The Lone Drifter – Lucky D, première écoute

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, mais j’adore le blues. Surtout le blues rugueux dans sa forme primale. Du coup le premier album de Luc Dejardin aka Lucky D est un régal pour mes oreilles. Parce qu’il faut bien admettre que les enregistrements d’époque sont souvent un peu durs à écouter dans leur jus.

Vous n’aimez pas le blues ? 

Voilà, maintenant on peut se parler entre gens biens … 

Après avoir joué en première partie vendredi, j’ai enfin pris le temps découter ce premier album que j’ai d’abord eu la chance de découvrir en live.

Ma première écoute

Pour moi, l’album « The Lone Drifter » se parcourt comme le chemin de petits cailloux blancs du petit Poucet. On bondit de pierre en pierre en prenant un grand bol d’air frais. Au milieu de titres que je découvre, je retrouve également des titres que j’ai approché des doigts dans mes débuts en picking. En les entendant interprétés ici, je me rends compte que je ne les comprenais pas. La voix claire de Lucky D est bien posée par dessus une guitare qui souligne le chant scandé de traits avec un vrai toucher.

C’est rafraichissant en diable de recevoir cette musique faite main, sans esbrouffe et sans prétention. Un peu d’air frais, ça ne fait pas de mal entre les oreilles …

Lucky D - The Lone Drifter

Lucky D – The Lone Drifter

Je le disais dans mon compte-rendu, et je n’ai pas trouvé de meilleure façon de le dire depuis :

Certains prétendent qu’un blanc ne sait pas chanter le blues. C’est qu’ils n’ont pas entendu Lucky D raconter les cahots de sa vie au travers des classiques du blues. Et c’est l’un des rares guitaristes originaires de ce coin de la Belgique qui ne sonne pas comme Jacques Stotzem. Peut-être une pointe de Stefan Grossman de-ci de-là, si il faut vraiment pousser les musiciens dans des cases.

Musicalement on navigue entre ragtime, gospel et blues avec des noms illustres comme Skip James et Blind Willie Johnson. Mais l’accent est mis sur l’appropriation et l’arrangement personnel plutôt que la copie des originaux. Lucky D habille et habite ses chansons sans en perdre l’essence. 

C’est une prouesse de traverser ce vieux et prestigieux répertoire et ces innombrables carrefours sans y perdre son âme et sa personnalité musicale. 

La Setlist – The Lone Drifter – Lucky D

Entre classiques et titres que je découvre on trouve les titres Love in Vain, Do Lord Remember Me, Hang Me, Oh Hang Me, Hard Time Killing Floor, Cocaine Blues, Green Green Rocky Road, You’ll Like My Lovin’, The Wild Ox Moan, Dark Was The Night – Cold Was The Ground, You Are My Sunshine, Come Back Baby.

Alors, si vous n’aimez vraiment pas le blues, fuyez.
Sinon il n’y a aucune bonne raison pour ne pas écouter ce bel album ou aller voir Lucky D en concert !

Lucky D - The Lone Drifter

Lucky D – The Lone Drifter

 

 

Quand le bruit est dans ma tête … it’s complicated, sometimes

Avec deux premières parties le même weekend, c’est la fête ! Vendredi, je joue en première partie de l’excellent Luc Dejardin aka Lucky D. Samedi c’est avant la sémillante Seesayle que j’ai la joie de me produire. Deux ambiances différentes, du blues le vendredi et un univers plus « barock » le samedi. Et en deux jours, on est passé du bruit dans la salle au bruit dans ma tête.

De mémoire je n’ai jamais joué à Verviers, c’est avec un brin de curiosité que je passe le seuil de la MJ Recollets. Luc a décidé de jouer au pied de la scène pour se rapprocher du public. L’espace scènique est vraiment sympa. Les petites guirlandes, le tapis et les fauteuils invitent à prendre un verre pour profiter de la musique. 

Luc Dejardin

Luc Dejardin : c’est cosy !

