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Oct 16 2014

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Le sexe et (la pratique de) la musique

Alors, tu veux ? Ou tu veux pas ?

Alors, tu veux ? Ou tu veux pas ?

Le musicien est un sportif – parfois de haut-niveau – qui s’ignore. Comme pour le sport, la question de l’influence du sexe sur la pratique musicale se pose.

La musique est un excellent moyen pour rencontrer et séduire un partenaire, condition nécessaire (mais pas suffisante) à une vie sexuelle épanouie. De plus, la guitare possède un réel potentiel érotique (essaye de prendre ton piano sur la plage ou de pêcho autre chose avec une clarinette qu’une ballerine dépressive).

Il semble bien que la pratique d’une activité régulière comme le sport, mais aussi la musique, fasse bon ménage avec une vie sexuelle et une libido épanouies. La fréquence des rapports augmente. La stabilité émotionnelle, la concentration et la capacité de relaxation jouent sans doute un rôle, tout en réduisant les signes extérieurs de la dépression et en libérant des endorphines, hormones du bien-être.

La musique, comme le sport, est ainsi responsable de divers phénomènes comme la diminution de l’agressivité, l’augmentation de la sociabilité, une plus grande résistance à la douleur, une baisse de la tension artérielle, un meilleur sommeil, une augmentation de l’appétit, une réduction du stress et une sensation de plaisir. Toutes ces manifestations sont considérées comme positives pour le désir et l’activité sexuelle. Pour le sport, un effet anaphrodisiaque peut se produire lors de séances d’entraînements trop intenses qui réduisent la quantité de testostérone chez l’homme. J’ignore si il est possible d’atteindre un tel état de sur-entraînement dans la musique, mais j’imagine que des séances de studio ou une tournée peuvent saper la condition physique et mentale suffisamment pour reporter les galipettes à un autre jour.

Une croyance tenace veut que le sexe avant une performance (sportive ou musicale) soit néfaste. Déjà en 444 (avant J.C.), Platon écrivait: « Les compétiteurs olympiques devraient éviter l’intimité sexuelle avant les courses ».

On dit que pour bien jouer, il faut avoir un peu faim, un peu soif, un peu besoin de faire pipi. Faut il être frustré également ? Certains athlètes pensent que la frustration sexuelle rend plus agressif, plus concentré et performant. Aucune étude n’a pu confirmer cette croyance. Au contraire, une trop longue période d’abstinence diminue les performances et affecte le mental.

Un rapport sexuel normal ne peut pas épuiser : la dépense énergétique (moyenne) pour chaque rapport sexuel est chez les hommes de 101 calories et de 69 calories seulement chez les femmes. Ce sont des résultats significativement inférieurs à la dépense énergétique moyenne de 30 minutes d’exercice (276 calories pour les hommes, et 213 calories pour les femmes). L’activité sexuelle peut être considérée comme un exercice significatif à la fois plus intense qu’une marche à 4,8 km/h, mais moins intense qu’un jogging à 8 km/h. Cette activité favorise le bien-être et l’endormissement et donc la récupération et l’état de forme général.

Une expérience menée en 1995 a montré que les hommes réalisaient les mêmes performances sur un tapis de course, qu’ils aient eu des relations sexuelles avant ou non. Selon les médecin, le sexe « pourrait être une distraction relaxante » en cas de stress, et donc un moyen efficace de lutter contre le trac.

Selon un physiologiste, c’est essentiellement le contexte pendant lequel a eu lieu le rapport sexuel qui compte:

L’alcool, l’atmosphère de fête, et le reste. Dans un tel contexte, un athlète aura des relations sexuelles intermittentes toute une nuit tout en consommant de l’alcool et en n’engrangeant pas le repos nécessaire.

Selon un ancien médecin de l’équipe de France de football, mieux vaut un rapport avec une partenaire régulière qu’un coup d’un soir :

S’ils ont une partenaire ponctuelle, c’est là qu’ils font des folies et que l’acte les fatigue.

Bref, il n’y a aucune hésitation à avoir, à condition de prendre le repos nécessaire … du sexe, pas de drogues … et le rock’n’roll vivra.

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