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Juil 22 2014

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La grande claque et la grande classe: Jacques Stotzem aux Francos 2014

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Après avoir assisté vendredi aux concerts de M, Julien Doré et Hooverphonic sur la grande scène Pierre Rapsat, me voilà en route pour Spa pour un autre concert : Jacques Stotzem en concert au théâtre des découvertes ce lundi 21, jour de la fête nationale.

Il pleut des cordes. En traversant la ville, je croise d’étranges créatures errantes ou assises de-ci de-là, réfugiées à deux ou trois sous des ponchos en plastique. Ces grands sacs à proximité des guinguettes parfois désertées me donnent vaguement l’impression que le ramassage des poubelles n’a pas encore eu lieu.

Il y a une indéniable ambiance de fin de festival… les gens ont l’air fatigués sous la drache. Je suis donc un peu surpris de voir autant de monde massé à l’entrée du théâtre de Spa pour l’un des derniers concerts de la dernière soirée du festival. Autre sujet d’étonnement, je ne connais personne. J’ai connu (attention : voici la minute du vieux fan) l’époque où je connaissais le prénom des deux tiers des personnes venues assister à un concert de Jacques. C’était le bon temps ? Non, c’était l’époque où ce grand maître de la guitare n’avait pas le succès qu’il méritait et ne touchait qu’un public étroit de guitaristes belges avertis. Le comble est qu’avec mes lunettes embuées et le contre-jour en entrant dans la salle, je manque ne pas reconnaître la seule connaissance qui me salue !

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Après avoir patienté dans l’entrée pendant la rapide balance son, en regrettant qu’il n’y ait pas de bar pour une petite bière, direction le premier rang de la salle. J’aime bien voir et entendre l’élégant jeu de Jacques.

Dès les premiers mots, le ton enjoué de la voix ne trompe pas. Jacques est ravi d’être là, ce qu’il confirme avec les premières notes de guitare. Malgré une balance rapide, le son est bon, équilibré et pas trop fort. Les moindres nuances sont présentes, on l’entendrait presque respirer cette Martin OMC JS Signature. Quelle claque ! Quelle classe !

Le son est tellement magique que je regrette, pendant l’une ou l’autre balade, que mon voisin interrompe ma rêverie avec les bips-bips de son autofocus et les *SHLAFF* de son déclencheur. Ça fait un moment que je n’avais pas entendu un déclencheur aussi bruyant. Pourtant si j’en crois le nombre de prises de vues par minute, ça doit être du numérique. Les deux photographes qui officient sur le devant de la scène sont bien plus discrets.

Personnellement, je n’ai pris que mon smartphone pour prendre quelques images souvenir, et tant pis pour les absents.

Le programme de la soirée oscille entre les compositions qui ne quittent plus le répertoire de Jacques et des extraits des albums Catch the Spirit I et II. Catch the Spirit – capter l’âme – c’est exactement ce que Jacques parvient à faire avec son jeu à la fois diaboliquement efficace et divinement subtil. Le public est charmé et enthousiaste, et chaque morceau est salué d’une salve d’applaudissements mérités.

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Jacques Stotzem @ Francofolies de Spa 2014

Assis dans la salle, je me dis que cet homme seul avec une guitare a enfin le succès qu’il mérite dans son pays d’origine. En restant lui-même, jusque dans la moindre note des morceaux de rock classique qu’il affectionne et s’approprie. Son plaisir et son envie de jouer sont palpables. Débordé de travail, entre la promotion, les tournées de concert et la composition, Jacques est debout sur une scène, devant un public enthousiaste. Il est content, heureux, presque ému et on sent que la vie qu’il aime est là, contenue dans cet instant précis.

Le concert se termine bien trop vite. Le public a encore faim … 3 rappels, 3 standing ovations méritées. Il nous offre même une nouvelle composition, une balade magique où chaque variation amène une nouvelle couleur, un nouveau ravissement.

Infatigable, Jacques replie son matos, puis court (littéralement) donner une interview à Classic21 pour y jouer encore, un morceau en direct … et une version bluesy de la Brabançonne, fête nationale oblige.

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(2 commentaires)

  1. Freddy Hauglustaine

    Hello ! Je suis le voisin « bruyant » du premier rang… Désolé, mais les « bip-bip » ne venaient pas de moi. Quant au bruit du déclencheur, j’en conviens, Canon a encore du pain sur la planche du moins pour ce qui concerne ses boitiers pro. Bon, d’accord, ils tournent à 10 ou 12 images par secondes. Mais j’était tout de même en mode… silencieux, saperlipopette ! Qu’à cela ne tienne, votre description colle parfaitement au ressenti de ce concert donné par mon ami Jacques vraiment au top de son art. Et pour ce qui concerne les images – sans le son, hélas – je vous invite a visiter ma galerie Facebook, profil Freddy Hauglustaine. J’espère qu’elles vous feront revivre les moments les plus mélodieux de ces 60 et quelques minutes de bonheur… Amicalement. F.H.

    1. David van Lochem

      Bien possible que les bips-bips venaient du compact à gauche et les bruits du déclencheur à droite. Au concert de M ou de Julien Doré on aurait rien entendu, mais au concert de Jacques il y avait de l’air et une ambiance bien posée. Le mode silencieux serait donc ce qui explique le bruit qui me semblait plus « long » qu’un déclenchement normal (je me suis même demandé si c’était un déclencheur argentique ayant connu des jours meilleurs – un comble si c’est un boitier pro) … enfin bref, personne n’en est mort, et ça fait des trucs à raconter 🙂

      Au moins les photos sont belles, c’est déjà ça 🙂

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