Seul face au bruit …

Première partie de Lucky D : seul face au bruit

Première partie de Lucky D : seul face au bruit

J’ai peut-être tort de parler de ça. Ca ne se fait pas. Du concert je retiens l’étonnant contraste entre la belle petite scène qui invite à l’écoute, et le désintérêt total d’une partie du public. Honnêtement, ça m’a un peu pris de court. J’ai oublié qu’une MJ, c’est avant tout un lieu de rencontre. On y vient pour se retrouver, pour boire un verre le vendredi en se racontant sa semaine. Rien de franchement anormal. Le niveau du bruit des conversations est carrément déstabilisant. J’entends mes amis qui font du rock lourd me dire qu’il faut savoir capter l’attention. Je ne prends pas ce genre de conseils de gens qui ne font que jouer plus fort que les gens ne parlent. Parfois on arrive à fermer le sous-marin sur la musique et une partie du public, parfois ça ne fonctionne pas.

Pour ajouter l’outrage à l’insulte, on subit un léger larsen un peu douloureux aux oreilles dans les basses (50-75Hz pour ceux que ça intéresse) sur une onde statique sans doute liée à la configuration du lieu. Impossible à corriger avec les tranches un peu sommaires de la table. Du coup il faut constamment maîtriser sa basse pour ne pas la laisser filer.

Mais ma première partie et le concert de Lucky D se passent bien.

Lucky D, le blues brut 

Ce concert est un concert particulier. C’est la sortie du premier CD de Lucky D, « The Lone Drifter ». Il tourne pendant que j’écris.

CD release party : Luc Dejardin

CD release party : Luc Dejardin

 Certains prétendent qu’un blanc ne sait pas chanter le blues. C’est qu’ils n’ont pas entendu Lucky D raconter les cahots de sa vie au travers des classiques du blues. Et c’est l’un des rares guitaristes originaires de ce coin de la Belgique qui ne sonne pas comme Jacques Stotzem. Peut-être une pointe de Stefan Grossman de-ci de-là, si il faut vraiment pousser les musiciens dans des cases. Musicalement on navigue entre ragtime, gospel et blues avec des noms illustres comme Skip James et Blind Willie Johnson. Mais l’accent est mis sur l’appropriation et l’arrangement personnel plutôt que la copie des originaux. Lucky rhabille et habite ses chansons sans en perdre l’essence. C’est une prouesse de traverser ce vieux et prestigieux répertoire et ces innombrables carrefours sans y perdre son âme et sa personnalité musicale. 

CD release party : Luc Dejardin

CD release party : Luc Dejardin

La nuit ne porte pas conseil

Je me suis couché assez insatisfait. Je ne reproche rien ni au lieu, ni au public. Qu’aurais-je pu faire mieux ou autrement ? Comment intéresser les gens à mon univers musical de niche. Peut-être que c’est complètement nul, naze, sans intérêt. Pour l’intérêt commercial je ne me fais plus d’illusions depuis longtemps. Mais quid de  l’histoire racontée avec les notes ?  Comment faire découvrir toute l’émotion qu’une note contient quand on soulève sa musique avec des « han » de bûcheron, faute de pouvoir la laisser s’envoler avec légèreté vers le noir. 

Drôle d’ambiance quand le premier rang ose un « Chut ! » et que depuis le bar on répond « Ta gueule ! ». Quand on joue, on active son « super sens d’écoute », et la plupart des conversations sont étonnamment intelligibles depuis la scène, des histoires de fesses des jeunes filles à l’avant aux marmonnages des tontons éthylisés. C’est la tempête dans la tête. On consacre toute son énergie à exister sur son petit mètre carré. Je me sentais comme un évier dont on ouvre le robinet en grand et qui se vide pendant qu’on cherche le bouchon. Dans ces conditions la musique tient sur un fil ténu. Pour occuper l’espace, je sacrifie les balades de ma setlist pour les remplacer par des morceaux plus énergiques. 

Pourtant des gens écoutent ma musique, l’apprécient et le manifestent. Mais le doute est une pieuvre dont les tentacules s’insinuent partout pendant que l’encre noire trouble la vision de la réalité. S’en suit une nuit pas tout à fait blanche, quelque part entre gris clair et gris foncé. Ma première pensée du matin est : je finis les concerts de décembre et puis j’arrête.

Après un bon déjeuner et 2000 m de natation, mes idées sont déjà plus claires. Ce soir il y a un autre concert.

