Août 04 2017

Correction de l’écoute au « studio » avec ARC 2.5 de IK Multimédia

IK Multimedia ARC 2.5 : sytème de correction

IK Multimedia ARC 2.5 : sytème de correction

La pièce dans laquelle on écoute la musique influence le son perçu. Les réflexions du son sur les murs amplifient ou diminuent certaines fréquences lors de l’écoute. Un vrai studio est traité pour corriger ces problèmes. Pour un homestudio de projet, comprenez un bureau ou une chambre, ce n’est pas toujours possible. Le concept derrière des outils de correction comme le système ARC 2.5 de chez IK Multimedia est de mesurer précisément la situation sonore réelle de la pièce pour la corriger. Ensuite une courbe correctrice complexe est calculée et appliquée dans la chaîne sonore à l’aide d’un plugin. D’où le nom Advanced Room Correction, abrégé ARC. La mesure se fait avec un son de référence et un microphone calibré. La multiplication des points de mesure autour de la position d’écoute permet d’augmenter la précision de la mesure.

L’objectif est de tendre vers un profil sonore le plus neutre possible. La mesure et la correction tient compte des problèmes fréquentiels et temporels. Ensuite, au moment de calculer le rendu, on retire la correction pour obtenir un son délivré des défauts liés à une écoute biaisée. 

Note: avant toutes choses je voudrais évacuer un débat de puristes. Je sais qu’il n’est pas possible de corriger tous les problèmes d’écoute par l’égalisation. Bon nombre de ces problèmes impliquent la phase ou des ondes sonores statiques liées à la configuration de la pièce. L’égalisation peine à amortir ou amplifier suffisamment les ondes sonores pour corriger tous les problèmes. A aucun moment, je ne le perçois comme un substitut à une pièce bien agencée ou traitée acoustiquement. Je le vois comme une étape sur le chemin d’une amélioration d’une situation très défavorable dans des conditions dont toutes les variables ne sont pas sous mon contrôle.

Le problème

L’emplacement où je travaille sur mes enregistrements n’est pas au centre de la pièce. Un de mes moniteurs est collé contre le mur, l’autre pas. La pièce est remplie de surfaces absorbantes tes que des bibliothèques ou réfléchissantes comme des murs plats. Diverses ouvertures, fermées ou non débouchent dans la pièce. A moins de déménager, il y a peu de chance que cela change dans un avenir proche. Tout ceci crée des défauts sonores qui influencent mon écoute. De là des mauvaises décisions sont prises lors de l’égalisation et du mixage. Je ne parle même pas de mastering, on en est loin. Quand on retire la pièce et qu’on écoute la musique dans un autre emplacement, les mauvaises décisions prises en raison des conditions d’écoute trompeuses deviennent audibles.

Le "studio" aka le bureau

Le « studio » aka le bureau

Pour un instrument à la sonorité naturelle comme la guitare, surtout en solo instrumental, un peu trop de basses ou de médium, des aigus trop présent peuvent ruiner le rendu d’un enregistrement. 

Mes moniteurs présentent bien des petits commutateurs qui permettent de corriger le son en fonction de leur positionnement. Mais je n’avais pas d’outils pour mesurer les problèmes liés à ce positionnement et l’efficacité de la correction. Il est possible de trouver sur Internet des méthodes à mettre en œuvre soi-même. Tandis que la solution Arc fournit l’instrument de mesure, le logiciel de mesure et le plugin correctif dans un package prêt à l’emploi.

Déballage

La version que j’ai en main est la version 2.5 du système ARC. Par rapport à la version 2, elle promet une meilleure résolution grâce à un nouveau microphone MEMS. Comme je possède déjà pas mal de plugins de chez IK Multimedia, la version dont je dispose est une version crossgrade. Les algorithmes de correction sont basés sur la technologie Audyssey MultEQ® XT32 et ils en sont très fier. Je ne peux que leur faire confiance. Le nom sonne bien, et ça promet apparemment d’être bien plus qu’un simple égalisation.

L’emballage est assez sommaire. Un catalogue de produits, un mode d’emploi succinct, une carte d’enregistrement de licence et le microphone de mesure et sa pince. 

