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Halloween : frayeurs et bouton de sangle

 

Halloween était la date parfaite pour un petit ascenseur émotionnel.

Je suis toujours stressé à l’idée de voir des outils s’approcher de mes guitares. J’ai beau admirer le travail des luthiers et leur faire confiance, j’ai peur. Par le plus grand des hasards, j’ai décidé de m’infliger cette frayeur le jour où tout le monde joue à se faire peur : Halloween. Mais, il me fallait un bouton de sangle (strap pin) pour ma nouvelle Martin. Je n’aime pas jouer assis et, quand je le fais, mon dos me le rappelle assez rapidement.

Au Guitar Summit, sur le stand Martin, alors que je prenais quelques renseignements concernant les réglages et la lutherie, on m’a annoncé une excellente nouvelle : un luthier avait rejoint l’équipe d’Omega Music à Liège, où il travaille désormais quelques jours par semaine. 

Évidemment, certains puristes tremblent à l’idée de défigurer une guitare avec des boutons de sangle ou pire un microphone interne. Mais ce sont aussi des outils, de beaux outils, mais des outils.

Martin OM 28 Custom

Martin OM 28 Custom

Salut, on se connaît ?

Par le plus grand des hasards, je l’avais déjà rencontré quelques années auparavant, lorsque j’avais eu l’occasion de jouer sur sa toute première guitare, fabriquée à l’IFPAME de Limal, en compagnie de Paulo Loveri et Nicolas Gaul.

Ça fait plaisir de voir le chemin parcouru, d’autant que c’est à présent lui qui y enseigne. Largement de quoi me rassurer… en théorie. Mais si la peur était rationnelle, ça se saurait. 

Je ne devrais pas m’inquiéter, mais c’est plus fort que moi : je pose quand même mes bêtes questions. Talon ou base du manche ? Le trou sera préforé ? La vis sera collée ?

Verdict : préforage, fixation au talon et pas de colle, histoire de ne pas compliquer d’éventuelles interventions futures.

L’arbre qui cache le foret

Après avoir passé ma guitare par-dessus le comptoir et choisi un bouton chromé, « ni trop grand, ni trop petit ». J’en profite pour faire un tour dans le magasin. Outre les électriques, il y a une belle collection de guitares acoustiques, notamment chez Martin et Eastman, quelques OM, dont la jolie OMJM John Mayer, et largement de quoi satisfaire tout le monde en matière de câbles, de sangles et d’accessoires. (Non, ils ne me sponsorisent pas.)

Pour décrire mon état d’esprit à cet instant, imaginez que vous venez de confier votre petit chien au vétérinaire pour une opération et que vous attendez des nouvelles en feuilletant distraitement un magazine auquel vous faites semblant de vous intéresser. Ma Lovely Roadie ne manque pas de me vanner lorsque je commence à m’inquiéter de la durée de l’intervention. Apparemment, le plus long n’était pas de percer le trou, mais de retrouver le foret du bon diamètre dans l’atelier.

Finalement, tout s’est bien passé, malgré la coïncidence avec la journée de la peur. Je souffle un peu. La guitare est intacte, le bouton est en place et je peux enfin jouer debout.

Halloween : frayeurs et bouton de sangle

Halloween : frayeurs et bouton de sangle

Un trou de quelques millimètres. Beaucoup d’émotions pour Halloween. Et une Martin qui n’aura même pas eu besoin d’anesthésie, juste un guitariste qui a besoin d’un petit remontant.

Pour un microphone, on verra… pas encore décidé.



 

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