J’aimais bien cet ampli pour la projection du son, sa puissance et sa maniabilité. Conçu pour un transport facile et un encombrement acceptable, c’est un bel outil destiné aux solistes chanteurs, et parfait pour un soliste instrumentiste. Avec son installation en colonne, il convient bien aux petites scènes où il projette son son à hauteur d’oreilles. Je lui trouve une certaine élégance également, mais c’est très subjectif.

À la suite de diverses péripéties liées à un transport et à un prêt, visiblement défectueux, il était resté en cale sèche chez un ami qui avait renoncé à s’en servir ou à la faire réparer. Pour ma part, je n’avais pas de place pour héberger un ampli cassé, d’après ma femme.

Dernièrement, je m’étais mis à la recherche d’une sono compacte (dans le style des Stagepass de Yamaha), pour certains scènes où les 100 Watts de mon Loudbox sont un peu courts pour des raisons de taille ou de disposition scénique, mais, j’avais renoncé faute d’argent.

Puis je me suis souvenu de cet ampli.

Je suis un adepte des 3R: réutiliser > réparer > recycler. Je ne suis pas du tout convaincu par l’idée que la destruction de biens matériels profite à l’activité économique et je pense à la charge environnementale des objets trop vite jetés.

Et si cet ampli, avec le prix d’une réparation, était à ma portée ? Tant que le prix, réparation comprise, restait sous la moitié du prix du neuf, c’était un pari à tenter. Et si cet ampli pouvait boucher le trou dans mon setup ?

Après un retour en atelier, le voilà donc apte au service.

Taillé pour la guitare acoustique, pouvant accueillir chant et parole sur un second canal, avec 220 Watts, et un mode « moniteur » permettant de l’utiliser en combinaison avec mon Loudbox, il a tout ce que je cherche. Plus de puissance, une projection en line-array qui couvre bien l’espace et la facilité d’emploi et de réglage d’un ampli Fishman. Son son est un peu plus coloré dans les médiums que mon Loudbox de première génération, mais me convient bien. (en fait, il se rapproche du son des nouveaux Loudbox couleur crème produits depuis la sortie de cet ovni qu’est le SoloAmp).

Je le teste actuellement en répétition pour m’assurer que la réparation « tient ». Il servira pour le Beerlovers Festival de Liège et le marché de Noël.