IK Multimedia ARC 2.5 : déballage

IK Multimedia ARC 2.5 : déballage

La boite pourra faire office de rangement, mais j’aurais aimé un étui ou une boite pour ranger le microphone. Selon IK Multimedia la technologie MEMS permet de fabriquer un microphone solide, durable et stable dans le temps. Il est annoncé plus résistant à l’humidité et aux variations de température.

Malgré sa finition impeccable, la légèreté du microphone surprend et inquiète un peu. C’est évidemment purement psychologique. Certains fabricants ajoutent d’ailleurs du poids artificiellement à leur matériel. Finalement ça ne change rien à la qualité réelle du produit qui ne peut se juger qu’à l’étalon du temps. Lorsqu’il est alimenté une petite diode verte indique que le micro est actif. 

IK Multimedia ARC 2.5 : microphone de mesure EMS

IK Multimedia ARC 2.5 : microphone de mesure EMS

Mise en œuvre

Avec l’impatience qui me caractérise, j’ai rapidement déballé et installé le bastringue pour faire un essai. Après enregistrement de la licence,  le logiciel se télécharge et s’installe sans aucun souci. Le logiciel de mesure est une application indépendante. Le plugin de correction est disponible dans bon nombre de formats, du VST au AAX y compris en 64 bits pour la plupart des logiciels. 

L’application donne les instructions nécessaires au réglage du volume. Il suffit, d’un pied de micro, le microphone placé à hauteur de mes oreilles, au centre de l’endroit où se trouve ma tête habituellement. Assez logiquement, plus la mesure sera prise avec précision et méthode plus la correction sera optimale.

Je me suis contenté du nombre minimal de points de mesure; c’est à dire 7. On commence par mesurer au point central, puis alternativement a gauche et a droite autour de ce point. Le système génère des impulsions de test à gauche puis à droite après un compte à rebours. Si on le souhaite, on peut aller jusqu’à 16 points de mesure. En cas d’échec, on peut supprimer une mesure et la recommencer sans devoir recommencer le processus depuis le début.

Une fois les mesures effectuées, on sauvegarde le profil et on lui attribue un nom et une image de haut-parleurs.  Ce dernier choix est purement mnémotechnique et n’influence pas le son.

La correction

Une fois la correction calculée, on insère le plugin sur le master de son logiciel audio, en dernière position. Le plugin affiche 3 courbes superposées. La courbe mesurée en jaune, la cible en vert et la courbe après correction en blanc. Visuellement, on constate que le placement de mes moniteurs est problématique. L’asymétrie dans le médium et les aigus est flagrante. La situation est tellement caricaturale que la correction saute aux yeux, mais aussi aux oreilles ! On a une indication de volume et un bypass.

IK Multimedia ARC 2.5 : correction

IK Multimedia ARC 2.5 : correction

Le logiciel propose également de simuler des courbes de fréquence caractéristiques de certaines conditions d’écoute courantes: voiture, haut-parleurs multimédia, etc. C’est toujours pratique pour un petit contrôle. Si on le désire, il est possible d’ajuster la courbe avec des pics d’égalisation très aplatis pour donner un peu de couleur selon son goût. 

IK Multimedia ARC 2.5 : correction

IK Multimedia ARC 2.5 : correction

Une dernière fenêtre donne accès au contrôle du monitoring avec des réglages de niveaux. Comme j’ai un accès facile à ma carte son, je pourrais m’en passer. La seule option intéressante me semble la possibilité de passer en mono.

IK Multimedia ARC 2.5 : monitoring

IK Multimedia ARC 2.5 : monitoring

Premières impressions

J’ai réécouté un mix fait il y a quelques semaines, donc réalisé sans correction. La première bonne impression concerne la spatialisation. La correction remet l’église au milieu du village et le son entre mes deux oreilles. Du coup les aigus, le haut-médium et le bas-médium sont mieux détaillés. Je retrouve plus de basses et de bas médium. Les aigus sont plus équilibrés que je ne le pensais, j’avais tendance à vouloir les corriger, sans doute à cause de la bosse très marquée de mon haut-parleur de gauche. Ma reverb me semble également plus harmonieuse du coup et je peux en ajouter. Voilà déjà des erreurs que j’aurais sans doute pu éviter avec cette correction.