Seesayle, l’élégante dentelle noire

Ce soir, je joue à l’An Vert,  autre ambiance. La salle est belle, le public s’annonce nombreux, le son est parfait. Les conditions sont idéales. Je traîne un peu mon malaise de la veille mais le soundcheck est vraiment sympa. Ca m’énerve de ne pas arriver à tourner cette page. J’ai l’impression d’avoir ce robinet qui coule dans ma tête. Je n’ai toujours pas retrouvé le bouchon de l’évier.

Le concert sera filmé. J’ai décidé d’initier ma Lovely Roadie à la vidéo pour me décharger de cette tâche. On verra ce qu’on en fera. Ce sera sans doute très instructif de me repasser la vidéo.

Première partie de Seesayle

Première partie de Seesayle

Ce soir l’écoute est vraiment merveilleuse, mais le bruit d’hier est venu habiter dans ma tête. Mon corps me parle, mes membres murmurent, milles pensées parasites m’habitent. J’ai soif, un bout de peau me gêne, mon bras colle à la guitare, j’aurai dû mettre l’autre T-shirt, un mal de dos commence. Un nombre incalculable de fois je me demande quel accord vient après celui-là, où en suis-je dans la structure. Et par dessus tout, je me dis que je dois oublier tout ça. Mais l’envie de lacher prise, ce qui n’est une pensée supplémentaire qui s’ajoute au bruit dans la tête. C’est le paradoxe de la pensée : ne pense pas à un ours blanc. Perdu. 

Et puis il y a des moments de grâce, des notes qui s’envolent. Des moments qui touchent enfin leur cible. Je m’accroche à ces instants fugaces et le plaisir de jouer revient peu à peu. Des morceaux dont je suis satisfait. Les éclaircies percent entre les nuages. 

Stamina

Ensuite c’est au tour de Seesayle de présenter son album « Stamina » à son public. J’adore son univers et la manière dont elle « est » ses chansons. Tout à tour, elle a 4 ans, elle rêve, elle tremble dans le noir avant de courir dans la forêt pour parler aux arbres. Les instruments se succèdent, les loops solitaires donnent du mordant à sa musique.

Je pose ma guitare avec elle sur « A while » et nous terminons par un rappel en duo. « Wild roses », un duo Nick Cave et Kylie Minogue. Elle enchaîne encore plusieurs rappels avec ses tubes. Un très beau succès largement mérité. Elle a un univers musical entier et mûr.

Seesayle

Seesayle

On boit un verre avant de rentrer. Tout n’était pas parfait de mon côté, mais je sens déjà que les cicatrices se referment et qu’il y a des leçons à apprendre. Je vais visionner et monter les vidéos

Les prochaines dates seront encore différentes. Pour commencer, je joue le 8 décembre au Marché de Noël de Mr Bricolage Gretry, au rayon perceuses, comme l’an passé. Ensuite je ferai ma traditionnelle sortie au Village de Noël de Liège le dimanche 17 décembre.

Concert et mal de dents. Show must go on !

Je me traîne une bonne vieille rage de dents depuis une semaine. Après avoir tenté les cabinets dentaires (saturés) et les urgences (complet), j’attends mon rendez-vous de jeudi matin avec une rageuse impatience. On se plaint que le belge se bourre de cachets, mais c’est souvent la seule option qu’on lui offre. Il a même brièvement été question d’annuler le concert au Senõr Duck. Le patron : Tu veux annuler ? Moi : Non ça ira. Au moins en 2017, on peut se défouler sur Facebook, ça soulage aussi.

Heureusement mon samedi s’est pas trop mal passé. En alternant scientifiquement Ibuprofen et Paracétamol pour que les pics et creux de vagues correspondent à mes activités du jour, j’ai 3 bonnes heures, et une bonne heure d’enfer (avec un coût non-négligeable pour mon estomac et mon foie sans doute) . Mais j’ai pu accompagner la famille à la piscine, préparer mon matos et répéter un peu.

Soundcheck

En gros, je m’installe comme la fois passée. La sono, les instruments sur la barrique. Niveau public, ça devrait se passer plus calmement que la fois passée, cette-fois ce n’est pas la fin des examens !

