Trouver le temps, prendre son temps ou prendre le temps ?

Prendre le temps de s’enregistrer

Quand prendras-tu le temps de faire ton CD ? Le CD c’est pour quand ? Est-ce que ce morceau est sur un CD ? Vous avez un CD à vendre ?

À chaque concert, et parfois sur ma page Facebook, j’y ai droit.

Voir qu’il y a de la demande, c’est évidemment un merveilleux encouragement à continuer mon cheminement dans la musique en franchissant l’étape suivante. C’est également une source de frustration.

 

Le travail est un moyen

Certes avoir un boulot est une source de liberté, car cela donne les moyens d’avancer sereinement. Mais si les moyens ne sont pas le souci majeur, le temps en devient un. Et si j’en manque, ce ne sont pas ces heures qu’on peut grappiller dans une journée de-ci de-là et qui permettent d’accomplir des choses, mais du vrai temps dédié absolument à une activité sans compromission avec d’autres tâches. Car s’enregistrer est une tâche de ce genre. Une tâche exigeante, jalouse de son temps même. D’autant plus frustrant que j’ai le matériel musical et technique nécessaire pour mener cette tâche à bon port.

« Peu importe si on se noie, l’important est de nager dans le bonne direction » – Fahrenheit 451, Ray Bradbury

« Trouver le temps » vs « Prendre le temps ».

Lors d’une formation en gestion, j’ai trébuché sur cette phrase : « On ne trouve pas le temps, on le prend. Chercher du temps, c’est en perdre si on ne met pas en place des mesures fortes pour se libérer ». Le temps nous appartient ou alors il faut se le réapproprier. Cette phrase a résonné en moi, et j’ai décidé de poser les jalons indispensables pour avancer. « Prendre son temps » revêt une nouvelle signification sous cet angle.

Dès le mois de septembre, je réduirai mon temps de travail d’1/5 temps, pour consacrer une bonne partie d’une journée aux enregistrements. L’idée sera de monter le « studio » la veille, pour n’avoir qu’à me préoccuper de jouer et d’enregistrer le lendemain.

J’ai 20 mois devant moi pour réussir. On s’y met en septembre.

Live : Entre chien et loup – au Blues Sphere Bar

Entre chien et loup – live au Blues Sphere Bar

Entre chien et loup est une expression qui peut se comprendre à des niveaux multiples. On l’utilise pour décrire une heure précise de la journée, juste avant la nuit, lorsque la lumière faiblit et qu’il est difficile de faire la différence entre un loup et un chien. Cependant, il n’est pas uniquement question de lumière. Elle illustre également la limite entre le familier, qui nous met à l’aise, et l’inconnu, qui est dangereux. On se trouve sur un seuil incertain entre l’espoir et la peur.

Ce moment précis où au volant de votre voiture vous vous demandez si vous devez allumer vos phares. Vos yeux passant de votre vision diurne à votre vision nocturne, pendant un bref instant le monde semble se décliner en nuances de gris …

L’expression existe déjà au VIIe siècle : Infra horam vespertinam, inter canem et lupum.

Souvent expliqué comme désignant le moment où l’on ne distinguerait pas un chien d’un loup (« L’heure où la lumière décline car on confond alors facilement entre chien et loup ») c’est également là le sens de la phrase latine citée plus haut.

Selon d’autres, l’expression désignerait en fait l’intervalle qui sépare le moment où le chien est placé à la garde du bercail et le moment où le loup profite de l’obscurité qui commence pour aller rôder à l’entour, car c’est l’usage universel des bergers de lâcher le chien ou de le mettre en sentinelle aussitôt que la chute du jour les avertit que le loup ne tardera pas à sortir du bois.

Entre chien et loup - live

Entre chien et loup – live

Duel de cover acoustique #2 : Little Wing – Jimi Hendrix

Little Wing est une chanson écrite par Jimi Hendrix. Elle a été enregistrée en 1967 avec son groupe The Jimi Hendrix Experience et figure sur leur second album, Axis: Bold as Love.