La situation dans mon « studio » me semble tellement caricaturale que je pense pouvoir corriger certaines choses en amont de la correction logicielle. Dans les prochains jours, je vais retravailler les petits commutateurs de mes haut-parleurs et comparer la situation avec et sans correction. Je vais aussi me livrer à une mesure plus précise autour de ma position d’écoute.

En tout cas c’est instructif et va me permettre d’améliorer nettement ce que j’entends, donc ce que je produis. A ce niveau d’excitation, ça vaut un 9/10 sur l’échelle de piments.

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Juil 30 2017

Vintage Brussels : concert au pied du basilic(*) de Koekelberg

Je me souviens d’avoir déjà joué deux fois dans la même journée, mais je n’ai pas souvenir d’avoir joué deux jours de suite au même endroit. Voilà qui est chose faite. Même endroit, deux dates, deux ambiances différentes. Vous saviez que le mot vintage vient des vieux vins – par déformation de « vin d’âge » ? En tout cas le Vintage Brussels a de la bouteille, si j’ose dire. Dans le couloir des WC un mur d’affiches aux noms parfois connus en atteste.

Après avoir regardé la configuration du lieu sur Internet, je décide de m’amplifier avec le Fishman SA220. Son format en colonne et son mode de fonctionnement en « line array » permettent une diffusion plus homogène. Il permet une belle présence sonore, sans devoir pousser le volume. Malheureusement, il a déjà connu une petite panne et je ne lui fais plus qu’à moitié confiance. Mon fidèle Loudbox 100 fera le voyage aussi. Pour changer, je fais un set sans chansons, sans ukulélé. Rien que de la guitare, mes arrangements. Nature !

À l’heure de la réfection des grands axes et tunnels, Bruxelles souffre de son passé de ville « tout à la voiture ». Les errements urbanistiques du passé se mêlent mal avec les fantasmes de la mobilité moderne. Cette ville s’étouffe, elle avale quotidiennement puis dégueule un flot de véhicules dans une respiration laborieuse. Il me faut plus de temps pour rejoindre le Vintage que pour atteindre Bruxelles depuis Liège. Bref, je suis en retard. L’accueil est très sympa et le lieu a une âme.

Vendredi, au Vintage

Soundcheck

Ma Lovely Roadie m’accompagne et m’aide pour l’installation et le soundcheck. J’éduque peu à peu son oreille pour qu’elle puisse me faire un retour précis sur le son. 

Soundcheck au Vintage Brussels

Soundcheck au Vintage Brussels

Ce n’est pas pour rien que le SA220 est le spécialiste des « coffee house gigs ». Du courant, une ligne pour la guitare, une ligne pour le micro, gain, égalisation puis volume et enfin on ajuste un peu la reverb et c’est prêt.

(*)Je joue au pied du basilic de Koekelberg, littéralement, – la petite blague qui me fait sourire. 

le célèbre basilic de Koekelberg

le célèbre basilic de Koekelberg

Il est trop tard pour manger avant le concert. Je me contente d’un verre d’eau et je me pose un peu pour dissiper la tension de la route. Je suis content de ne jouer que de la guitare ce soir. Moins de câbles, moins de bazar « dans mes pieds » comme on dit à Liège.

Heu-reux de jouer de la guitare

Heu-reux de jouer de la guitare

Le concert en deux sets

Quand je joue, j’écoute ce que je joue, mais je perçois aussi distinctement  le son de ce qui m’entoure. Les discussions dans la salle entrent et sortent de mes oreilles. J’en attrape des bribes au passage. J’imagine qu’un interprète qui parle et écoute en même temps ressent la même chose. Le public du vendredi : un couple de beaux hipsters, des jeunes filles fraîchement célibataires sur de jolis talons, un couple de mecs, une dame qui boit un verre avant d’aller bosser et d’autres tables sans histoires.