Je ne suis pas trop mécontent du son obtenu après le soundcheck. En utilisant les EQ paramétriques de mon pedalboard j’ai pu éliminer à la fois les fréquences  médiums indésirables et les fréquences qui font du larsen. Du coup j’ai pu monter le volume un poil plus fort que d’habitude. Pour protéger mes oreilles et ne pas être pris par le bruit ambiant de l’estaminet, j’ai sorti les in-ears. C’est la seconde que je m’en sers, au même endroit. 

Senõr Duck - soundcheck

Senõr Duck – soundcheck, un air de déjà-vu ?

J’ai lu quelque part que les acteurs de théâtre disent que pour bien jouer, il fallait avoir un peu faim, un peu soif, un peu envie de faire pipi et un peu envie de faire l’amour. On peut ajouter le mal de dents à la liste. J’ai usé d’exercices de visualisation et d’auto-hypnose pour essayer de canaliser la douleur. Mettre les dents dans une boite, fermer la boite, la poser sur une étagère et fermer le porte à clef. La douleur est là, mais on l’entend frapper à la porte, de loin.

Le concert

Musicalement ça c’est bien passé. J’aime bien jouer les balades aux in-ears. Ils me permettent (comme n’importe quel retour bien dosé, en fait) de bien gérer la dynamique. L’alternance fingerpicking et petites chansons au Ukulélé fonctionne plutôt bien. L’interaction avec le public était ok même si, à cause des bouchons d’oreilles, je suis passé à côté de l’une ou l’autre intervention du public. Surtout que j’avais des amis présents. Conseil judicieux d’un ami s̶o̶n̶d̶i̶er̶  ingénieur du son, penser à couper la reverb sur la voix quand je parle, sinon ç̶a̶ b̶r̶o̶u̶i̶l̶l̶e̶ l̶’̶é̶c̶o̶u̶t̶e̶   ça nuit à l’intelligibilité. 

Dans les petits tracas, je liste qu’au début du second set j’avais mis les in-ear beaucoup trop fort (mais vraiment trop fort) pour jouer un ragtime … c’était un peu douloureux ! A part ça, c’était du velours, même si je dois encore trouver le bon équilibre de son pour le retour. Seesayle, dont je ferai la première partie le 2 décembre à l’An Vert était là pour m’écouter. C’était sympa de débriefer le concert avec une artiste expérimentée qui vient de sortir son nouvel album.

Senõr Duck - l'after avec les potes juste avant le retour sur les dents

Senõr Duck – l’after avec les potes juste avant le retour sur les dents

Senõr Duck

Retour sur les dents

Je n’ai pas de photos du concert, ma roadie n’était pas là.  Elle m’a rejoint après le démontage pour boire un verre. Je n’ai pas résisté à l’appel d’une bonne bière. Pas une super idée, avec les médicaments, j’ai été instantanément bourré. Bah, je me disais que ça m’aiderait à dormir … grave erreur ! La douleur est sortie de sa boite,  a renversé l’étagère, défoncé la porte. Finalement, j’ai passé la nuit en arc de cercle dans mon lit à pousser des petits cris de chiots comme un abruti. Pour être honnête, si avant le concert j’avais eu aussi mal aux dents, j’aurais annulé. Je ne suis pas un surhomme. 

Bon, on va soigner tout ça et revenir en forme pour les autres concerts de décembre : le 1er décembre à la MJ Recollets pour la première partie de la CD release party de Lucky D (Luc Dejardin), ensuite le 2 à l’An Vert avec Seesayle en pleine tournée promo de son nouvel album Stamina, après ce sera le 8 décembre au Marché de Noël et des Artisans de Mr Bricolage de Gretry et le 17 décembre pour mon traditionnel petit set au Village de Noël de Liège.

Guitar Pro 7 – 7, l’âge de raison pour Arobas ?

Arobas musique a sorti la version 7 de son éditeur de tablature Guitar Pro au mois de juillet. Si je ne vous en ai pas encore parlé, c’est tout simplement que j’attendais l’occasion de m’offrir la mise à jour. Sept ans, c’est la grande enfance, aussi appelée « âge de raison ». Cet âge raisonnable est le début d’un nouveau stade de logique et de compréhension du monde environnant. Alors Guitar Pro devient-il raisonnable ?