Little Wing : duel Monte Montgomery vs Laurence Juber

Little Wing : duel Monte Montgomery vs Laurence Juber

Une version de Monte Montgomery …

en face nous avons Laurence Juber …

Débriefing : Blues-Sphere Bar, Jour J+3

Blues Sphere Bar 08/08/15

Blues Sphere Bar 08/08/15

Le bilan quelques jours plus tard : un chouette son, de la chaleur, un public attentif, ma réconciliation avec les retours et une petite panne de préampli.

Ce soir, concert solo et déplacement en solitaire, sans ma Lovely Roadie partie faire la fête dans les Ardennes. Je voyage léger : l’ampli, une mallette de câbles et les instruments et de quoi filmer le concert.

J’arrive vers 18h30 pour le soundcheck. C’est la seconde fois et avec plaisir que je pousse la porte du Blues-Sphere Bar pour y jouer. Le concert est à 20h30 (théorique), ça me laisse pas mal de temps pour m’installer et me faire un bon son. En général, je préfère me passer du retour sur scène, et je me contente de mon ampli posé derrière moi. Par expérience, je déteste le son surchargé de médiums et noyé de souffle des enceintes de retours qui trainent dans la plupart des salles. Ici, ma voix passe bien clean dans les moniteurs à mes pieds. Je me retrouve avec le son de l’ampli derrière et un support en retour par l’avant. Baigné dans le son, sans devoir monter le volume, c’est bien confortable pour m’entendre.

Le temps de finir le montage et le soundcheck, je suis en nage. Si le son ne sera pas un souci ce soir, la chaleur un peu moite de la soirée orageuse risque d’être gênante. En attendant l’arrivée du public, je mange un bout, et avec une pointe de regret je laisse la moitié de ma très bonne assiette de pâtes pour rester léger.

Comme je le mentionnais dans mon article sur la promo, en plein mois d’août, avec un festival en cours, le public est une donnée incertaine. Mais à ma grande satisfaction les gens arrivent et prennent place petit à petit. Des têtes connues, des habitués et des nouvelles têtes, le mélange parfait.

Le concert démarre bien et fort avec du ragtime, et la première balade à suivre de la soirée « Entre chien et loup » se dévoile dans une belle écoute attentive et captivée. En concert, il y a ces moments magiques où le souffle semble suspendu dans une respiration. Dans un autre registre, le magnifique arrangement par Jacques Stotzem du classique « Saint James infarmery »  est un grand plaisir à interpréter. Il fait chaud, et les mains moites peinent parfois à parfaitement asseoir les accords. Pour suivre une composition dédiée à ma Lovely Roadie, « Coquelicot » et un inédit instrumental sur mon ukulélé « One Trick Pony » (dont la vidéo est visible sur ma page Facebook). Le premier set est passé presque trop vite à mon goût et se termine par Caravansérail.

Il est temps de marquer une pause pour s’hydrater et saluer les amis venus m’écouter.

Le chaud (!) reprend pour un second set avec un autre inédit, à la guitare cette fois. La transpiration rend les parties techniques des morceaux parfois un peu acrobatiques. J’aimerais ne pas être autant affecté, mais rien à faire, ça glisse, et c’est moins précis que je ne voudrais. Je pousse un peu la chansonnette en m’accompagnant au ukulélé pour illustrer les vagues successives de popularité du ukulélé, 1920, 1950 et 2010. Je suis surpris mais le medley long et technique « Ain’t she sweet », « Sweet Georgia Brown » et « Lady Madonna » passe bien, malgré que je craignais de devoir le jouer avec les mains moites. Dernier morceau et un rappel.

Un petit incident technique vient ternir la toute fin du concert, pendant le rappel, mon arrangement de « Smoke on the Water », le son devient intermittent de mon spectacle. il semble que  la batterie de mon préampli me lâche. Pourtant cette batterie sortait de l’emballage, qui traînait dans mon flight-case depuis un moment. Peut-être était-elle périmée ? Je vais mener l’enquête …

Le plan initial était de rentrer chez moi mais finalement j’irai rejoindre mes amis pour écrire un second chapitre de cette belle soirée. Je commencerai par manger une saucisse-merguez en second service de fond de court, boire quelques chopes, faire encore un peu de musique avant de passer la nuit sous tente.

Faire de la musique, puis retrouver mes amis, que demander de plus ?

Et maintenant, … on prépare le suivant …