Le premier set se passe bien, je profite de l’entracte pour manger un bout. Ma Lovely Roadie reçoit une belle assiette de pâtes et moi des ravioles aux asperges dans une belle sauce. C’est très bon. Sur Internet les gens louent les repas et la carte des spiritueux, une réputation qui n’a pas l’air usurpée.

le repas du guerrier

le repas du guerrier

Le public est assez calme mais je croise des beaux sourires, des regards complices et approbateurs. Le second set se passe tout aussi bien. Je connais la différence entre un concert et une animation musicale. Les gens sont venus pour manger et discuter. À moi de créer un décor musical présent sans être gênant.

Je n’ai pas de souvenir de fausse note ce soir. Ma Lovely Roadie confirme mon impression, j’ai bien joué ce soir. Je fête ça devant un verre de vin.

dans le mood

dans le mood, tout se passe à merveilles 

Je replie le matos et je retourne à la maison. Une fois n’est pas coutume, je laisse une partie du matériel sur place (pas la guitare, jamais la guitare). Ma femme m’aide à décharger et puis « au lit ! ».

prêt pour de nouvelles aventures ... demain

prêt pour de nouvelles aventures … demain

Samedi, même lieu, public différent

Cette fois-ci je suis vraiment en solo. L’ampli a tenu bon hier soir, je prends le pari de ne pas m’encombrer d’un second ampli. J’ai changé mes cordes et j’en ai profité pour inspecter une mécanique qui buzzait.

J’anticipe un peu la circulation et je pars plus tôt. Partir une heure plus tôt me fera gagner… vingt minutes. Les réglages de la vieille sont encore valables, j’ajusterai simplement le volume en fonction du public présent. La salle est encore vide, mais je vois beaucoup de réservations, un anniversaire, des tablées de quatre ou cinq.

Vintage Brussels

Vintage Brussels

Le public du samedi est différent. Dans un coin une dame avec un grand et beau chapeau tapote sur son mac. Qui sait, c’est peut-être la nouvelle J-K Rowling. Elle écrit peut-être les aventures du jeune Henri Potier qui ne peut s’inscrire dans une bonne école parce que le sort a voulu qu’il naisse du mauvais côté du canal. Bref.

Je joue le même set qu’hier, mais je commence un peu plus tard. Cette fois-ci, quelques applaudissements et même quelques « Come together » ponctuent l’arrangement que Jacques Stotzem a fait de ce classique des Beatles. En entendant une table chanter, je me dis qu’ils ont déjà dû assister à un concert de Jacques. Je n’ai pas eu le temps de manger, ce sera pour après le concert. Malgré la pub intensive, je n’aurai pas eu le plaisir de croiser des connaissances. Heureusement la salle était bien remplie.

Mission accomplie

Il est temps de boire un verre de vin en attendant mon repas. Pas une tête connue pour trinquer avec moi. Je n’aime pas boire seul, alors je prends une photo pour trinquer avec des gens que j’apprécie et qui sont loin.

" Santé, amis d

C’est futile, mais ça dissipe un peu le blues d’après-concert. 

On me demande de chanter « bon anniversaire » au débotté …je suis un peu pris au dépourvu. La chanson part dans une tonalité différente de celle de la guitare. Un moment à oublier musicalement, j’espère que l’anniversaire sera inoubliable. J’aurais mieux fait de refuser.

Le trajet du retour en solo finit par me réconcilier avec moi-même.

Le prochain concert c’est le 10 aout, en plein air, à la Guinguette du Parc de Forest. On se voit là-bas ?

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Juil 22 2017

On se voit au Vintage Brussels (Bruxelles) ce 28 et 29 juillet ?

J’ai passé quelques jours dans la Loire pour visiter des châteaux en famille. Puis j’ai consacré un peu de temps à des réparations dans la maison. C’est le retour aux choses sérieuses avec les concerts à venir à Bruxelles.

 
Toujours nourri de la motivation née du concert à la ferme du Biereau, je repars de plus belle.
 
Fin de la semaine prochaine je pose mon projet musical solo pour deux jours à Bruxelles au « Vintage Brussels« . C’est un resto piano bar situé Place Henri Vanhuffel 1 à Koekelberg (Bruxelles). Un lieu qui promet une ambiance chaleureuse et intime. Ils proposent de la musique live à écouter devant de bons plats raffinés (cuisine franco-méditerranéenne) et des vins (et spiritueux) de qualité.