Arobas Guitar Pro 7

Arobas Guitar Pro 7

Guitar Pro n’est pas que pour les pros

Guitar Pro est un des logiciels standards pour l’édition de tablatures, non seulement pour la guitare, mais aussi pour d’autres instruments comme  les claviers, la batterie, les cordes,les instruments à vent et  même les percussions. Il permet de transcrire des morceaux, de composer des arrangements complets à plusieurs instruments. Mais il permet également de s’accompagner et d’apprendre des morceaux. Maintenant il est même possible de connecter sa guitare dans la carte son et en profitant des effets intégrés au programme.

Les nouveautés 

Arobas Guitar Pro 7

Arobas Guitar Pro 7

La première chose qui se remarque c’est le démarrage. Un poil plus rapide, sans la « bête » musique dont on finit inlassablement par se lasser. L’interface est épurée. On se rapproche d’un design plus « flat » sans l’atteindre. Les volets latéraux qui peuvent être masqués ont été rendus plus lisibles. Quelques éléments de notation ont été ajoutés, parmi ceux-ci une meilleure gestion des bends. L’accordeur intégré est maintenant polyphonique. La gestion et l’exportation des fichiers est améliorée. La gestion du playback, du son du moteur RSE (real sound engine) et des effets appliqués est simplifiée.

Voilà ce que je disais en découvrant la version 6 : L’interface a subi un gros lifting : grandes palettes escamotables, interface grise assez douce à l’oeil. On pourrait songer à Lightroom (un logiciel photo) mais il manque le petit quelque chose qui donne une sensation de luxe. Je ne sais pas si ce sont les textures, la profondeur des couleurs, les boutons. Néanmoins, passé sur mes goûts de luxe, le design est très agréable, surtout en plein écran. On peut escamoter les palettes pour travailler sur un écran plus petit.

Avec la version 7, je trouve enfin un peu plus de cette élégance qui me manquait. 

Arobas Guitar Pro 7

Arobas Guitar Pro 7

Première impression

Évidemment, en tant que guitariste solo-mono-instrumentiste pas mal d’innovations ne me serviront pas. A commencer par les 200 banques de sons RSE et les 80 effets et amplis modélisés. Mais l’évolution de l’interface est bienvenue. Moins encombré visuellement, Guitar Pro offre un espace de travail agréable. Les fonctions utiles tombent plus vite sous le pointeur de la souris. Je trouve le rendu des tablatures plus beau, plus précis.

Je reste toujours un peu déçu du son des guitares acoustiques dans le RSE. On peut bosser avec, il y a du choix, mais je ne trouve pas « le » son. Quand j’entends le bon boulot fait sur le rendu des guitares électriques, je suis un peu jaloux. C’est peut-être plus facile, le son de la guitare électrique n’ayant rien de « naturel », ou alors ma comparaison est moins pointue. Peut-être qu’en passant un peu de temps à tripoter réglages et effets, je trouverais un son qui me parle. Mais je trouve l’appelation « real sound engine » un chouïa exagérée.

En tant qu’utilisateur de la version 6, la mise à jour me semblait cohérente. La version 7 améliore d’innombrables petits détails. La réorganisation de l’interface est un vrai plaisir. Ce travail du retour à l’essentiel semble un bon pas vers la maturité. Avec une meilleure gestion des fichiers, je pense que cela justifie le prix de la mise à jour qui est de 37,50 €. Le prix complet est de 75 €. Pour être complet, signalons qu’Arobas offre aussi un système de licences « Éducation » : gratuité pour les acteurs de l’enseignement musical et licence à moitié prix pour les étudiants.

Les alternatives

L’alternative Tabledit est moins couteuse (50 €), et fait le boulot sans grand tralala. L’interface très sobre et utilitaire me rappelle un peu Windows 3.1. C’est dur à regarder en 2017, même si le logiciel fait de bonnes tablatures très lisibles. Peu gourmand en ressources, il conviendra bien aux petites configuration d’ordinateur. Avec un lecteur gratuit (TEFview) et des versions multiplatformes, multilingues et des capacités d’export/import étendues l’écosystème de partitions et de tablatures est très ouvert.

Il existe  également un logiciel open source (très ? trop  ?) simple qui permet d’éditer des tablatures : Tuxguitar.

Il existe d’autres programmes très focalisés sur la notation de partitions qui permettent, plus ou moins accessoirement, de créer des tablatures, mais ils sont hors-sujet pour un utilisateur comme moi.