Parlez-en autour de vous !

 
Si vous connaissez des gens intéressés merci de faire passer l’info. Nous vivons dans un monde submergé par l’offre culturelle. Ce qui relie l’offre à la demande c’est la promotion et le bouche à oreille.
En solo au Vintage Brussels  (Bruxelles)

En solo au Vintage Brussels (Bruxelles)

Note : au mois d’aout, je serai en concert à la guinguette du Parc de Forest.

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Juin 25 2017

« Sans luthiers, pas de guitares » à la Ferme du Biéreau, le compte-rendu

Deux concerts le même week-end; ça me fait aussi deux comptes rendus à écrire. Je pense que si j’étais musicien à part entière je devrais sans doute renoncer à ce petit plaisir coupable qu’est l’écriture. Cette année le concert de cloture de la troisième promotion des luthiers la section de lutherie de l’IFAPME de Limal (Wavre) se tient dans la prestigieuse ferme du Biéreau, celle-là même où se tourne l’emission D6bel on stage.

Je me suis rendu lundi passé à l’IFAPME. Avec Jacques Stotzem, Laurent Lebeuf, Paolo Loveri et Augustin Foly qui ont évalué les instruments proposés par les élèves de Mathieu Boulet. Pour ma prestation, j’ai jeté mon dévolu sur une guitare folk préparée par Martin van den Berg, mais aussi une archtop réalisée par Valerian.

Le soundcheck

Après mon concert en Neuvice de la veille, le contraste est frappant, déjà rien que par la taille de l’endroit et la technique. Mais j’aime autant les petites dates que les grandes auxquelles je dois encore m’habituer pour être sincère.

Soundcheck - Sans luthiers pas de guitares

Soundcheck – Sans luthiers pas de guitares

J’arrive à l’heure pour le soundcheck. Les élèves apportent les guitares. Chaque musicien amène son ampli pour avoir une ligne dans la sono avec ses propres réglages.Avec les techniciens de la ferme du Biéreau, Jacques Stotzem et Paolo Loveri pour régler mon son, je suis en de bonnes mains.

Soundcheck - Sans luthiers pas de guitares

Soundcheck – Sans luthiers pas de guitares

J’aime beaucoup le son de l’archtop sur mon ampli, mais l’action (la distance entre les cordes et la touche) est vraiment très basse, à la demande de Paolo Loveri. Dès que j’attaque un peu fort, les cordes claquent sur la touche. Je me décide finalement à jouer tous mes morceaux sur la folk acoustique. Pour un guitariste, c’est compliqué de jouer sur un instrument qui n’est pas le sien, je préfère rester dans une relative zone de confort proche de mes habitudes de jeu. Cela ne remet pas en cause les qualités de l’instrument, l’archtop sera jouée par Paolo et Jacques par ailleurs, elle aura son moment de gloire.

Je pense que c’est mon premier soundcheck aussi « sérieux ». Ca prend du temps et ma Lovely Roadie s’ennuie un peu dans la salle. Après un repas sympa dans les loges il est temps de passer aux choses sérieuses.

Le concert « Sans luthiers pas de guitares ! »

'"

En plus de moi, quatre musiciens se succèdent sur scène: Paolo Loveri pour un répertoire jazz, Laurent Debeuf pour la guitare électrique, Augustin Foly pour présenter l’unique basse et Jacques Stotzem pour la guitare folk acoustique. La soirée commence par l’inévitable présentation des sponsors (en vidéo) et des mécènes bienveillants suivis du discours de bienvenue de Manuel Wilmot'"La soirée commence par Paolo Loveri. Cet homme sait tout jouer, du folk le plus clair au metal. Mais ce soir il est dans le registre jazz. Pour chaque instrument des photos des étapes de la construction sont diffusées sur un écran derrière les musiciens.'"Le premier duo de la soirée se joue entre Augustin Foly et Paolo Loveri avec le groove de « Cantaloupe Island » de Herbie Hancock. L’ambiance en coulisse est bon enfant, il fait chaud et on plaisante en attendant notre tour.'"Augustin continue en solo avec sa basse du jour … avec le groovy « Superstitious » de Stevie Wonder il nous fait découvrir sa voix et son sens de l’animation. Le plan de scène bien pensé permet aux artistes de se succéder sans temps morts pour le public. Les instruments neufs avec des cordes neuves se désaccordent bien un peu sous les feux des projecteurs. Mais il suffit de quelques tours de clés et tout rentre dans l’ordre.'"Mon passage en scène

Après le groove de la basse sur séquence rythmique samplée, ça me fait bizarre de ne jouer « que » de la guitare acoustique. Mais après tout le contraste franc est souhaitable en toutes choses. Je joue 4 compos sur la guitare de Martin van den Berg. Les petits réglages de la semaine passée ont fait merveille et elle sonne vraiment bien.

Jusqu’au moment de m’asseoir sur la scène j’hésite encore sur le nombre de morceaux à jouer. J’ai prévu de jouer Our Song, Have a Beer, Morning Glory et Entre chien et loup. Le temps n’est pas le facteur limitant. C’est l’aisance pour jouer « Have a Beer » sur une autre guitare que la mienne qui me préoccupe. Cette guitare est si légère, j’ai presque peur d’en jouer, sachant que je vais immanquablement laisser ma patte d’ours sur son vernis si délicat. Le son est un peu fin en début du premier morceau, mais je finis par « entrer dedans ». J’en oublie la guitare, seule la musique compte à ce moment. Elle sonne vraiment bien, c’est un plaisir. Le public semble apprécier mes compositions, mais rendons à César, une partie de ces applaudissements revient à la guitare sur laquelle je joue.

'"La suite

Laurent Debeuf que tout le monde connaît via Classic 21 me succède. Il va illustrer le son de la guitare électrique réalisée par un élève. Il fera la démonstration de son talent avec des covers guitare et voix sur des backing tracks de SRV, Téléphone et ACDC. Lui aussi fera le jeu des duos avec Paolo Loveri.

'"C’est ensuite le break et l’occasion de se rafraichir un peu au bar. Quelques commentaries sympas à propos de mon set, entre le bar et l’urinoir, ça fait toujours plaisir.

Mister Jacques Sotzem « in da place »

Tête d’affiche largement méritée grace à une carrière internationale époustouflante. Une maitrise de la guitare acoustique qui décoiffe, le voici enfin sur la scène du concert de l’IFAPME. Après trois années que les négociations pour le faire venir échouent pour des questions de calendrier de tournée incompatible, le voila sur scène.

'"Le second set lui appartient. Il joue également sur la guitare de Martin. De toute évidence, la guitare lui plaît et ce qu’il en sort est tout simplement sublime, comme d’habitude. Il risque même Oasis. Ca m’arrange, je dirai que c’est lui qui a fait toutes les grattes dans le vernis, haha.

Le duo dont j’ai tant rêvé

Jacques nous fait l’honneur d’un duo, une occasion supplémentaire de mettre les instruments en lumière. Si l’IFAPME réalisé le rêve d’avoir Jacques sur scène, je réalise un rêve d’ado en jouant sur scène avec lui. Je mentirais en disant que tout s’est passé aussi bien que je le désirais pendant ce duo, mais on a fait de la bonne musique ensemble. Je n’en retiens que le plaisir et la joie, moi qui pensais être submergé par le trac et l’émotion.

'"Il reste le finale avec tout le monde, un blues en La majeur un peu « improbablevisé ».'"

On salue, cette soirée s’est bien passée, tant dans son organisation que dans les divers moments musicaux qui se sont succédés. Bravo à l’organisation impeccable. Il y a tant de choses qui peuvent partir de travers. Tout est resté dans les clous, sans longueurs ou mauvaises surprises.

'"Les remerciements, les photos

Il reste à remercier et féliciter tout le monde … belle édition … vivement l’année prochaine !

Sans luthiers pas de guitares

Sans luthiers pas de guitares

Sans luthiers pas de guitares – David van Lochem – Martin van den Berg – Jacques Stotzem

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